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PÈCHE

T.VMIDI.XE. Sorte de cellolose. V. Filament (de

lampe à incandescence).

T.\Ml'lco. Ville maritime du Mexique, à 9 kil. de la mer, sur le Panuco, par 22» 16' lat. N. et 97*49' long. 0. de Paris. Pop. : 13.000 hab. env.

Le port est le meilleur du golfe du .Mexique. Les quais ont une longueur de 5.300 pieds. Escale des paquebots de la Ward Line, de la West-India and Pacific, de la Prince Line. En 1899 les entrées ont été de 401 nav. jaugeant 481.000 t.

Import, d'objets alimentaires, de charbon, bois et produits manufacturés. Export, de bois de teinture jaune, cèdre, miel, salsepareille, peaux, bestiaux, café, plomb argentifère. Dans l'année fiscale prenant fin le 30 juin 1899 les import, se sont élevées à 8.217.000 piastres et les export, à 40.690.000, dont 31.993.000 en métaux précieux. (La piastre ou peso vaut 5 fr. au pair.) Vice-consulat de France.

Succursale de la Banque nationale de Mexico. Station de chemin de fer sur tout le réseau mexicain. Point d'attache du câble télégraphique du golfe du Mexique, entre Galveston et Vera-Crnz. T.\MSUI. V. F0R.MOSE.

T.VX. On donne le nom de tan aux écorces moulues de certains arbres et surtout de diverses espèces ou variétés de chênes, mais aussi de sapins. Le tan est principalement employé à tanner les peaux d'animaux, c'est-à-dire à les rendre imputrescibles et imperméables en les convertissant en cuir par le moyen du tannage.

En France, c'est surtout dans les départements des Ardennes, de .Meurthe-et-Moselle, de la Meuse, de la Nièvre, de l'Yonne, de Saône-et-Loire, de la Côte-d'Or, d'Ille-et-Vilaine, des Deux-Sèvres, de la Gironde, de la Haute-Garonne, de Vancluse, de l'Hérault, des Bouches-dn-Rhône, du Var, de la Corse, que l'on récolte les écorces à tan. Il en vient aussi d'Algérie par grandes quantités. (Voy. Ecorces a TAN, .Matières tan.nantes, Tannage, Tannin.) TANAXARIVE. V. .Madagascar.

TAXCARVILLE (Canal de). V. Havre (Le).

T.\XDE.«. Bicyclette à deux places, l'une derrière l'autre. (V. Vélocipèdes.) TAXDJOXK-PRIOK. V. Batavia.

T.VXGER. Ville maritime du Maroc, sur la côte méridionale du détroit de Gibraltar, à 188 kil. N.-O. de Fez, par 33» 47' 4' lat. N. et 8«9'a' long. 0. de Paris. Pop. : 30.000 hab. env.

La rade est sûre. Les nav. mouillent à 1.300 m. de la ville. En 1898 les entrées ont été de 1.028 nav. jaugeant 391.000 1., dont 303 anglais avec 129.000 1., 353 espagnols avec 123.000, 80 français avec 49.000,' 22 italiens avec 43.000 1. et 38 allemands avec 34.00o! — Escale des paquebots de la Transatlantique de Barcelone, des Compagnies Touache et Paquet, des Bateaux à vapeur du Nord et de la Wœrmann Linie. j Les droits de port sont de 22 ou de 12 pesetas sui-

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vant que le navire jauge plus ou moins de 150 tonneaux. Le droit de pilotage est facultatif. Pour les autres droits, voy. Ann. Com. Ext. (Enquête sur la marine marchande.)

Les import, se sont élevées en 1898 à 14.077.000 fr., dont : 6.627.000 en numéraire, 2.839.000 en cotonnades, 653.000 en draps, 473.000 en thé, 437.000 en vins et spiritueux, 430.000 en sucre, 397.000 en soies et soieries. Elles venaient surtout (numéraire non compris) : d'Angleterre pour 4.382.000 fr., de France pour 1.369.000, d'Allemagne pour 945.000, d'Espagne pour 411.000.

Les export, ont atteint 10.061.000 fr., savoir: numéraire 4.350.000, bétaiH.214.000,pantonfles 1.163.000, œnfs809.000, peaux de chèvre 793.000, lainages et laines 483.000, cuirs 317.000; à destination : d'Angleterre 1 . 903 . 000 f r. , d'Espagne 1.698.000, d'Egypte et Tripoli 1.238.000, de France 582.000.

Légation de France.

Les droits de douane à l'entrée sont de 10°/. dd valorem, d'après l'estimation faite par les administrateurs sur le prix du marché. Ces droits peuvent être payés en nature ou en numéraire.

TANXAGE. Le tannage a pour but de rendre les peaux imperméables et inaltérables à l'air, en un mot de les transformer en cuir. Le tannage est la première opération qu'elles subissent; vient ensuite le corroyage. (Voy. Corroierie.)

Toute peau se compose de" deux parties juxtaposées : le derme et l'épiderme; celui-ci, mince, recouvre l'autre et porte les poils ou la laine; c'est le derme, plus épais et constituant une membrane à fibres entrecroisées, qui, par l'action des matières tannantes (voy. ce mot), se transforme en cuir.

