TANNIN
d'oxyde, cù elle reste qaarante-huit heures, pendant l on connaît snrtoat deux applications intéressantes lesquelles on l'agite fréquemment; on l'égoutte en- j !• Depuis 1889 la « British Tanning Company lim. »
emploie des tonneaux de pins de 2 m. 50 de diamètre, mobiles autour d'un axe horizontal, remplis jusqu'au tiers do liquide tannant additionné d'essence de térébenthine; les peaux sont suspendues à l'intérieur de la partie périphérique du tonneau et les électrodes sont disposées à l'extérieur; après 48 à 96 heures, suivant les peaux, celles-ci sont séchées en quelques heures et prêtes pour le corroyage. — 2* Une usine anglaise, à Bermondsey, et une belge, à Verviers, emploient un appareil qui se compose soit d'une cuve circulaire à cadre tournant supportant les peaux, soit d'une cuve rectangulaire à cadre semblable animé d'un mouvement de va-et-vient; le courant est fourni par une dynamo, qui, à Verviers, peut alimenter 6 cuves rectangulaires ; pour 40 peaux de bœufs et vaches pesant 1 .380 kilog. sans les cornes, on emploie 1.365 kilog. de matières tannantes ainsi composées :
880 kilog. écorce de chéoe, à 13 (r. les 100 kgr.. Fr. 138 85 — écorce de mimosa, à 40 fr. les 100 kilog. . . 3i iOO — extraitdetannindechêne, àiOfr. leslOOkgr. IfiO
Total Fr. "3»
La quantité de cuir obtenue est de 723 kilog., soit une dépense de 0 fr. 451 en matières tannantes par kilog. de cuir. Chouipk jeune,
Tannenr-Mégissier.
TAXXÉE. On donne le nom de tannée au tan fermentation et la décomposition, mais on s'aper- j épuisé, qui a servi au tannage et qui a perdu son çut plus tard qu'elle ne convenait pas à cet usage. ! tannin (voy. ce mot). On en fait des mottes pour le M. Irillat fit à l'Académie des sciences de Paris une ' chauffage dans les cheminées ou les poêles. Elle communication, le 30 mai 1892, dans laquelle il di- j constitue anssi un excellent engrais, sait : M La formaldéhyde possède la propriété d'être j TAXAl\. Le tannin ou acide tanniqne est une absorbée par les peaux fraîches, les fibres gonflent , substance astringente particulière qui donne ses et il paraît se former une combinaison, entre la j propriétés au tan, c'est-à-dire aux écorcesde chêne substance de la peau et la formaldéhyde, semblable | principalement, mais aussi à celles d'autres arbres
suite, et on la jette dans une dissolution savonneuse à 1 20 ou 1 30 de savon, et il se forme un savon d'oxyde de fer ou de chrome. Ce procédé donne on cuir qui résiste ù l'eau, mais qui est peu solide et souvent cassant.
Un autre procédé, celui de .M. Paresi (1877), est basé sur l'emploi du perchlorure de fer. On soumet la peau, ébourrée et écharnée, à l'action d'un mélange de 100 d'eau, 10 de perchlorure de fer, 5 de chlorure de sodium, qui est maintenu à la température de 15 à 20».
.M. E. Roy (1886) préconise une sorte de mordançage. Il soumet la peau, au sortir du travail de rivière, à 3 encuvages consécutifs, d'enviroft huit jours chacun, au jus fort de tannin, amené à 1, 2, 3° Baume par des additions de liqueur phosphatée; puis il met en fosse, comme dans le travail ordinaire. Cette préparation réduirait à 76 jours le temps nécessaire pour un tannage parfait des gros cuirs; 8 jours suffisent pour le tannage des veaux. Le phosphate augmente la puissance d'assimilation du cuir.
