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Surtaxes diverses sur
^sucres primés d'Europe
Alimentation. — Les sucres sont des hydrates de carbone, doués d'une saveur spéciale, douce et agréable, solubles dans l'eau, et dont certains sont dédoublés, sous l'action des levures ou de ferments solubles particuliers (invertine ou sucrase), en eau et acide carbonique; mais tantôt ce dédoublement est direct (monosaccharides), tantôt il est indirect, c'est-à-dire que la réduction en H-0 et CO^ est précédée de l'hydratation du polysaccharide (sucre de canne, etc.), laquelle le transforme en glucose. Les sucres, en effet, quels qu'ils soient, ne peuvent être otilisés par l'économie que s'ils revêtent la forme de glucose.
Nous avons indiqué à l'article Alimentation le rôle que jouent les sucres dans l'alimentation de l'homme; il n'y a donc pas à y revenir particulièrement ici. Il suffit de se rappeler que les sucres sont, non pas des aliments plastiques, entrant dans la constitution intime du protoplasma vivant, mais
E. Cronier.
des substances dynamogènes, qui n'ont d'utilité pour l'organisme que par l'énergie qu'elles dégagent en se comburant, en s'oxydant. A ce point de vue cependant, ils sont inférieurs aux graisses, puisqu'il faut 240 parties de sucre pour équivaloir isodynamiquement à 100 parties de graisse; autrement dit, pour se réduire en H' 0 et CO', 100 parties de graisse dégagent autant de chaleur que 240 parties de sucre. Malgré cette valeur dynamogène moindre, les sucres peuvent entrer pour une part très importante dans la nourriture de l'homme, parce qu'ils coûtent moins cher que les graisses pures et sont, d'ailleurs, bien supportés, sauf quand on en exagère les doses.
On a, dans ces dernières années, considéré le sucre comme l'aliment essentiel du muscle, parce qu'il paraissait intervenir, par l'énergie qu'il dégage en s'oxydant, dans la contraction musculaire. Mais tout récemment, et grâce particulièrement aux recherches de Pfeilïer, cette conception a été modifiée, et l'on
SUÈDE
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admet anjourd'Imi que si le sacre fournit par sa combustion la chaleur qui sera transformée en travail musculaire, il ne saurait être considéré comme l'alimeut essentiel du muscle, qui est l'albumine, puisque, en se contractant, le muscle assimile fonctionuellement, c'est-à-dire fixe dans sa masse vivante une partie de l'albumine circulante. C'est pourquoi le muscle qui fonctionne souvent grossit, augmente de masse, tandis que le muscle inactif diminue, s'atrophie. Pratiquement par conséquent, les gens qui ont un travail physique considérable à exécuter (ouvriers, manœuvres, etc.) ne doivent pas se contenter d'augmenter leur ration de sucre et d'hydrates de carbone; ils doivent aussi augmenter, dans des proportions correspondantes, leur ration d'albumine.
Il est une autre considération importante dont il convient de dire quelques mots. On sait que dans le diabète sucré, ou glycosurie, le sucre est éliminé par l'urine, de telle sorte que l'ingestion du sucre ou des hydrates de carbone saccharifiables (amidon, fécule) augmente proportionnellement, pour ainsi dire, cette élimination. Mais Kulz a découvert que tous les sucres, à cet égard, ne se comportent pas de la même manière, que certains peuvent être utilisés par les diabétiques et ne passent pas, par conséquent, en nature dans les urines. Parmi ces derniers il faut citer certains sucres lévogyres et particulièrement le lévulose, l'inosite, l'inuline, la mannite et la quercite, et peut-être le lactose. Cette circonstance a amené une légère extension dans la culture des végétaux qui renferment des sucres inoffensifs (scorsonères, topinambours, crônes, etc.) et a augmenté la production de certaines substances (inuline, lévulose, etc.) en diminuant leur prix de revient. Aussi fabrique-ton aujourd'hui, couramment et à des prix abordables, des pains et des biscuits au lévulose, à l'inuline, etc. D' J. Laumoxier.
SUD-OUEST-AFRICAIA ALLEMAND. (Voir ALLE- MAGNE.) En 1899 les import, ont été de 7 millions de fr., principalement en conserves, bière, vins, liqueurs, etc. ; les expert., de i.090.000 fr., en guano, plumes d'autruche, etc. Le port de Swakopmund, avec la baie de la Baleine, constitue le plus beau port de la côte occidentale d'Afrique; on songe à le relier par un chemin de fer avec Pretoria, et par des lignes de vapeurs avec l'Europe et l'Amérique.