Les peaux fraîchement dépouillées ou vertes sont souples et peuvent être soumises au travail après une trempe plus ou moins répétée; celles qui viennent de l'Amérique du Sud, de l'Australie ou d'ailleurs sont sèches; il faut tout d'abord leur rendre la souplesse primitive : on y réussit en les trempant plus longuement.

Les diverses opérations que les peaux de toute provenance subissent ensuite sont : \'ébour7'age ou épilage, qui enlève le duvet et les poils, le travail de rivière et le tannage proprement dit.

h'éhourrage peut se faire en trempant les peaux dans l'eau de chaux, qui facilite l'arrachage des poils, ou dans les dissolutions de sulfure de sodium, qui attaquent le poil lui-même et permettent de l'enlever par le seul frottement en les rinçant. Ces liquides ont en général des inconvénients : l'eau de chaux dispose les cuirs à perdre leur souplesse; les sulfures et les dissolutions acides peuvent altérer la peau en même temps que les poils. On en évite l'emploi en soumettant les peaux à l'action d'un jet de vapeur, ou bien en les entassant dans une étuve; ce dernier procédé, dit à Véchauffe, donne de bons résultats, surtout pour les peaux épaisses. Pour terminer l'épilage des peaux ainsi préparées, on les gratte avec un couteau ou piloir, puis on les frotte avec une pierre à aiguiser ou queurse, et on les passe à l'eau de rivière.

Alors la fleur, c'est-à-dire le côté du derme que recouvrait l'épiderme, est à nu, et l'on procède au gonflement, qui doit être conduit avec beaucoup de ménagement et de soin. On place successivement les peaux dans des cuves pleines de juséea à divers degrés de composition, en commençant par le plus faible, de manière que les pores s'ouvrent progressivement; un ouvrier habile sait se rendre compte du temps pendant lequel il convient de laisser chaque

peau et sorte de peau dans une cuve, puis dans une autre. L'opération est moins longue on été, la fermentation de la jusée étant plus rapide qu'en hiver.

Les peaux ébourrées et gonflée* sont soumises au tannage proprement dit, qui prend son nom du tan, ou écorce de chêne moulue qu'on emploie d'ordinaire pour cette opération. On place dans des fosses en bois ou en maçonnerie une couche de tan, puis alternativement des peaux et du tan, jusqu'à ce que la fosse soit remplie. Une rigole conduit au fond de la fosse de l'eau qui dissout le tannin contenu dans l'écorce et facilite ainsi le travail d'absorption. Après plusieurs mois les peaux sont retirées de cette première fosse et replacées dans une seconde. L'opération dure ainsi plus d'une année, même deux ans pour les cuirs de bœuf ou de buffle appelés cuirs forts. Ce mode de tannage donne jusqu'ici les meilleurs résultats, mais sa durée en est le grand inconvénient.

On a essayé de la diminuer en se servant non plus de l'écorce moulue, mais directement d'une dissolution d'extrait de tan dans l'eau où l'on plonge les peaux gonflées. Parfois, après quelque temps d'immersion, elles sont cousues deux à deux, dé manière à former des outres que l'on remplit de la même dissolution. Ce procédé, applicable seulement aux petites peaux, permettrait d'obtenir en très peu de temps un tannage suffisant.

Le tannage au chrome se fait avec du bichromate de potasse et do l'acide muriatique comme premier bain ; quand la peau est complètement traversée par le bichromate de potasse, on la soumet à une seconde opération dans laquelle on emploie l'hyposulfite de soude et l'acide muriatique. Mais comme on n'obtiendrait ainsi qu'un cuir dur, on passe à une troisième opération qui consiste à nourrir la peau, à chaud, avec de l'huile de pied de bœuf, de la glycérine et du savon, et qui procure un cuir souple et d'une grande solidité. Le tannage au chrome est depuis quelques années de plus en plus appliqué, surtout aux peaux de chèvres, qui sont teintes en noir et glacées et employées en quantité pour l'article chaussures.

Voici maintenant quelques indications sur différents procédés plus ou moins récents, qui ne paraissent pas avoir eu beaucoup de succès dans la pratique :

Suivant l'un d'eux, on applique au moyen d'une brosse, côté fleur, un jus tannant concentré, contenant des substances qui gonflent le cuir sur le côté fleur, tout en empêchant le jus tannant d'agir trop rapidement. Les fibres sont ainsi entièrement soumises aux propriétés tannantes du jus sans qu'il se produise de perte, et le cuir acquiert une fermeté qui subsiste pendant tout le cours du tannage. On affirme qu'une peau peut, grâce à ce procédé, être tannée en 2 à 8 jours.

On peut placer les peaux avec le jus de tan (tannage dans le vide) dans une cuve où l'on fait rentrer l'air après avoir fait le vide : la pression force le liquide à pénétrer dans le tissu. On peut encore (tannage par infiltration) faire pénétrer la liqueur tannante par l'une des faces de la peau en évaporant l'eau qui suinte du côté opposé, de sorte que la jeure partie du tannin reste dans le cuir.

Le procédé Knapp (1858) remplace le tannin l'oxyde de fer ou de chrome allié à des princi^ gras. On plonge la peau dans un bain au dixiè

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