L'action durcissante de la formaline sur le tissu animal est connue depuis longtemps et fut d'abord signalée par Bnsch, à Strasbourg. L'idée d'employer cette matière dans la tannerie se fit jour en 1891, dans nu brevet concernant l'addition de formaline aux jus tannants comme antiseptique empêchant la
à celle qui se produit dans la formation du cuir. » En même temps M. Trillat faisait remarquer que la formaldéhyde pouvait trouver son emploi eu tannerie. La formaline peut avoir de bons ou de mauvais effets, selon qu'on l'emploie convenablement ou non. On vend sous le nom de « pralloformine » un composé formé de formaline et d'un acide, en proportions telles qu'on peut l'employer directement, à
et à d'autres plantes, parties de plantes ou de fruits : hêtres, sumacs, châtaigniers, écorces de noix, glands de chêne, cônes de cyprès et de pins, noix de galle, avelanèdes, racines de tormentille, de bistorte, de ratanhia, cachou, kino, gambier,etc. (Voy. M.vtières
TAXXAXTES.)
On le prépare à l'eau, à l'alcool on à l'éther. Il est en poudre, jaunâtre, inodore, à saveur fortement
raison d'une partie pour 75 parties d'eau. On met ! astringente; il est soluble dans l'eau, incristalliles peaux dans cette solution jusqu'à ce qu'elles j sable; il précipite les sels métalliques en brun ou soient satBsamment gonflées, ce qui peut demander | vert olive; l'acide sulfurique concentré le dissout à de 6 à 24 heures. On les transporte alors directement j froid en prenant une teinte brun jaunâtre.
dans les jus colorants, puis on les finit à la manière habituelle. On peut renforcer ce bain de pralloformine et l'employer à plusieurs reprises. On ne saurait cependant recommander universellement cette méthode, car ce qui est bon pour une forme de cuir peut ne pas l'être pour une autre.
Le procédé dû à M. Schwede (1899; permettrait de tanner les peaux en 3 à 6 jours, suivant les sortes, en variant la concentration des bains. Les peaux, chaulées, puis nettoyées à la rivière, sont simplement plongées dans de l'essence de térébenthine et aussitôt placées dans nu cylindre rotatif contenant les liquides tannants {solution plus ou moins étendue d'un extrait tanniqne, additionné de 1,2 p. 100 de glycérine brute). Une peau de vache nécessite l'emploi d'environ 200 litres de bain. Ce premier bain, quand il a épuisé son action, est remplacé par un second, après lequel le tannage est terminé.
Mentionnons enfin les procédés électriques, dont
Quand eu fait dissoudre une certaine quantité de tannin dans l'eau, de manière à obtenir une solution un peu concentrée, la solution est presque incolore ou jaune très clair si le tannin est à l'alcool on à l'éther; la solution est, au contraire, brune très foncée et le devient de plus en plus si le tannin est à l'eau. Le tannin à l'alcool se dissout dans l'alcool, tandis que le tannin à l'eau y laisse un résidu abondant.
Suivant les origines, on distingue les acides tanniques (ou tannins) en diverses espèces, qui présentent les mêmes caractères généraux, mais ne sont pas identiques : l'acide gallotanniqne (de la noix de galle), l'acide quercitannique (du chêne ordinaire), l'acide cachoutannique (ducachouj, l'acide morintannique (du bois jaune), l'acide cafétannique (du café) et l'acide quinotanniqne (du quinquina).
Le tannin, acide faible, est précipité par les acides énergiques : chlorhydrique, sulfurique, phospho-
TAPIS
TAPIS
rique. Il se combine avec les bases : soude, ammoniaque, chaux, etc., pour former des tannâtes de soude, d'ammoniaque, de chaux.
Les acides gallo- et quercitannique colorent les sels ferriques en bleu noir, d'autres en verdàtre, d'autres encore en gris verdàtre.
Les usages des tannins sont nombreux et importants :
1" La propriété qu'ils possèdent de se fixer sur les membranes animales, en formant des composés insolubles et imputrescibles, est utilisée en grand dans l'industrie des cuirs. (Voy, Tannage). On emploie surtout le tannin de chêne sous forme de poudre d'écorce de chêne ou tan.
2° La coloration eu noir des sels de fer par les tannins est utilisée pour la préparation des encres à écrire (voy. Encres); on fait infuser 70 gr. de noix de galle dans un litre d'eau, on ajoute 3b gr. de sulfate ferreux et une quantité suffisante de gomme arabique ; le liquide, abandonné à l'air sons une faible épaisseur, noircit rapidement.
3° Enfin le pouvoir astringent du tannin est depuis longtemps utilisé en thérapeutique pour combattre, seul ou associé, les hémorrhagies, les diarrhées, l'anasarque. 11 existe actuellement dans le commerce un grand nombre de dérivés du tannin, connus sous le nom de tannalhine, tannigène, tannocasum, tannoforme, etc. D' J. Laumonier.
Nouvelle plante à tannin. — On rencontre en abondance, sur les bords du Mississipi et de ses affluents, une plante qui, vu sa richesse en tannin, remplacerait avec avantage l'écorce de chêne et les autres substances tannantes; on la récolte en telle quantité qu'elle pourrait, prétendent les publications américaines spéciales, alimenter les tanneries du monde entier. On lui donne le nom de We.Hern Tannin Plant (Polygonium Amphibium) ; elle renferme 18 Vo de tannin, alors que l'écorce de chêne n'en contient que 10 à 12 "/o. Sa récolte est annuelle ; on la fauche comme le foin et on la laisse sécher; soumise à la presse hydraulique, puis serrée en balles, on la transporte dans les conditions ordinaires. On l'emploie comme l'écorce de chêne, et elle donnerait un tannage parfait. Il existe à Lincoln, dans le Nébraska, une usine qui prépare ce nouveau produit et réalise, dit-on, de beaux bénéfices; elle expédie des chargements importants à Chicago.
Commerce.— Voy. Matièiies tanxantks.
Douanes. — L'acide tanniqne on tannin sons tontes ses formes paye à l'entrée en France, anx deux tarifs, ."i */, de la valeur.
TAXJXIQUE (Acide). V. Tannin, Matières tannantes.
TAPIOCA. V. Amidons et Fécules, Manioc. '
TAPIS. (Syn. : Angl. : Carpet. Allem.: Teppich.) Dans le langage courant, on appelle tapis des tissus en laine servant à garnir le sol des appartements.
Ils sont pour la plupart veloutés, c'est-à-dire que les brins de laine coupés se présentent debout et forment un velours.
Ces tapis sont unis ou bien sont ornés de dessins plus ou moins compliqués qui s'obtiennent par divers procédés de fabrication : celui qui donne un résultat très satisfaisant sans occasionner des frais considérables et qui est par conséquent le plus employé, est le tissage à la Jacquart, du nom de son inventeur, né à Lyon en 17.o2. (Voy. Métiers.)
Mais dans ces tapis, appelés moquettes, le même
dessin se répète indéfiniment; déplus, ils sont tissés par bandes ou lés (de 0 m. 70 ou 1 m. de largeur, en général), ce qui nécessite un assemblage au moyen de coutures. On fabrique toutefois aussi en moquette des carpettes d'une seule pièce, mais dont les dimensions sont forcément limitées.
La moquette, qui se tissait primitivemeut sur des métiers actionnés par la main de l'ouvrier, se fait aujourd'hui sur des métiers mus par une force mécanique, de sorte que la production est devenue beaucoup plus importante.
En France les principaux centres de fabrication des tapis moquettes sont Tourcoing, Beauvais et Aubusson. (Voy. notamment Tourcoing.)
Nous ne mentionnerons que pour mémoire la moquette bouclée, dont la surface, au lieu d'être veloutée, est constituée par des boucles de laine non coupées. Ce genre de tapis, qui est encore en usage en Angleterre sous le nom de Brussels, est à peu près abandonné chez nous. Il en est de même des tapis en poil de vache, nommés jaspés, des feutres, etc.
Les tapis veloutés ou de haute laine, dont la fabrication à palette libre permet de varier beaucoup plus les nuances que dans la moquette, ont beaucoup perdu de leur vogue, car ils n'avaient plus guère de raison d'être que lorsqu'on recherchait des tapis d'aspect très riche, à dessins de fleurs et d'ornements coloriés. Il s'en fabrique encore cependant à Aubusson et à Nîmes.
Nous n'avons parlé jusqu'à présent que des tapis courants, qui sont les plus employés. Mais il se fait des tapis beaucoup plus riches, dont le genre d^ fabrication, qui remonte à une haute antiquité, s'est perpétué jusqu'à nos jours sans modification. Nous voulons parler des tapis composés de points de laine de différentes couleurs noués à la main et juxtaposés de façon à reproduire les dessins les plus variés; ces tapis, appelés autrefois sarrazinois, sont généralement désignés aujourd'hui sons le nom de tapis à points notées ou tapis de la Savonnerie. Le nom de Savonnerie provient de ce qu'une manufacture importante de tapis de ce genre fut fondée sous Louis XIII, à Chaillot, dans une ancienne fabrique de savons. Depuis, les ateliers de la Savonnerie ont été transférés à la manufacture des Gobelius, où ils fonctionnent encore aujourd'hui. (Voy. Gobelins.)
Les tapis à points noués sont les seuls qui se fabriquent en Orient : en Asie-Mineure (Smyrne, etc.), en Perse et jusque dans l'Asie centrale. Ils n'exigent, en effet, qu'un outillage des plus primitifs.
On fabrique également à Aubusson des tapis ras qui ne sont, en réalité, que des tapisseries grossières obtenues par les mêmes procédés.
P. Braquenié.
Commeree extérieur de la Fraiicre. — F>e commerce reconnaît généralement trois g^randes catégories de tapis : 1° les tapis ras ou à poils; 2° les tapis de pied proprement dits; 3° les tapis en coco, aloës ou sparte, on tapis de sparterie.
Les tapis ras ou à poils (genre moquette, points noués, tapis-brosses) sont surtout des tapis de jule.
Les tapis de pied proprement dits, en laine pure on mélangée) se partagent en cinq classes : tapis persans, indiens, à points noués on enroulés et imitations; tapis turcs et imitations; tapis à ta Jacquart; tapis unis on imprimés; tapis autres.
Los tapis à points noués ou enroulés sont ceux dont les brins de laine formant velours sont Tixés an moyen d'un nœud. Ils viennent de la Perse (persans, afghans, daghes-
T.VPIS
T.XPIS
Lins, etc.), de l'Inde (.\gra. Kashmir, .Mirzapour, etc.), de l'Egypte, dn .Maroc, de la Tunisie. On en (ait des imitations dans divers antres pays, en employant les mêmes procédés on bien en fabriquant partie à la mécanique, partie à la main; les brins de laine enroulés en sont difficiles à arracher du canevas.
U' type des gros tapis turcs est le tapis de ."^myrne à hante laine. Il est grossier de points et de coloris; il ne comporte généralement qne des dessins de 5 à 6 couleurs ^ronge, vert, jaune, denx sortes de bleu et blanc). Les tapis persans et indiens sont plus artistiques: leurs dessins ont un grand nombre de couleurs; ils sont ras de velours et quelquefois en poil de chèvre ou de chameau.
Les moquettes sont des tapis à canevas ou plancher en fils de lin, de chanvre ou de jute, généralement peu épais • fabriqués à la pièce. Il y a les moquettes «veloutées» ■ les moquettes « bouclées » ou « épinglées », celles-ci différant des antres en ce que la laine qui recouvre la trame dn fil n'est pas coupée et ne forme ni velours ni peluche. Kn tirant le fil de la trame ou « duite » des moquettes veloutées, on enlève avec lui les bouts de laine qui forment velours et qui sont simplement à cheval sur le fil.
Les tapis moquette Jacquart, dont les couleurs résultent u jeu des fils, se distinguent des moquettes imprimées par la netteté des dessins, et aussi en ce que les fils formant la partie veloutée apparaissent de place en place snr le canevas à l'envers. Tandis qne dans les moquettes à la Jacquart les fils sont teints d'avance et les dessins dus à la disposition. dans les moquettes imprimées les fils sont colorés par l'impression sur tambour.
Dans les tapis « chenille ». le dessin est produit par la trame, an lien de l'être par la chaîne, comme dans les moquettes imprimées sur chaîne: la partie veloutée, généralement pins hanfe qne dans eelles-ci,f:e compose de larges dnites rappelant l'aspect de certaines chenilles.
Les tapi^ï « haute laine » à gros brins sont obtenus au Jacquart à la manière des moquettes, c'est-à-dire qne les brins sont simplement à cheval sur les fils dn canevas, non nonés.
I^s tapis « dits à tubes » sont snr double canevas, dont la trame se compose de deux fils superposés do manière à figurer une sorte de tube.
I..es tapis en cncn. aloès on sparte sont les tapis connns dans le commerce sons la désignation de « tapis de sparte- Tie ». Ils sont confectionnés soit en pièces, soit en bandes, et servent à garnir les corridors, vestibules, passages, escaliers, etc. Ils sont écrns. blanchis on feints, on fabriqués en partie avec des fils teints on des fils blanchis: ils peuvent présenter aussi dos parties imprimées. I-es tapis-brosses sur canevas de jute on de chanvre ont souvent un encadrement en brins de laine fixés sur le canevas à la manière des moquettes.
Voici les chiffres des import, et export. (C. S.) des diverses sortes de tapis pour les années 1898, 1899 et 1900 :
T.\PIS DE JCTE
KiloR. Francs Kilog. Francs Kilog. Francs
Import 2in..V«6 309.273 1 247.901 Mfi.WI 1 184.100 394..îfiO
Kiport.... 81.606 1.34.630 I 127.454 210.299 I 151.700 250.305
T.VPIS DE LAISE PUBE Of .MÉL.^NGÉE
Persans, itidiens et imitations
Importations Kilog. Francs
Exportations Kilo?. Francs 3.6.52 49.868
Turcs et imitations
.1 la Jacquart. bouclôs ou veloutés
Unis ou imprimés, bouclés ou veloutés
Autres Importations Eiporulions
Kiloff. Francs Kilojr. Franc»
T.\PIS DE coco, AIX»»:S OL' SPARTE
Kilog. Francs Kilog. Francs Kilog. Franc» Importations...... 4.709 8.947 | 1.522 2.891 i 1.300 2.830
Exportations . .\ . 33.273 74.242 I 29.886 68.692 | 30.300 «9.690
Détail: Importations en 7.999.-— Les tapis de jute nous sont fournis notamment (à 1 fr. 60 le kilog.) : par r.\ngleterre 140.944 kilog., la Belgique 50.156, l'.Vutrlche- Hongrie 35. .343, l'.Mlemagne 12.479. Les tapis de laine pure ou mélangée nous viennent : 1* les tapis persans et indiens à point noué on enroulé et imitations (à 9(r. 75 le kilog.), d'Angleterre 44.431 kilog., d'.\llemagne 15.647, des pays d'Asie 6.932, de Turquie 3.209; 2* les tapis turcs et imitations (à 6 fr. 10 le kilog.), de Turquie 148.799 kilog., d'Angleterre 13.629, d'.Vllemagne 2..")55; 3» les Upis à la Jacquart bouclés ou veloutés (à 4 fr. 70 le kilog.), d'Angleterre 19.7.57 kilog.,d'.\llemagne4.964; 4* les tapis unis ou imprimés, veloutés on bouclés (à 3 fr. le kilog.), d'Angleterre 171.211, d'.\llemagne 29.050; 5* les tapis antres (à 4 fr. 90 le kilog.), d'Angleterre 27.000 kilog.. d'Allemagne 5.348, d'.\lgérie 3.713. — Les tapis en coco, aloès ou sparte (à l;f r. 90 le kilog.) viennent pour les 2/3 de Belgique, l'autre tiers étant partagé entre nos colonies et pays de protectorat et les autres pays étrangers.
