COLLÈGE ROYAL
Autrefois la ville de Metz comptait plusieurs maisons d'instruction , où l'enseignement fut toujours gratuit.
Le grand Collège fut tenu successivement par des Laies, par les Jésuites, par des Séculiers et enfin par les Bénédictins de Saint- Symphorien.
.11 existait un autre Collège dans la Ville-Neuve, sous le titre de Saint-Louis.
On enseignait encore les humanités dans les abbayes de Saint-Arnoult , de Saint-Clément et de Saint-Vincent. Après la destruction des Ordres religieux, la ville établit à ses frais un collège dans le bâtiment de la bibliothèque , et lorsque, dans les temps de la plus farouche anarchie, les écoles furent par-tout interrompues, elles ne discontinuèrent point à Metz. On ne parlera pas de Fécole centrale qui, cependant, fit quelques bons élèves. Enfin , le lycée fut créé dans les derniers mois de 1804. v^lg y dépensa plus de 35o,ooo fr. Placé au bord de la Moselle, il est vaste et salubre; ses dortoirs, ses salles, ses cours, ses promenoirs et ses jardins ne laissent rien à désirer: aussi dès la seconde année de son institution , il comptait déjà 3g5 élèves, dont 364 pensionnaires, parce que renseignement répondait à la beauté de l'édifice. Le nombre en diminua sensiblement dès que la fréquentation de ces écoles devint forcée. Aujourd'hui, collège royal, il languit, par le malheur des temps.