ÉCRIVISSE
queue de petits filets, auxquels les œufs sont attachés en janvier, février et mars.
La mue ne se fait jamais avant le mois de mai ni après celui de septembre. Les écrevisses cessent de prendre de la nourriture solide quelques jours avant leur dépouillement : alors, si on appuie le doigt sur l'écaillé, elle plie ; oe qui prouve qu'elle n'est plus soutenue par les chairs. Après de longs efforts entrecoupés de moments de repos, l'écrevisse se retire de dessous la grapde éc4*He, et aussitôt elle se donne brusquement m moi*yemept en ayant , étepd la queue, et la dépouille de toute la carapace. Cette opération est violente) c'est un moment critique qui fait périr beaucoup d'écreyisses; celles qui y résistent restent très-fa|bles pendant quelques jours. Apre* ce grand travail, leurs jambes sont molles, et l'animai n'est recouvert que d'une membrane, qui en vingt-quatre heures devient une nouvelle écaille solide ç\ presque aussi dure qqe l'ancienne; au moins elle çst capable de mettre l'animal à l'abri de tout choc.
On trpuve les écrevisses principalement dans les eaux courantes et pierreuses des montagnes; on les trouve aussi dans le* lacs et étangs, mais leur chair n'est pas aussi bonne que celles pèchées daus les ruisseaux.
Il est très-difficile de peupler d'écrevisses un ruisseau, et encore plus un réservoir; elles sont trèsdélicates sur la nature de l'eau. On en a vu qui à la
EMPILES OU PILES. 131
suite d'an changement sortaient de l'eau, ce qu'elles ne font pas ordinairement, et venaient mourir sur la terre en cherchant une eau qui leur convînt mieux. C'est surtout quand on veut les faire passer d'une eau vive à une eau stagnante que l'on éprouve des difficultés, et ce n'est qu'à force d'en sacrifier qu'on réussit à en acclimater quelques-unes ; elles multiplient assez , mais néanmoins leur nombre se borne suivant h nourriture qu'elles peuvent se procurer. Il parait également qu'elles ne sont bonnes à manger qu'après leur huitième année.
Voici une sottise qui se trouve consignée dans un grand nombre de (ivres :
Pouf &JN naître des &revii*es partout où l'on
veut, il faut prendre un quarteron d'écrevisses, les mettre dans un pot neuf bien luté, ensuite les mettre au four pendant troi§ ou quatre cuissons de pain, afin qu'elles soient bien pulvérisées; prenez de cette poudre, et faites-en de la pâte avec de la mie de pain ; et- lorsque vou? voudrez avoiç des écrevisse* dans un ruisseau ou rivière, ét?ng ou autre lieu, jetez de cette p4te dedans, et il y en naîtrç au bout 4e trois semaines.
Ce spnf des lignes déliées» ordinairement doubles, auxquelles on attache un haim, et qui s'ajustent aux
132 ÉraoAi.
On les appelle dans la Méditer-
EKB DB MB DE GBOEJVLAKD.
Cest ne petite hslcinr qui n'a que dix on doue pieds de long, et qui est d'une agilité étonnante. Ses deux mâchoires sont années de petites dents pointues; eBe porte sur le bas dodos une espèce d'épée, d'où loi est venu son nom ; cette épée a trois on quatre pieds de haut, et ressemble plutôt à an pieu pointa qu'à on sabre. Le poisson s'en sert pour s'arrêter dans sa course et pour en dhnmner la rapidité.
* Osmerus eperkmus. — Slint, en ADemigDe. — en Hollande. — Smelt, en Angleterre.
L'éperlan n'a guère qu'un décimètre ou environ de longueur. Son dos et ses nageoires présentent un beau gris ; ses côtés et sa partie inférieure sont argentés ; et ces deux nuances, dont l'une très-douce et l'autre très-éclatante, se marient avec grâce, sont d'ailleurs relevées par des reflets verts, bleus et rougeâtres, qui, se mêlant ou se succédant avec vitesse, produisent une suite très-variée de teintes chatoyantes. Ses écailles et ses autres téguments sont
d'ailleurs si diaphanes, qu'on peut distinguer dans la tète le cerveau, et dans le corps les vertèbres et les côtes. Cette transparence, ces reflets fugitifs, ces nuances irisées, ces teintes argentine^, ont fait comparer sa parure à des perles fines, et de cette ressemblance est venu, suivant Rondelet, le nom . qui lui a été donné.
Cet osmère répand une odeur assez forte. Des observateurs que ses couleurs avaient séduits, voulant trouver une perfection de plus dans leur poisson favori, ont dit que cette odeur ressemblait beaucoup à celle de la violette, — et cela n'est pas vrai, je le répète, — mais le vrai est que cette odeur est à peu près celle qu'exhale le feuillage foulé des violettes, et nullement la fleur.