Exportations en 1^09. — Xoos exportons principalement les tapis de jute (à Ifr. 65 le kilog.) : en Belgique 42.661 kilog., en Algérie 8.846. en Angleterre 8.8U. en Espagne 5.520, en Suisse 4.871. — Comme tapis de laine pure on mélangée, les tapis persans, indiens à point noué ou enroulé et imitations (à 14 fr. le kilog.), et les tapis turcs et imitations (à 14 fr. de même) sont l'objet d'une export, insignifiante. Nos tapis à la Jacquart bouclés ou veloutés (à 4 fr. 65 le kilog.) vont principalement : en Belgique 96.429 kilog., en Allemagne 4.113, en Espagne 3.363, etc. Nos tapis de même sorte unis on imprimés, bouclés ou veloutés (à 4 fr. «>5 le kilog.) vont aussi en Belgique 11.441 kilog., en Espagne 8.174, en Egypte 3.098, en .\ngleterre 2.1.38, etc. Enfin, les tapis autres (à 4fr.65 le kilog.) vont: en .Xngleterre 1.58.101 kilog., en Belgique 114.615, en Suisse 53.194. en Allemagne 4.3.631, en Algérie 17.017, en Italie et aux Etats-Unis, 15.300 kilog. chacun, etc. — Nous exportons les tapis de coco, aloès et sparte (à 2 fr. 30 le kilog.) : par navires (comme provisions de bord) 5.(fê0kil., en Suisse 4.468, en République .\rgentine 3.521, au Brésil 3.126, dans la Zone franche 2.058, en Algérie 1.953. en Guyane française 1.342, dans nos antres colonies et pays de protectorat 1.853.
Algérie. — M"* Delfan a créé à .\lger, depuis quelques années, une école professionnelle de tapisserie que le Ministère de l'intérieur subventionne ; les jeunes filles indigènes y viennent se perfectionner dans un art qui tombait en décadence; au bout d'une année d'apprentissage, — on comptait, en 1900, plnsieurscentaines d'apprenties, — chacune reçoit en don un métier qui coûte près de 300 fr. et va propager son art dans sa tribu. L'école imite et dépasse la confection des plus beaux tapis de Smyrne.
Tonkin. — Les tapis et broderies dn Tonkin pour étoffes décoratives, tentures, panneaux, ameublement, se rapprochent beaucoup de ceux dn Japon et valent ceux de la Chine; ils sont surtout faits par des hommes, généralement plus habiles dans cet art qne les femmes. Les tentures laotiennes, avec leurs dessins bizarres et variés, ont attiré à l'Exposition de 1900 l'attention des grands magasins.
DoiANES — Pour les tapis de jute (tapis ras on à poils) les droitsd'entrée en France sont: aux 100 kilog. X. : écrns, 26 fr. T. G.. 20 fr. T.M. ; blanchison teints, 34 T.G., 26 T..M.; imprimés, 42 T. G., 32 T. M.
Pour les tapis de laine pure (aux 100 kilog. X.):!* persans, indiens, à points noués on enroulés et imitations, et tapis turcs et imitations pesant moins de 3 kilog. au m. carré, 240 fr. T. G., 185 T. M. ; 2* tapis turcs pesant plus de 3 kilog. au m. carré et tapis à la Jacquart bouclés et
TAPIS
TAPIS
velontés, 103 fr. T. O., 80 T. M.; 3° tapis unis oa imprimés, bouclés, 60fr. T.G., 45 T. M. ; veloutés, 70 T. G., 35 T. M. ; 4° enfin, tapis autres, 103 fr. T. G., 80 T. M.
Les tapis de laine mélangée d'autres matières, quelle que soit la proportion du mélange, suivent le régime des tapis de laine pure, ci-dessus.
