LE POISSON
pas plus d'enfants que les autres habitants des campagnes.
C'est également une mauvaise plaisanterie que d'attribuer les familles nombreuses des paysans à la « vigueur de ces enfants de la nature, » car, les paysans, sous ce rapport, sont moins vigoureux que les habitants des villes; — c'est , en raisonnant mieux , précisément ce peu de propension à l'amour auquel on doit , entre autres causes, attribuer le grand nombre d'enfants qui pullulent et grouillent autour des campagnes.
Il est un vieux livre de médecine , de salubri piscium alimente — où l'on établit que le poisson est la nourriture la plus salutaire.
Gallien était de ce sentiment à l'égard des personnes sédentaires , des vieillards , des enfants et des malades. Les Orientaux, excepté les habitants des côtes, ne mangent guère de poisson. — Les Juifs et les Syriens n'en mangeaient presque pas — quelques-uns d'ailleurs — ceux sans écailles, étaient interdits aux Juifs. — Quelques peuples anciens s'en abstenaient par diverses superstitions.