CHAUSSÉES ROMAINES
Six grandes routes aboutissaient à Metz : deux Tenaient de Rheims : la première passait par Verdun, Hannonville et Rozérieulles ; la seconde, par Pont-à-Mousson , Scarponne , Toul et Bar-le Duc. Elle suivait la direction qu'elle a encore aujourd'hui.
Deux autres routes conduisaient de Metz à Trêves: l'une gagnait les hauteurs de Saint- Julien, dé Hessange , de Luttange , la montagne de Hachemberg (i) , et Ruitznig. Elle ne rencontrait aucune ville.
L'autre traversait les bois de Mézières et de Silvange , les hauteurs de Richemont et de Guénetrange, de Hettange, de Boust, de Roussy et de Griesche, d'où elle allait joindre la route d'Autwen. Cette voie , qui suit presque toujours les lieux les plus élevés, subsiste encore sous le nom de la Haute-Kem.
Il existait également deux routes de Strasbourg à Metz: la première venait de Sirmium (i) jusqu'à Trêves. Elle est indiquée par Strasbourg, Saverne , Dieuze et Metz , sur l'itinéraire d'Antonio ; sans doute elle parcourait à -peu -près les mêmes lieux qu'aujourd'hui. '
(i) Ou croit cpie c'est le Caranusca cité dans l'itinéraire d'Antonio.
(i) Sirmium était ^une ville trèv- considérable de la Basse -Paiiomie , sur la Save. Elle a été détraite eu Ifio par les Huns*
La seconde , qui était le chemin de I eyde à Strasbourg, laisse des incertitudes sur sa direction. L'itinéraire ne marque qu'un lieu entre Metz et Strasbourg : c'est Pons SaearL Les uns ont cru y voir Sarrebruck et les autres Strasbourg. Il serait possible que ce ne Kit ni l'un ni l'autre, majs ' qu'il s'agît ou de Sarralbe^ ou de Bouqueuorix autrement Ney-Sarwerden . Ce qui tend à le fairô croire, c'est que, dans les cantons de Morhangey et de Faulquemont 1 on a trouvé des vestiges de chaussées Romaines et souvent même des médailles. D'ailleurs cette routé était plus courte et moins mon tueuse que celle qui passe par Dieuze €t par Sarrebourg ; mais à quoi d'ailleurs aurait servi de pratiquer deux chaussées , si elles avaient dû sé rencontrer et se confondre. Il fallait donc qu'elles s'éloignassent Tune de l'autre pour ne pas trop fouler les mêmes lieux dans les nombreux mouvemens que les Romains faisaient faire à leurs légions. Ainsi , les unes se transportaient de la Basse - Pannonie à Trêves, par Strasbourg, Sarralbef Metz, Saint Julien, Vigy, Ritzing, etc.} les antre» pliaient de Leyde à Slrasbourg, parla chaussée qui se prolonge sur les côtes de la rive gauche de la Moselle, et de là par les cantons de Pange, dè Faulquemont et de Sarralbe, ddns l'Alsace.
Toutes ces chaussées étaient très -solides : elles1 .avaient près de 2 mètres d'encaissement en pierre» brutes et en prierres cassées, recouverte» de graviers, sur une largeur de neuf mètres environs Comme elles étaient fortement bombées, l'êmpirrrement se réduisait presqu'à rien sur les bords.