L'ensemble de l'éperlan présente un peu la forme d'un fuseau. La tête est petite, les yeux sont grands et ronds. Des dents menues et recourbées garnissent les deux mâchoires et le palais. Les écailles tombent aisément.
Cet osmère se tient dans les profondeurs des lacs dont le fond est sablonneux. Vers le printemps, il quitte sa retraite, et remonte dans les rivières en troupes très-nombreuses, pour déposer ou féconder ses œufs. Il multiplie avec tant de facilité, qu'on voit dans plusieurs marchés de l'Allemagne, de la Suède et de l'Angleterre, des tas énormes d'individus de cette espèce.
Il vit à* Jtn et * pet** mmmBL i ceq«yfe. On le pèche ihnidwamcnt à lanboadwe de b| Seine.
Pêche à l Hpci li er.
D tant bien onaaâre rendrait ou Ton pêche, avoir un garçon de faatean sage et prudent. On peut amorcer des places le soir, pour pécher la nuit on de grand matin. Il finit rbmhtr nne ean tranquille et profonde, pour que le courant n'emporte pas ramoree.
Le succès du pécheur dépend de son adresse, et quelquefois aussi de la bonté du filet. Les épenriers les meilleurs sont ceux de quatre cent cinquante à cinq cents mailles.
On amorce en mettant de la terre molle et bien pétrie, du blé ou de l'orge bien cuite dans de l'eau ; on peut y ajouter un peu d'avoine ou de chènevis.
Cette pèche se fait pendant quatre mois : juin, juillet, août, septembre.
ÉP1BÏOCHE.
Gasterosteas teraculeatus. — Skitlspigg, en Suède. — Steckleback, en Angleterre. — Epinard, dans quelques départements méridionaux de la France. — Steinbicker, dans plusieurs contrées de l'Allemagne. — Ersskraper, dans quelques pays du Nord.
C'est dans les eaux douces de l'Europe que vit Fépinoche.
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Ce gastérosté è&t tm dès plus petits poissons que Pon connaisse^ à jieirië parvlenMI à la longueur d'an décimètre. 11 se nourrit de vers, de ébirysalides, d'inseetes que léS bords dés eaux peuvent lai présenter, d'œufs de poisson; et malgré sa faiblesse, il attaque quelquefois dëfe poissons, à la vérité, extrêmement jeunes, et tenant, pour ainsi dire, d'éclore. Les aiguillons, dont son dos est armé, et le bouclier ainsi que les lames dont Son eorps est revêtu, le défendent, mieux que Ton ne le croirait att premier coup d'œily de l'attaque de plusieurs des animaux qui vivent dans les mêmes eaux que lai.
Il est plusieurs contrées où Ton répand les épinocbes par milliers dans les ehamps, sur lesquels, ils forment, en se corrompant, un excellent fumier; ou bien on les emploie à engraisser dans les basseseours voisines des lacs qui leur otit Servi d'habitation, des canards, des cochons, et d'autres animaux. On peut aussi exprimer dé milliers d'épinoches une assez grande quantité d'huile bonne à brûler.
Les yeux de l'épinocbe sont saillants, et sèà mâchoires presque aussi avancées Tune que l'autre ; chaque ligne latérale est marquée ou recouverte par des plaques osseuses placées transversalement, plus petites vers la tête ainsi que vers la queue, et qui, au nombre de vingt-dnq, dé vingt-six ou dé Vingt-sept, ferment une sorte de cuirasse assez solide. Deux os allongés, durs et affermis antérieurement par un
twisltate, couvrent le el de là vient le nom porte répinoehe.
Au nMiU» f l'Iris, l'opercule brachial et lépluoche brillent de l'éclat de rargert, de celui de l'or, et sa gorge montrent chea le mâle celui du rubis.
L'épinoche eet un poisson leste et agile, et fNquenl dan» les petites rivières. Son naturel est peu farouche, qu'il vient jusque sur les pieds de qui 9e balyueot; communément il établit elle sous le* algues et autres plantes aquatiques, et ittat'tte liée ver» de terre, qui servent même d'amorce pour le prendre* tl parait que le soleil lui fait plaisir. Mate un procède singulier et qui mérite d'être étudié, eVet que ce petit poisson va chercher au loin des briua d'herbe ou débris de végétaux, les apporte dans t& touche* le* dépose sur la vase, les y fixe à coups de M*\ vettk um b pins grande attention à ses travaux* K*t*c* nn nid? SI d'autres épinoches approchant de cet endroit, bientôt il leur donne la chasse, et le* pourentt an Mn avec une vivacité étonnante.
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tVttt pirtsN* e ae eto n* en triture. n se cache sou- >VMl dan* fc **Nk ot on le prend à In marée basse MW d*% ttawtote* d** bdeèsa, des charrues. Mais