SOLVABILITÉ. V. FAILLITE
SOMALIS (CÔTE DES). Contrée de l'Afrique Orientale partagée entre la France, l'Angleterre et l'Italie.
Somalie Française. — Le protectorat est séparé, au N., des possessions italiennes de l'Érylhrée par le ras Doameîrah ; an S., de la Somalie britannique
par une ligne partant des puits du Hadon. Les côtes ont env. 2.')0kil. de longueur. A l'intérieur, les limites sont indéterminées. Sup. : 120.000 kil. carrés env. Pop. : évaluée de 50.000 à 200.000 hab. La sap. du territoire administré effectivement est de près de 12.000 kil. carrés et la pop. de 22.000 hab., dont 13.000 pour le district de Djibouti, chef-lien de la colonie. Les denz antres centres, Obock, 300 hab., et Tadjourah, 500, n'ont plus d'importance. L'intérieur est un désert avec quelques ma.ssifs montagneux d'origine volcanique; point culminant, 1.675 m. Climat sec. Pendant la saison chaude, de mai à septembre, le thermomètre oscille entre 30° ei ilûf; pendant le reste de l'année, entre 23» et 25°. La végétation est très clairsemée. Les moutons constituent la principale richesse des indigènes. Chameaux , bœufs, ânes et chèvres.
Le budget de 1900 s'élevait à 581.000 fr.
De mai à décembre 1899 les import. ODt été de 2 millions 290.000 fr., comprenant 1.669.000 fr. en objets d'alimentation et 621.000 fr. en prodoits manufacturés; les export., de 599.000 fr., sortoul en : ivoire 314.000 fr., civette 98.000, peaax de monton et de chèvre 74.000, café d'.\by8sinie et d'.Xrabie 53.000, or 33.000. La France occupe la première place pour l'import. des objets d'alimentation : conserves, fromages, vins, liqueurs.
Djibouti doit en partie son rapide développement à son port. Une jetée de 900 m. de longueur en permettra l'accès aux plus grands navires. Les transports entre Djibouti et l'Europe sont assurés par les services mensuels des Messageries Maritimes, de la Compagnie Havraise Péninsulaire, de la Compagnie Nationale de Navigation et de la Compagnie anglai.se .\rabian-Persian.
Il existe deux grandes routes vers l'intérieur, celle de Djibouti-Gueldessa-Harrar (315 kil. en 25 jours) à .\ddis-.\baba et celle de Djibouti-Lalibella-Addis- Ababa: la première est de beaucoup la plus importante.
Au mois de juillet 1900, le chemin de fer en construction de Djibouti à Addis-Ababa par Addis-Harrar ou El-Bah, était établi jusqu'au kil. 100 sur le territoire abyssin ; les terrassements étaient achevés jusqu'au kil. 120 et les travaux d'études déflnitives jusqu'au 150. La partie de ligne déjà construite rencontre au kil. 27 le ravin du Chébélé, qu'elle traverse sur un viaduc de 136 m. de long, sur 20 m. de haut; au kil. 52, le ravin de Holl-Holl, dont les bords à pic ont environ 50 m. de haut, est franchi par un viaduc de 150 m. de long. On espère arriver à El-Bah vers juillet 1901 ; là sera la bifurcation, d'un côté sur Harrar, de l'autre sur Addis-.\baba, résidence de l'empereur Ménélick.
La colonie est reliée au réseau télégraphique international par le câble d'Obock à Périm,qni appartient à l'Eastern Telegraph Company.
Il est perçu des droits de consommation à l'import. et quelques droits de sortie.
Somalie Britannique. — Le protectorat, constitué en 1898, s'étend des puits du Hadon, près de Djibouti, à l'O., au 46' 40' long. E. de Paris, sur une longueur de 650 kil. env. La convention anglo-éthiopienne de 1898 a réduit la sup. à ITô.OOO kil. carrés. Le chiffre de la pop. est inconnu. Les villes principales sont les trois ports de Berberah, 30.000bab. pendant la saison des affaires, Zeylah 6.000 et Bonlhar 5.000.
Le commerce extérieur des 3 ports a été le suivant dans les deux dernières années, en milliers de fr. :