EXTRAIT DU MÉMOIRE DE LACÉPÈDE
« De toutes les saisons, la plus favorable au transport des poissons est l'hiver, à moins que le froid ne soit très-rigoureux. Le printemps et 'automne le sont beaucoup moins que la saison des frimas; mais il faut toujours les préférer à l'été. La chaleur aurait bientôt fait périr des in-
dividus accoutumés à* une température assez douce; et d'ailleurs ils ne résisteraient pas à l'influence funeste des orages qui régnent si fréquemment pendant Tété,
« Il ne faut exposer aux dangers du transport que des poissons assez forts pour résister à la fatigue, à la contrainte, et aux autres inconvénients de leur voyage. À un an, ces animaux seraient encore trop jeunes; l'âge le plus convenable pour les faire passer d'une eau dans une autre est celui de trois ou quatre ans.
« On ne remplira pas entièrement d'eau les tonneaux dans lesquels on les renfermera. Sans cette précaution, les poissons, montant avec rapidité vers la surface de l'eau, blesseraient leur tête contre la partie supérieure du vaisseau dans lequel ils seront placés. Ces tonneaux devront d'ailleurs présenter un assez grand espace. Bloch, qui a écrit des observations trèsutiles sur l'art d'élever les animaux dont nous nous occupons, demande qu'un tonneau destiné à transporter des poissons du poids de cinquante kilogrammes (cent livres, ou à peu près) contienne trois cent vingt litres ou pintes d'eau*
— Quelle que soit la température de l'air, il faut qu'il y ait toujours une communication libre entre l'atmosphère et l'intérieur du tonneau, soit pour procurer aux poissons, suivant l'opinion de quelques physiciens, l'air qui peut leur être nécessaire, soit pour laisser échapper les miasmes malfaisants et les gaz funestes qui se forment en abondance dans tous les endroits où les habitants des eaux sont réunis en très-grand nombre, même lorsque la chaleur n'est pas très-forte, et leur donnent la mort souvent dans un espace de temps extrêmement court. Mais comme ces soupiraux si nécessaires aux poissons que l'on fait voyager pourraient, s'ils étaient faits sans attention, laisser à l'eau des mouvements trop libres et trop violents qui la feraient jaillir, pousseraient les poissons les uns contre les autres, les froisseraient et les blesseraient mortellement, il sera bon de suivre à cet égard les conseils de Bloch, qui recommande de prévenir la trop grande agitation de l'eau par une couronne de paille ou de petites planches minces introduites dans le tonneau.
« Si Von veut conspirer en vie, malgré un long trajet, des truites, des loches ou d autres poissons qui périssent facilement et qui se plaisent au milieu d'une eau courante, on change souvent celle du tonneau dans lequel on les renferme. — Pour peu que Ton craigne les effets de la chaleur, on voyagera la nuit, et Ton évitera avec le plus grand soin, en maniant les poissons, de les presser, de les froisser, de les heurter.
« On ne les laissera hors de Teauque pendant le temps le plus court possible, surtout lorsqu'un soleil sans nuage pourrait, en desséchant promptement leurs organes et particulièrement leurs branchies, les faire périr très- promptement. Cependant, lorsque le temps sera froid , on pourra transporter des anguilles, des carpes, des brèmes, et d'autres poissons qui vivent assez longtemps hors de l'eau , sans employer ni tonneau ni voiture, en les enveloppant dans de la neige et dans des feuilles grandes, épaisses et fraîches , telles que celles du chou ou de la laitue. