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TAFFETAS D'ANGLETERRE

chives locales furent brûlées eu 1636 par les Espagnols ; mais, dès 1673 on retrouve la meution des faiseurs de peignes. Actuellement, sur 4.652 habitants on compte 3.000 ouvriers en peignes, dont 1.600 hommes, 800 femmes et 600 enfants environ. Les articles qu'ils produisent en celluloïd sont eïportés en tous pays et, malgré la concurrence de l'étranger, demeurent les plus estimés et les plus connus.

Eu 1889 l'expert, des peignes de France était évaluée, par les Tableaux du commerce, à 5.297 kilog. d'une valeur de 1.652.6<>4 fr. En 1899 nous trouvons 14.749 kilog. d'une valeur de 4.719 680 fr. Ce n'est pas seulement la quantité, mais la valeur des produits qui a augmenté. Pour les import, de l'étranger, on note : en 1889, 37 kilog. d'une valeur de 5.365 fr., contre 176 kilog. d'une valeur de 26.7.Ï2 fr. en 1899. Ces importations presque négligeables concernent à pen près exclusivement le peigne d'écaillé.

Les principaux pays qui fabriquent des peigups sont : la France, pour tous genres et en tontes matières : bois, corne, celluloïd, écaille; l'Angleterre, pour la corne; l'Italie, pour l'écaillé: l'AUemagno. l'Autriche et les Etats-Unis, pour l'article courant. Georges Amson.

T.VBLETTIER. Ouvrier qui fait de la tabletterie. Au moyen âge, déjà, les tablettiers formaient, en France, une corporation très fermée. Avant de passer « maître » il fallait non seulement de longues années d'apprentissage, mais aussi une période assez longue de « compagnonnage ». La maîtrise ne s'obtenait qu'après la production obligatoire du chefd'œuvre professionnel, comme c'était l'usage dans la plupart des corporations d'antan.

Les tablettiers avaient rang dans les cérémonies officielles et le port de l'épée leur était concédé. Cela tient à ce que l'on considérait les membres de cette corporation bien plutôt comme des artistes que €omme desimpies artisans. Ils étaient défait « sculpteurs » et « ciseleurs », et à ce titre marchaient de pair avec les orfèvres et les armuriers. G. A.

TABRiz, Tébriz ou Tauris. Ville du X.-O. de la Perse, chef-lieu de la prov. d'.Aderbaîdjan, à 1.509 m. •d'alt., à 536 kil. \.-0. de Téhéran et 785i\.-0. d'Ispahan, par 38-2' lat. N. et 43» 49' 47' long. E. de Paris. Pop. : 180.000 à 200.000 hab. Climat sain, très froid «n hiver, chaud en été.

C'est l'entrepôt du commerce entre la Turquie et la Russie. Les import, ont été de : 8.758.000 fr. en 1894-95, 13.080.000 en 1895-96, 16.223.000 en 1896-97, surtout en cotonnades, lainages, sucre, thé, verrerie : les export., respectivement, de : 4.095.000 fr., 6 millions 418.000 et 5.688.000 en tapis, amandes, raisins «ecs, châles de Kirman, etc.

TAC.V.HAQUE. V. RÉSINES.

TACHERON OU Sous-Traitaxt. Ouvrier qui s'engage, moyennant fourniture de tons les matériaux, à faire soit seul, soit avec d'autres, une partie d'un travail dont l'estimation et les conditions sont déterminées par traité.

Nous avons dit au mot Marchandage qn'en 1897 19 ouvriers maçons assignèrent devant le tribunal eerrectionnel de la Seine l'entrepreneur L..., comme ayant contrevenu au décret de mars 1848 qui interdit le marchandage.

L'aSaire fut portée devant la cour de Paris, dont l'arrêt fut cassé pour vice de forme; elle fut alors renvoyée devant la cour d'Orléans, qui jugea que le

marchandage en soi constitoe un délit; la chambre criminelle de la Cour de Cassation cassa cet arrêt et renvoya devant la cour de Bourges, qui se prononça, contrairement à l'opinion de la chambre criminelle, dans le même sens que la cour d'Orléans et c«ndamna L... à 100 fr. d'amende et 200 fr. de dommages-intérêts envers ses ouvriers. Le nouveau pourvoi de L... venait donc devant les chambres réunies de la Cour de Cassation, qui, sur les conclusions de M. le procureur général Laferrière, s'est prononcée dans le même sens que la chambre criminelle et a cassé l'arrêt de la cour de Bourges, établissant ainsi une jurisprudence déflnitive (31 janvier 19(M).

M. le procureur général Laferrière a démontré que le marchandage, par lui-même, ne saurait être un délit : les décrets de 1848 ont voulu réprimer l'exploitation des ouvriers par le marchandage; l'exploitation est le fait délictueux qu'on vent atteindre; le marchandage ne devient délictueux que lorsqu'il est abusif et se produit dans des conditions telles que l'exploitation en soit la conséquence.

Voy. aussi Travail.

T.ACOMA. Ville de l'Etat de Washington (Etats- Unis) ayant 50.000 hab. Elle est éclairée, ainsi que Seattle, par une grande installation hydro-électrique établie aux chutes de Snoqualmie et dont tonte la machinerie, à l'exception des transformateurs, est disposée dans nn tuunel creusé au pied de la chute; on y accède d'en haut par un puits de 80 m. pourvu d'un ascenseur. Ce tunnel a 200 m. de longueur; la chambre des machines, de 60 m. sur 12 et 9 de hauteur, est à l'extrémité; le tout est taillé en plein basalte, sans maçonnerie, et les parois sont peintes en blanc: l'éclairage est produit par 600 lampes. Quatre puissants groupes électrogènes, composés chacun d'une dynamo de 1.500 kilowatts actionnée par des turbines, produisent nn courant que les transformateurs portent à 30.000 volts et qui est distribué dans un circuit de 255 kil. par des câbles en aluminium. Dans ce circuit sont comprises les deux villes de Seattle (80.000 hab.), à 42 kil. des chutes de Snoqualmie, et Tacoma, à 70 kil. Cette installation souterraine a été choisie parce que, la température du tunnel se maintenant constante à 13", l'eau des turbines ne gèle jamais.

Tacoma possède d'importantes brasseries et des ateliers de construction d'instruments agricoles.

Agence consulaire de France.— Banques : Citizens Xal., Colambia Xat., Merchanls' Xat., Nat. B. Commerce, Pacific Nat.. Washington Nat.

TADJOUR.\H. V, SoMALis : Somalie française.

T.VEL. Unité monétaire chinoise. (Voy. Chine, Monnaie.)

T.VFFET.\S. Nom donné à des tissus de soie qui se font en toutes nuances et qu'on emploie pour robes, confections, etc. (Voy. Soieries.)

TAFFETAS d'Angleterre. On donne ce nom à une sorte de sparadrap fait avec des bandes de soie, employé comme agglutinatif et composé de : 50 gr. de colle de poisson, 400 d'eau et 400 d'alcool à 60*. Ce mélange, chauSé au bain-marie dans un vase couvert jusqu'à dissolution complète, est passé ensuite à travers une toile. On l'étalé avec un pinceau, en l'entretenant liquide, sur des bandes bien tendues de taSetas noir, rose on blanc, et cela à plusieurs reprises, jusqu'à ce que l'étoffe soit bien couverte. La baudruche gopimée se prépare de la même manière.

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