‹ Dictionnaire du département de la MoselleChapitre 104 sur 118 · CULTE · texte numérisé non relu

CULTE

Il ne nous est resté qu'une seule inscription relative aux Druides 5 elle a été recueillie par Gruter et Meurisse, en voici la traduction littérale : A Silvain et aux Nymphes du lieu, consacré par Arrêtés druidr esse et prêtresse , avertie en songe (1).

On avait incrusté dans Tun des pilliers de la cathédrale , un buste d'Isis qui avait seize pouces de hauteur et que les bonnes gens prenaient pour J'image de la Vierge ou d'une Sainte (2).

En abaissant le sol de la place d'Armes en 1755, on découvrit le pavé en mosaïque d'un beau

(«) Ce monument et une trentaine d'autre* ont été retiras des décombres de trois vieilles maisons qui se sont écroulées au mois de juillet i5i3, dans la rue des Murs , derrière les Réoolets.

(a) On a vu de même une statue d'Isi dans l'église de Saint- Germain-des-Prés \ dans la cathédrale de Strasbourg, une statut d'Hercule , et une de Diane à Saint Etienne de Lyon.

temple de Diane, sous la chapeHe de Saint-Pierreaux-Images. On en découvrit la même année un semblable, à dix pieds sous terre, dans le couvent de la Congrégation.

En applanissant , en 1811 , le haut de Fournirae, Ton trouva, à deux pieds de profondeur, une grande statue de Diane grossièrement sculptée en pierre de taille.

Dans la maison de l'apothicaire , a*i haut de Fournirue, l'on conserve encore un piédestal 3 sur lequel est gravé le vœu fait à Jupiter, pour la gloire de la maison impériale , par les habitans de la rue de l'Honneur , savoir : T. I. Jdjutorr M* P. Aîartialis. P. Donna , etc.

On en a trouvé un semblable en 17^9, lorsqu'on abattit les anciens murs de la ville, derrière Saint Gengoulf. Celui - là était dédié par M. V. JuvenaliS) affranchi.

Sur un petit fronton conservé dans une maison , place Sainte-Croix , on lit un vœu fait à Jupiter par Cornélius Sècundus , pour sa santé et pour celle de sa famille.

En fondant dans Tannée 1746 les piles du pont des basses-grilles, on trouva une statue de Jupiter % en bronze doré , de la hauteur d'un pied.

Le Dieu dont il reste le plus de m on u mens r c'est Mercure*

L'a première inscription consacre un, vœu fait, vers la fin du troisième siècle , par Maximien , que l'Empereur Liocletien avait associé à l'Empire.

La seconde est $Amiliusy maître de la rue de

Marsal , ou commissaire du quartier qui portait à Metz le nom de la ville de Marsal.

La troisième est d'un marchand, nommé Numisius Albinus*

Lorsqu'on perça, en 1749 , la rue Neuve qui communique de la place Saint-Louis à la rue de la Vieille Intendance , on découvrit à i5 pieds de profondeur une grande quantité de débris de colonnes, de chapitaux, de bas-reliefs que les ouvriers ne prirent pas la peine de déterrer. Seulement on en retira, par un hazard heureux, trois petites statues de Mercure et un autel dédié par Océanus, esclave du directeur des vivres, à Apollon et à Mercure pour la santé de l'Empereur Pertinax , qui ne régna que trois mois (1).

En 1753, on trouva dans le sable, entre lePontdes-Morts et le Pontifroy , une petite statue de Mercure en bronze 5 et en 1758, une autre de bronze également dans les fondations du couvent de la Visitation , rue Mazelle.

Dans les ruines entassées sous la rue Neuve-de- Saint-Louis, on a trouvé un autel votif d'Apollon, consacré par C. Gensonius Lilius et C. Glarius. C'est le seul monument qu'on ait recouvré de cette divinité.

Castor et Pollux ont eu au pied du jardin de Bouflers, un temple dédié par P. Petronius^ à ces deux demi -Dieux et à la Concorde.

Il existe encore dans la maison de l'apothicaire r

(i) II fut assassiné par ses soldats, le 28 mars 19a»

au haut de Fournirue, un bas -relief où ils sont représentes.

Dans les fouilles que l'on fit en 1 7^5 , pour bâtir l'Eglise de la Congrégation , Fon trouva un bas* relief où se remarque bien distinctement les trois Parques avec leurs attributs. Le monde savant ne connaissait jusqu'alors que deux monumens où il fut fait mention de ces divinités.

On les a confondues souvent avec les déesses Maires ou Matres, dont on a recueilli un bas-relief a Metz. Ces Déesses sont aussi au nombre de trois et tiennent à la main des pommes de pin et des fruits. L'inscription mise dans le fronton , porte : in honorem domus divinœ, dis Mairabus vicani vici Paris. C'est un ex voto des habitons de la rue de la Paix , aux Déesses - Maires , en faveur de la Maison Impériale. Ces divinités étaient les géniç* tutélaires du lieu.

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