Les tapis en coco, en aloés ou en sparte suivent le régime des tapis de jute, ci-dessus.
rapts de jute (tapis ras ou à poils). — La Douane ne comprend dans cette catégorie que les tapis de pied (tapis ras, tapis genre moquette, tapis à points noués, tapisbrosses), à l'exclusion des tapis de table, qui sont imposés au droit des tissns, selon l'espèce et la classe. Le régime est le même pour les tapis importés en pièces et les tapis présentés en bandes on à l'état terminé. Les tapis fabriqués avec des fils teints sont assimilés aux tapis teints. Les tapis de Jute d'une fabrication spéciale, tels que les tapis sur canevas « genre moquette », bouclés ou veloutés, et les tapis « à points noués », sont passibles du même droit que les tapis de jute « imprimés» ; de même les tapis teints ou fabriqués avec des fils teints, qui présentent des dessins ou rayures résultant de l'impression. Les tapis d'abaca, d'aloès, de coco, de sparte, de tourbe et d'autres végétaux filamenteux non dénommés suivent le même régime que les « tapis de jute », selon leur état.— On assimile aux « tapis » le treillis de sisal, d'aloès et autres végétaux analogues servant à la confection des cabas ou au cannage des sièges, mais non pas les nattes de joncs teints ou non, entrelacés et maintenus par des ficelles, lesquelles suivent le régime des « nattes de Chine » (voy. ce mot). — On traite comme « tapis de jute écrus » les tissus en fibres de coco destinés à la confection des sacs à charbon, des sacs à préparation de noir animal ou des tapis d'escalier ou paillassons à bas prix, quand ils sont présentés autrement qu'à l'état de tissus en pièces. Les tapis-brosses pour seuils de portes, revêtus d'un encadrement en brins de laine teints, noués ou fixés sur le canevas à l'instar des fibres des moquettes, sont traités comme « tapis de jute imprimés» si l'encadrement n'excède pas 20 % de la surface totale; autrement, comme « tapis de laine imprimés, veloutés». — Les tapis de pied formés de petites bandes de peluche de laine cousues sur un plancher en jute suivent le régime des « tapis de laine autres », saps addition de la surtaxe de confection.
Tapis de pied proprement dits. — Les tissus à dessins répétés employés pour l'ameublement (damas de laine, draps, flanelles et étoffes, imprimés on non), dont on fait des tapis de table, sont traités comme « tissus de laine», selon l'espèce ; les tissus genre moquettes fines et tissus chenille en laine veloutée pour portières, rideaux, couvertures de meubles, etc., comme « velours pour ameublement », ainsi que les velours d'Utreclltcn poils de chèvre mohair ; les mêmes articles en poils de chèvre mohair, comme les «tissns de poils de chèvre mohair », ainsi que les tapis de pied (moquette) de même nature ; les moquettes fines bouclées pour ameublement en laine, sur canevas coton ou lin, comme « draps de laine pure ». — En ce qu' concerne les feutres pour tapis de pied et les tapisseries, voy. ces mots.
Le tarif ne tient pas compte, pour le classement des tapis à canevas, de la nature du filament dont le canevas est formé, mais seulement de la composition de la partie bouclée ou veloutée. La loi du 11 janvier 1892, en effet, taxe les tapis de laine mélangée, quelle que soit la proportion du mélange, au droit des « tapis de laine pure », et classe les différents tapis à canevas parmi les tissus de laine pure ; on taxe donc au régime des « lapis de laine » ou des « tissus de poils », selon l'espèce, et quelle que soit la proportion des matières composant le canevas, les tapis formés de laine ou de poils sur un canevas en antre textile, connus dans le commerce sous les dénominations de « lapis de laine » et «tapis de poils ». — Les tapis de pied ne sont pas passibles de la surtaxe de confection, alors même qu'ils seraient revêtus de franges rapportées et cousues.
Les imitations de tapis orientaux sont traitées comme n imitations de tapis turcs » ou de « tapis persans on indiens », selon l'espèce.
La classe des tapis unis ou imprimes comprend les moquettes d'une seule nuance ou à dessins ou nuances obtenues par l'impression sur chaîne. Les tapis unis ou. imprimés en poil de chèvre mohair rentrent dans la classe des « tissus de poil de chèvre mohair », qui comprend : les « tapis moquette Jacquart », les « tapis chenille », les « tapishaute laine», les tapis dits « à tubes » sur double canevas. An point de vuedu tarif, il est indifférent que les moquettes soient bouclées ou veloutées.
