‹ Dictionnaire du département de la MoselleChapitre 108 sur 118 · ÉTAT ANCIEN ET ACTUEL DE LA VILLE · texte numérisé non relu

ÉTAT ANCIEN ET ACTUEL DE LA VILLE

Dans les temps reculés , l'enceinte de la ville était, au midi et à Test, à -peu -près la même qu'aujourd'hui; mais au nord et à l'ouest, elle était resserrée dans l'étroit espace que forme le confluent de la Seille et de la Moselle. Ainsi les deux îles de la Moselle étaient alors hors des murailles : en revanche l'île de la Seille qu'occupe le retranchement de Guise et le quartier de la citadelle, étaient très -peuplés; les faubourgs ne l'étaient pas moins : ils touchaient immédiatement à la ville dont ils n'étaient séparés que par un double rang de murailles flanquées de hautes tours et entourées de fossés larges et profonds , où l'on avait fait entrer les eaux des deux rivières; de sorte qu'avec cette simple enceinte Metz était, avant l'invention de l'Artillerie, non moins inexpugnable qu'elle peut l'être actuellement avec son immense développement de savantes fortifications élevées à grands frais sur les ruines de ses monumens et de ses faubourgs.

On avait encore, dans le dernier siècle, le souvenir de deux châteaux qui défendaient la ville à l'ouest. Le premier, de construction Romaine, était au pied de la rampe du jardin de Bouflers. On en voit encore des vestiges à l'abreuvoir Saint Jean.

L'autre était au-dessus du lavoir de Saint Pierre, et s'appelait encore, au 17.* siècle, la petite Citadelle. Il a disparu entièrement en 1754.

La ville avait de ce côté trois portes, Tune sous la rampe du jardin de Bouflers , à côté d'un temple dédié à Castor et à Pollux.

L'autre était près du pont des Roches. Dans les fondations d'une maison que Ton construisit en 1724, on découvrit les ruines de cette porte, sur laquelle on lut l'inscription suivante :

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