‹ Dictionnaire du commerce, de l'industrie et de la banqueChapitre 977 sur 1134 · SYNDICALES (ASSOCIATIONS · texte numérisé non relu

SYNDICALES (ASSOCIATIONS

l.iio'i.OOJt. (dont 920 nav. étrangers avec 46G.000 t.), contr 4.933 avec 1.872.000 en 1898 et 4.578 avec 1.790.060 en 1897. Snrtes l.ijfiS nav. jaugeant 903.000 1. venus de l'étranger en 1899, 908 avec 359.000 t. provenaient de France, 204 avec 144.000 d'Espagne, 60 avec 75.000 des Pays-Has, 48 avec 62.000 d'Allemagne. Au 31 décembre 1899, la flotte marchande du port se composait de 82 nav. jaugeant 49.000 t., dont 38 vapeurs avec 25.000. Le mouvement de la navigation française dans le port de Swansea, en 1898, a été représenté (entrées et sorties réunies) par 792 nav. et 281 .000 t. — Services réguliers de paquebots avec New- York, Glasgow, le Havre, Rotterdam, etc.

Commerce extérieur. — Kn 1897 les import, ont été de 797.970 T. d'une valeur de 137.038.000 fr. : en 1898, de 817.881 T. valant 134.052.000 fr., dont : 72.562.000 fr. en minerais autres que ceux de fer et de zinc, 24.000.000 en produits agricoles pour l'alimentation, 8.827.000 en minerais de fer el fontes en gueuses, 7.200.000 en minerais de zinc, 4.243.000 en bois et poîcaux. Il a été importé par les nav. français, en 1898, 43.094 T. de marchandises, dont 16.025 de minerai de fer de Hilbao et 20.473 de poteaux de mines.

Les export, se sont élevées, en 1898, à 2.749.000 T. valant 129.060.000 fr., dont: 51.154.000 en tôles étamées, plombées et nues, 28.851.000 en cuivre, zinc, minerai de cuivre, etc., 25.278.000 en houille et coke, 7.292.000 en alcali, superphosphates, etc. Les export, à destination de la France ont atteint 961 .000 T., dont 942.000 en combustibles minéraux.

Établissements financiers.— GXamoTganshire Bank, National Bank of Wales, Bristol and West of England Bank. — Vice-consulat de France. — Centre de chemins de fer sur Cardifl et l'ouest du l'ays de Galles.

Usages commerciatix. — Les mêmes qu'à Cardin (voy. ce mot).

« A l'exception des poteaux de mines, les marchandises françaises importées ne font l'objet, au regard de leur payement, d'aucun usage établi. Les gueuses de fonte se vendent par tvarrants au comptant, sans escompte; les fers et aciers, au comptant sans escompte; les barres d'acier Siemens, au comptant sous 2 1/2 % d'escompte ; les fers-blancs, au comptant sous 3 et 1 */. d'escompte; il en est de même des charbons, cokes et briquettes; les minerais, à 30 jours, sans escompte; enfin les poteaux de mines, à 30 jours. Les barres dites welch se livrent chargées sur wagons à l'usine; les fors-blancs, rendus dans le dock du Prince-de-Galles; les houilles et autres combustibles minéraux, franco à bord; les minerais, en cale; les poteaux, en wagons. » {Ann. du Com. Ext.)

Abel Ravier.

SVVATOW. V. Ports .\ tr.vité.

SYDNEY. Ville maritime d'Australie, cap. de la Nouvelles-Galles du Sud, sur la baie de Port-Jackson, à 716 kil. N.-E. de Melbourne, par 33' 51' 41" lat.S. et 148° 52' 8' long. E. de Paris. Pop. : 14.000 hab. en 1832, 56.845 en 1861, 220.427 en 1881, 426.950 en 1898. Elle représente 32 % de la pop. de la colonie. La valeur des propriétés de Sydney est de 2.417.305.000 fr., tandis que celle des autres municipalités de la Nouvelle-Galles-du-Sud ne dépasse pas 987.747.000 fr. La temp. moyenne est de 18°, max. 40», min. 2"; la cbute des pluies, de 1 m.;W.

