‹ Dictionnaire du département de la MoselleChapitre 111 sur 118 · BIBLIOTHÈQUE · texte numérisé non relu

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Outre ses beaux édifices, la ville compte encore deux établissemens qui ne sont pas sans intérêt.

(i) L'établissement des Lombards et des maisons de pr«H à Meta remonte à des temps très— anciens. Un atout du janvier les soumit à des formalités rigoureuses, n Nous avons atorneit m (résolu) dit— il, par commun accort par lou consel de toute la i» ville de Més , corn ne puet ne ne doit om panre des or en avant

*ti Lombairt ne Provensal ne gens pre* tans à Mont as, por

•y> menant ne por borgeois , se par lou cousei de toute la citelt de n Més n'estoit i>

Le ?6 décembre 1299, la ville accorda le droit de bourgeoisie et la faculté de tenir un Lombard , à Jacques de Montaigner et à Jacques de Kiers. On voit par cet acte qu'il y avait alors quatre Lombards à Metz.

Une ordonnance du mois de novembre 1370, porta que -n Lou ■» profit des lombards ou t argent que li lombart pour prestier *n donneront , sera employé à l'entretien des murailles de la ville.

Le 16 septembre i4<>4i la ville céda le privilège des Lombards à Jean Frassiuel de Verseil pour douze ans "j moyennant la somme de a; 00 florins de Florence et de bon or, et à condition qu'il ne percevrait que deux deniers d'intérêt par semaine, sur 20 sous messins.

Plusieurs autres traités furent passés successivement avec les fils •t les neveux, de Frassinel, avec Bartholomeu de Sollier, de la Ville d'Ast, etc.

La ville ayant mis les Lombards en régie, Jacomin de Moyen vref qui en était le directeur, fut convaincu d'en avoir détourné 5oo fr. à son profit. Par un atour du 14 jauvier i5o5, il fut déclaré*

La Bibliothèque, ouverte au public depuis le mois de novembre 1811 , renferme 3o,ooo volumes, parmi lesquels on remarque un grand nombre d'éditions du i5.e siècle (1), des ouvrages précieux et des manuscrits qui remontent jusqu'au io.e siècle.

Les livres sont classés avec beaucoup d'ordre dans une église qu'on a eu le talent d'approprier avec autant de goût que d'élégance et de simplicité.

Parmi les manuscrits on remarque la vie de S.1 Martin par Sulpice-Sévère , des poésies à sa louange et le commencement de la vie de S.* Brice, formant un volume m-4«°î écrit sur vé-

larron , faussaire et perjure ; ses biens furent confisques , et il fut condamné à être enfermé sa vie durant au pain et à F1 eau.

En i5i3, les cordcliers ayant tonné en chaire contre les prêts excessifs, et notamment contre les Lombards, les Magistrats les supprimèrent. Ils étaient établis au coin de la rue des Récolets , vis-à-vis de la maison de Charité.

Le 10 juin i633 , les Magistrats de Met* adressèrent au Roi des représentations sur rétablissement projette d'un mont de-piété à Met/, au profit d'un nommé Venturi, qui avait obtenu le privilège général pour toutes les villes de France, par un édit de i63i.

Lorsqu'on 1801 on les rétablit sous le nom de mont~de-piètê \ dénomination qui leur convient mieux , puisque la moule" ou l'intérêt qu'ils perçoivent tourne au profit des pauvres ; les prêteurs sur gage exigeaient jusqu'à 73 pour cent d'intérêt. Le mont-de-piélé produisit doue le double avantage, et de faire baisser la rente de (>o pour cent, et de procurer un nouveau revenu aux hôpitaux.

(1) Parmi ces ouvrages, il s'en trouve deux mis en lumière à Met?,, l'un est l'imitation dè Jésus- Christ, en un vol. in-Ô>, imprimé en 1482 par Jean Coliui.

L'autre, du même format, contient des heures imprimées en 1496 par Jean Magdelaine.

lin au io.e siècle , par une' femme nommée Julienne.

Un autre manuscrit th-4-° du io." siècle, aussi sur vélin et contenant le sacramentaire de S.1 Grégoire.

Deux beaux manuscrits /«-folio du 12.* siècle, contenant chacun les quatre évangiles } ils étaient ornés d'ivoire , de métaux précieux , de pierreries , avec des couvertures en velours.

La Bibliothèque possédait d'autres manuscrits du plus grand prix: le Ministre de l'intérieur lus fit enlever au mois de novembre 1802, pour enrichir la bibliothèque du Roi. Us étaient au nombre de seize , tous m-fblio et sur vélin ; les deux premiers sont du 7.* siècle , et renferment les évangiles en caractères romains } sur deux autres du 8.% sont écrits les évangiles en lettres onciales.

Le plus magnifique de tous, est un livre d'évangile du g* siècle, sur vélin couleur de pourpre , relié en velour cramoisi avec des fermoirs de vermeil. Il est écrit en caractères runiques d'or (1).

La ville possède encore un cabinet de physique et d'histoire naturelle , qui contiennent des instrumens d'un grand prix et des objets rares.

(1) En ifyS, le chapitre de la Cathédrale céda au ministre Col— hert , pour une croix d'argent, la bible qui avait appartenu à Charles* le- Chauve, ainsi que le livre de prières a l'usage de ce prince.

Il en avait fait don à l'église de Metz en 8C9 , pour lui témoigner sa reconnaissance du zélé avec lequel le clergé de cette ville l'avait proclamé et couronné roi de Lorraine,

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