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CATHÉDRALE

L'Eglise Cathédrale ne fut, pendant les premiers siècles, qu'un oratoire dédié à S.* Etienne. En 754, Godegrand y substitua une basilique assez vaste, à laquelle il adjoignit un cloître et des dortoirs pour ses chanoines qu'il soumit à la règle de Saint Benoit. Ils restèrent en communauté, jusqu'au onzième siècle.

En 1777, le chapitre fut annobli par des lettres - patentes du Roi. Les chanoines étaient alors au nombre de trente-huit. Ils furent autorisés à porter une croix d'or à huit pans et qui avait pour légende d'un côté : Religionis decus , virtutis prœmium } de l'autre : ex munificentid régis.

Par un décret du 1 1 novembre 1 802 , le chapitre a été reconstitué , pour dix chanoines seulement, les deux grands vicaires compris.

Les fondemens de la cathédrale actuelle, furent jettés en ioi4j par l'évêque Thierry. Ce vaste édifice dont la construction élégante, délicate et hardie , sera toujours un sujet d'étonnement et d'admiration , resta imparfait jusqu'en 13^3^ qu'il

fut repris par Àdémar «de Monthil. Cet Evêque continua la nef jusqu'à Notre-Danie-de-Ia-Ronde.

En i486; Jacques de Linange, vicaire-général du diocèse, entreprit de construire la chapelle collatérale de Notre-Danie-de~la-Xierce.En 1 497 , on abattit Tune des tours dont Charlemagne avait fait orner cette basilique. Elle avait eu près de cinq siècles et demi d'existence (1).

En i5o3, le chapitre et Henry de Lorraine jettèrent les fondemens des deux dernières travées de la nef, ainsi que du chœur et de la seconde chapelle collatérale dont l'ensemble formai une magnifique croix latine. Ce grand ouvrage 11e se termina qu'en i5i9 (2).

Les vitres du choeur, en verres peints, furent posés en x52i , i5a3et i52Ô, par Antoine Bouscb, vitrier originaire de Strasbourg. On est encore frappé de la beauté des dessins et de la vivacité des couleurs que trois siècles n'ont pu altérer (3).

Enfin, te beau monument ne fut entièrement achevé qu'en i54o , et il fut béni le 24 mai de la même année.

Pour donner une idée de la légèreté de cet édifice, il suffira de dire que les vitits, dont il

(1) Sur une table de ooa.brc placée au haut de la tour qui a remplacé celle — ci, ou conserve encore la lé te d'une statue de Guarlemagne.

(a) En i5o4 Henry de Lorraine offrit, par un mandement, la rémission de tous pêches, iaérne de tapines, usures, etc., à ceux ^ui contribueraient à l'édification du chœur de la cathédrale.

(3) Lorsqu'on perça la rut: des Jardins, eu 17 *»5, ou découvrit* à 3o pieds au-dessous du magasia de Chê y remont, les débris de ses fours et -de ses verres»

est percé, ont 4°7l mètres carrés ou 36,70apieds carrés.

La cathédrale est longue de pieds'.

La largeur de la nef est de 48 P- 2 P- ( v' VA

Celle *Ies collatéraux , de 44 P- 4' P- *

La hauteur de la nef sous voûte est de i33.

Celle des collatéraux, 4r pieds.

Les deux grandes chapelles collatérales du chœur ont chacune .0 pieds de longueur sur 48 de largeur.

La flèche qui est sculptée et percée à jour, est haute de 373 pieds. Elle appartient à la ville qui la fit construire en i497« La tour sur laquelle «lie repose fut bâtie en i38i. Elle renferme une cloche quon appelle Mutte et que la ville fit fondre plusieurs fois,, en i38i, en i4377 en !442j

en 1 44? ^ en f4-79-? çt eu&n en Elle pèse

vingt-six milliers (j).

La cathédrale a sauvé de la destruction deux grosses cloches, Catherine et Marie, Cette dernière fondue en i438, pèse seize milliers.

En 1754 , M. le maréchal de Belteisle fit abattre les chapelles, les églises et le cloître qui envî-

(1) Sous le gouvernement de la cité, on ne tonnai t mutte que trois fois Tan, pour dire les droits de l'Empereur, pour élire le Maître — Echevin et les Treize. Hors ces trois ces, lorsqu'on la sonnait, tous les bourgeois devaient prendre les armes. C'est sans doute pour cette raison que l'Empereur, étant à Mets en i47^t ne put obtenir de la faire sonner , parce qu'on craignait de mettre la ville en rumeur.

Depuis la réunion de Metz à la France jusqu'en 179° 1 on *wîta^ mutte tous les soirs à six heures ,, pour teuJuwter le bonsott a% Roi et à la familU rojrçle.

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tonnaient la cathédrale , et sur remplacement de ces vieux édifices, on établit la placexPArmes et Ton ouvrit des communications avec la place de Chambre, avec les rues des Jardins, du Haut- Poirier, et du Four-du-CIoître.

En 1 764 , le chapitre de la cathédrale fît construire le portail actuel de la cathédrale, à cause du rétablissement de la sarfté de Louis XV dans cette ville. Le Roi voulut y contribuer, et Tune des inscriptions dont ce portail est décoré en fait mention , dans ces termes : In hoc templa Ludovici XV in extremis positi salutem , clerus etpopulus maximo animiardore expostulabanU Deofavente reyixit Ludovicus* In tanti beneficii memoriam portinem œdificari decrevit capitulant Metense. Augêri et ornari sumptibuS suis rex ipse voluit , utgrati animi erga deum perenne monumentum stet apud posteros* Le chœur de la cathédrale, tel qu'il est aujourd'hui, a été construit en 18x0,

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