Les tapis qui ne rentrent pas dans les catégories précédentes sont les tapis autres , c'est-à-dire les tapis à tissu simple et sans canevas à l'envers : tapis serrés, dont l'envers présente descôtes, parce que la laine, formant velours, entoure la trame sans être nouée, tapis tirés à poil, tapis jaspés, etc. On y assimile les tapis de pied formés de petites bandes de peluche de laine cousues sur un plancher en jute et les tapis de pied en crin ou crin et laine sur canevas de chanvre, de lin ou de jute.
Commerce international.— Le Royaume-Uni a importé en 1898 pour 433.933 liv. st. de tapis et droguets. pour 313.047 en 1899 et pour 372.901 en 1900, dont : de Turquie d'Asie pour 171.000 liv. st., de Turquie d'Europe 90.600, Bengale 63.300, de Russie 49.700, de France 46.113, Bombay 43.300, du .Japon 24.300, des Etats-Unis 17.000; .Madras 13.200, de Hollande 13.000, d'Allemagne 10.300. Le Royaume-Uni a exporté, en 1898 pour 136.273 liv. st. de tapis et droguets, pour 140.038 en 1899 et pour 174.923 en 1900, dont: 124.091 aux Etats-Unis, 10.076 au Canada, 8.331 en France, 8.013 en Allemagne, etc.
Hollande. — La Hollande compte une quarantaine demanufactures, notamment à Rotterdam, Hilversum, Laren, Amersfoort, Déventer, Dinxperloo, Bréda et Rhenen. Déveuter, .Vmersfoort et Rotterdam font le genre Smyrne et donnent d'excellents produits. Malgré l'élévation desprix, la consommation dans le pays est considérable, par suite de la nécessité où l'on est de garnir de tapis les habitations, même les plus modestes, soit en raison des froids de l'hiver, soit parce que les parquets consistent en un rustique planchéiage en bois blanc, sans enduit d'aucune sorte.
Turquie. — La qualité des tapis vendus en Turquie par l'Europe varie beaucoup, par la qualité des matières (jute, feutre, coton, laine et mélanges) comme par la fabrication (point simple ou croisé, cannelé, lAche ou serré). L'Angleterre fournit la presque totalité des tapis européens, y compris ceux dits de Bruxelles, ainsi que les descentes de lit et les carpettes de qualité ordinaire; la France importe les tapis de grand luxe et les descentes de lit de qualité supérieure. Les dimensions des tapis sont diverses : bandes de 60, 136 à 140 et 193 yards de long sur Om.68 à 1,36; les plus grandes largeurs sont préférées; les tapis jdits squares ont leurs dimensions déterminées à l'avance. Quant aux dessins, on demande généralement pour les tapis: de grands ramages, des fleurs, carreaux, rayures, des dessins orientaux, le tout en couleurs voyantes ; pour les descentes de lit, des lions et tigres, des paysages et vues de Venise, etc.
Les tapis veloutés et les tapis lisses sont la principaleindustrie du vilayet d'Angora. Les premiers comprennent : les orta-halissi, grands tapis pour planchers; les yanhalissi pour couverture de canapé, longs et étroits, et les sedjadés, petits et carrés; les seconds sont : les gégims, de 4 à 3 m. sur 1 m. 80 à 2 m., de tissu assez serré, formés généralement de trois bandes réunies par une couture; les kilims, tapis forts, de toutes dimensions. Les tapis kurdes du sandjak d'Angora sont estimés pour leur résistance et la fixité de leurs couleurs : les principaux centres de fabrication sontCésarée, qui fait aussi des tapis en soie et en mohair à trame de coton, puis Kir-Chéhir, Yuzgat et Angora.
L'Empire Ottoman a importé en 1893 pour 22.326.000 piastres (de Ofr.23) de tapis, en 1894 pour 27.220.000, en 1893 pour 26.182.000, en 1896 pour 21.312.000, en 1897 pour 24.104.000. Il a exporté pour 21.467.000 piastres de tapis en 1893, pour 20.773.000 en 189i, pour 21.770.000 en 1893, pour 27.727.000 en 1896et pour 31.394.000 en 1897. L'import. tend donc à décroître, tandis que l'export. s'accroît très.