Les dépenses se sont élevées en 1899 à 184.546 liv. st. .V la fin de la même année la dette était de 1.410.000 liv. st.

On exploite des mines de houille aux environs de la ville. Sydney possède d'importants établissements industriels : chantiers de constructions navales, ateliers de constructions mécaniques, fonderies, filatures de laine, fabr. de chaussures, de meubles, de cigares, brasseries.

Naingation. — Le port est un des plus beaux du inonde. Il a 3 cales sèches ; la plus longue a 600 m. de longueur. Les entrées ont été, en 1893, de 2.914

nav. avec 2.590.000 t. et les sorties de 1.323 avec 1.585.000 t.; en 1898, il est entré 2.406.000 t. et parti 1.363 nav. avec 1.898.000 t. Escale des paquebots de la Peninsular and Oriental, de l'Orient Line, des Messageries Maritimes (tous les mois de Marseille à Nouméa), de la Nippon Yusen Kaïsha, du Norddeutscher Lloyd, de la British India, de l'Union Steamship of Nevv-Zealaud , de l'Adélaïde Steamship, de l'Australasian, du Canadian-Pacific Railroad, de l'American and Australian Line. Au 31 décembre 1899 la flotte marchande du port comptait 899 nav. jaugeant 113.000 t., dont 447 vapeurs avec 64.000 t.

Pour les droits de port, voy. Ann. Coin. E.vt.: enquête sur la marine marchande.

Commerce exiérieiir.— Le mouvement des échanges a été le suivant dans deux des dernières années, en milliers de liv. st. :

iMPotrr. Exi'OKT.

Or en lingots 1.899 1.729 450 421

Or monnayé 9 552 4.337 6.298

Ensemble 1.908 2.281 4.787 6.719

.Marchandises diverses. 15.284 15.806 11.999 12.268

Totaux 17.192 18.087 16.786 18.987

Les import, consistent surtout en : draperies et confections 3.419.000 liv. st. en 1898, quincaillerie 1.075.000, laine 879. (XK), produits agricoles 829.000, provisions et conserves 822.000, sucre 666. (MX); les export., en : laines 6.497.000 liv. st., peaux et cuirs 709.(KJ0, suif 482.000, viandes 475.000, beurre 314.000.

Du 1" janvier au 30 septembre, il a été exporté 277.937 balles de laine en 1898, 242.829 en 1899 et 198.468 en 1900. Pendant les six premiers mois de 1900, les export, de laines de Sydney so sont élevées à 11.700.000 fr. pour la France et 14.780.000 fr. pour l'Allemagne, se décomposant ainsi :

N:Uure des laines Alleiiia{:ne France

Laines mérinos en suint... liv. 10.014.140 5.367.690

— — balles. 13.400 7.188

— lavées liv. 1.826.124 1.283.292

— — balles. 2.445 1.719

Voy. N0UVEr.LES-G.\LLES-DU-SUD.

Il y a une École des Arts mécaniques, uneÉcolede commerce, nue École d'agriculture et une Chambre de commerce française.

En rai.son des grands changements que l'union douanière produira dans le mouvement commercial de l'Australie, il a été question de proposer aux Chambres de commerce anglaises rétal)lissement à leurs frais d'un musée commercial à Sydney. On estime en Angleterre que cette création serait nécessaire, les Allemands ayant l'intention d'établir une institution commerciale analogue et, de son côté, la Chambre de commerce française s'eflorçant d'obtenir la création d'une ligne de steamers qui relierait directement les ports français du nord à l'.Vustralie.

Pour les établissements financiers, voy. NorvELF.ES- Gali.es-du-Sud. Consulat général de France. Centre de chemins de fer sur Melbourne, Newcastle, Bourke ot Hay. Abel Ravier.

SYKES llYimo.MirrEK. V. Alcoomètre anglais. (V. Alcoométrie.)

SYNDIC 1>K 1 AILLITE. V. F.\ILLITE.

