PIERRES SÉPULCRALES
Lps épitaphes qui suivent ont été découvertes dans la rue des Murs.
Quatre d'entre elles appartiennent à des Sévirs^ qui formaient le collège des six plus anciens sacrificateurs d'Auguste :
La première est celle de Sempronius Sacratus ;
La seconde, d'Aulus Severus et de Quintus Varius ;
La troisième de Marc-Térence et de Sosius, conservateur des Eburons ou des Liégeois'; La dernière a été érigée à ïibérius - Claudius
Caratius , par Atticus Cicéron, son heureuse collègue.
Une autre a été érigée à un Flamîne Diale, nommé Sinipronius Asprenatus, par la flaminique Hecale , sa femme.
C'étaient les prêtres de Jupiter les plus puissant et les plus considérés. Leurs épouses exerçaient aussi le sacerdoce. Leurs robes étaient couleur de flamme et portaient l'image de la foudre.
Onze autres épitaphes concernent des militaires :
La première est dédiée à Marcus Turanius, préfet de Taîle Macédonienne et à Hédonne sa trèschère épouse 5
La seconde, à Cneius Ebatius Stolo Orphitus, fils de Cneius , préfet de la sixième légion de réserve.
La troisième exprime la reconnaissance des Médiomatriciens envers Titus Cœlius, préfet de la dixième légion appelée Salutaire. Mediomatriorumeivitas bene merenti jpotfuï. D'après l'inscription, il paraît que, chargé de prendre soin des amis d'Auguste, il avait eu un grand pouvoir et qu'il en avait usé pour rendre d'éminens services à cette province.
La quatrième est dédiée par la ville de Trêves , à son excellent gouverneur Titus Darius Clemens , procurateur de la Belgique , et préfet de la cavalerie Britannique, ainsi que des auxiliaires d'Espagne.
Les trois autres concernent de simples soldajts } Tun nommé Marcus Duronicus} l'autre Titurus.
de la sixième légion , et la dernière , Lucius Firmus Vitalianus.
En 1676, on a trouvé près de la porte des Allemands , une inscription consacrée à la mémoire SAppolinaris^ soldat de la garde impériale, par ses compagnons de guerre.
Sept épitaphes sont relatives à des artisans, savoir: Tune a été posée par Quintus Caralulius Amator, pour son frère, apprèteur en craie ou teinturier en blanc , et pour sa mère Amatoria Animula quoiqu'encore vivante. Celle-ci contient un vers assez commun dans les épitaphes romaines : Ossibus sit vestris terra levis. Que la terre recouvre légèrement vos os !
L'antre est pour Egotius, homme de la même profession , et pour Ossa sa mère.
La troisième est de Gratianus , ouvrier en poil de chèvre.
La quatrième est de Virinus, fils de Verecundus, baigneur.
La cinquième est de Cobaratius Coberillus , qu'à son costume on a soupçonné avoir été chasseur.
La sixième a été posée par l'héritier de Casatus Caratius, potier de terre, qui fut heureux.
La septième était celle du maître de la rue des Cordonniers, nommé M. AJfr ardus Héliodore.
Dans la foule des autres , qu'il serait trop long de décrire , on fera seulement remarquer celle de Julie Orestile Dorcas, morte a l'âge de 14 ans.
On y voyait une torche renversée et un carquois posés en sautoir et traversés d'une flèche.
Spurina, la plus infortunée des mères, avait érigé ce monument à la plus aimable des filles.
Deux épitaphes grecques existaient dans les mêmes décombres. La première est courte et porte seulement : Adieu ma mère.
La seconde contient ces mots : aux Dieux mânes, à Lucius dppollonius, médecin méthodique, par opposition sans doute aux praticiens.