SUÈDE (Royaume de). Comme nous l'avons vn à propos de la Norvège, la Suède forme une sorte d'union spéciale sous un même souverain avec cet antre pays. La Suède constitue une même presqu'île avec la Norvège, et ses frontières touchent pour la plus grande partie à ce pays, sauf au voisinage de la Russie dans la région appelée Laponie. D'après les plus récentes évaluations, la pop. suédoise est de 5.062.000 hab. (sur 432.000 kil. carrés), dont 2.4G6.000 hommes, avec, par conséquent, un léger excédent de femmes; l'accroissement est assez régulièrement de l"/» par an, sauf pour les Lapons, qui tendent de plus en plus à disparaître : les Lapons et les 20.000 Finnois sont les seuls éléments (^.000) qui ne soient pas d'origine Scandinave. On compte 25.000 étrangers. L'excédent des naissances oscille entre 50.000 et 60.000 et l'émigration atteint environ 20.000. Les principales villes sont : Stockholm (296.000 hab.), Gothenbourg (123.000), et Malmœ (^.000). (Voy. ces mots.)
Le Gouvernement est fondé principalement sur la
Constitution ou Regerings-Formen de 1809 : le roi doit être membre de l'Église luthérienne et avoir juré fidélité aux lois; il a le droit de déclarer la guerre et la paix après consultation du Conseil d'État; il nomme à tous les emplois, possède le pouvoir législatif en matière d'administration politique, mais autrement ce pouvoir appartient à la Diète, de concert avec lui. La Diète vote les impôts; elle comprend deux Chambres élues par le peuple : la première, de 150 membres nommés par les municipalités des grandes villes et les représentants des provinces, l'autre de 230 membres possédant une fortune moindre que les premiers et nommés par les villes et les districts ruraux. Les électeurs doivent disposer d'une certaine fortune ou du moins tenir à bail une ferme d'une certaine valeur. Le Conseil d'État est formé de 12 ministres, le gouvernement des provinces est confié à des préfets, ayant sous leurs ordres les baillis (un pour chaque conseil de province) et les municipalités.
L'armée suédoise est composée de trois éléments : la Varfvade, soldats engagés; la Indelta, sorte de soldats laboureurs, qui reçoivent une légère paye, avec une habitation et une pièce de terre, et qui sont soumis à une période d'instruction de 200 à 400 jours, plus à des exercices annuels fort courts; enfin l'armée de conscription, ou Varnpligtige, dont la période d'instruction se réduit à 70 ou 90 jours. L'armée sur le pied de paix compte env. 40.000 hommes.
La marine, créée pour la défense des côtes, comprend une vingtaine de cuirassés garde-côtes, quelques contre torpilleurs, une douzaine d'avisos, quinze torpilleurs, etc.
Le budget pour l'année 1900 est de 137.307.000 couronnes (de 1 fr. 33) aux recettes, avec un chiffre de dépenses théoriquement égal. Les plus fortes recettes proviennent des douanes (45.200.000), des taxes sur les spiritueux (26.0(K).000), des domaines, chemins de fer et taxes foncières (22.541.000) et d'un excédent de 21.000.000 de l'année précédente. Quant aux dépenses (fortement majorées sur celles des exercices précédents pour l'armée et l'instruction), elles sont de 55 millions pour l'armée et la marine réunies, de 16 pour l'instruction, de 21 pour les finances, de 4 pour les pensions, de 1 .400.000 pourles assurances sur l'invalidité des ouvriers, etc. La Dette, contractée presque entièrement pour les voies ferrées, .est de 284 millions à peu près, avec un intérêt de 3 à 3 1/2; mais les recettes des chemins de fer suffisent à en payer l'intérêt, par l'intermédiaire du budget extraordinaire.
La Suède a deux immenses sources de richesses naturelles : ses forêts et ses gisements de minerai de fer. Quant à l'agriculture, les 8,5 % seulement de la surface du pays sont en culture, 3,6 •/. en praires naturelles, et 47,6 en forêts. Le nombre des fermes est de 333.000, dont près de 33.000 de 20 à 100 hect. ; 7.560 hect. sont consacrés au seigle, 5.217 à l'orge, 24.800 à l'avoine, 13.500 aux pommes déterre. Lavaleur des récoltes dépasse 270 millions de couronnes. On compte dans le pays 500.000 chevaux, 2.500.000 bêtes à cornes, 1.300.000 moutons, 800.000 porcs.
L'industrie minière fait des progrès très rapides, grâce à l'amélioration des machines employées : on extrait annuellement plus de 2.000.000 de T. de minerai de fer, sans parler de 10.000 T. de minerai de plomb argentifère, de 23.000 de cuivre, 56.000
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