SYNDICALES (Associ.iTioNs). (Loi du 25 juin 1865, loi du 22 décembre 1888, Règlement d'administration publique du 9 mars 1894.) La loi du 22 décembre 1888 a reçu peu d'applications. Cependant, en étendant aux travaux d'ouverture, d'élargissement, de prolongement et de pavage des voies publiques et de toute autre amélioration ayant un caraetèred'iii

SYNDICATS PROFESSIONNELS

SYNDICATS PROFESSIONNELS

tt'irt public dans les villes et fanbonrgs, bonrgs et villages, les dispositions de la loi de 18(xj, elle est <le natnre à apporter à la fois accélération et économie dans les travaux des villes. Elle a précédé les mœurs. Y. G.

SVXDICATS PROFESSIONNELS, (Syn. : Angl. : Trade Unions, .\llem. : Arbeiterverein, Werkerrerein, Verband. Ital. : Sindicati, Associaziani opéra ie.)

Sommaire : I. La liberté da trarail et les corporations. — H. La liberté de coalition. — IIL Le retour anx corporations. — IV. Les chambres syndicales. — V. .Mouvement contre la liberté du travail. — VI. L'art. 416 et l'obligation de ne pas faire. — VII. L'art. 1182 do Ccle Civil et les tiers. — VIII. Association privilégiée. — I.K. Objet vagoement déRni. — X. Le mystère des syndicats.— XI. L'art. 6. — XII. L'amendement Bovier- Lapierre.— XIII. Le syndicat obligatoire.— XIV. Le recensement des syndiqués.— XV. Projet de loi da 14 novembre 1899.

I. La liberté du travail et les corporations. — L'Assemblée nationale de 1789 voulait sauvegarder la liberté individuelle contre tontes les tyrannies. Elle se méfiait des associations de tont genre : et la Constitution du 3-13 septembre 1791, dans deux paragraphes contigus, stipulait :

Il n'y a plus ni jurandes, ni corporations de professions, arts et métiers. — La loi ne reconnaît plus ni vœux religieux, ni aucun engagement qui serait contraire anx droits naturels on à la Constitution.

L'art. 1" de la loi des 14-17 juin 1791 déclarait :

L'anéantissement de toutes les espèces de corporations de citoyens du même état et profession étant une des bases fondamentales de la Constitution française, il est défendu de les rétablir de fait, sons quelque prétexte et quelque forme que ce soit.

L'art. 2 interdit anx citoyens d'un même état ou d'une même profession, aux entrepreneurs, etc., de tenir des registres, de prendre des arrêtés, des délibérations, de former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs. L'art. 3 interdit « à tous les corps administratifs et municipaux de recevoir aucune adresse ou pétition sous la dénomination d'un état on profession, d'y faire aucune réponse ». L'art. 4 vise les coalitions :

Si, contre les principes de la Constitntion, des citoyens attachés anx mêmes professions, arts et métiers, prenaient des délibérations on faisaient entre eux des conventions tendant à refuser de concert, on à n'accorder qu'à nn prix déterminé le secours de leur industrie ou de leurs travaux, lesdites délibérations et conventions, accompagnées ou non de serment, sont déclarées inconstitutionnelles, Attentatoires à la liberté et à la Déclaration des droits de rhomme, et de nul effet.

Les auteurs et instigateurs seront condamués chacun à 500 livres d'amende et suspendus pendant an an de l'exercice de tous droits de citoyen actif. De plus, ils étaient exclus des travaux publics. Si lesdites délibérations contenaient quelques menaces contre les entrepreneurs ou ouvriers qui viendraient travailler dans le lieu ou contre ceux qui se contenteraient d'un salaire inférieur, la pénalité était élevée à mille livres d'amende et à trois mois de prison. L'article suivant comporte des mesures contre les attroupements. Il e.st utile de rappeler ces articles, ^r ils montrent que r.\ssemblée de 1789 avait pour "préoccupation de sauvegarder la liberté individuelle jnlre la tyrannie des associations et de défendre l'in- H général contre les groupes coalisés contre lui.

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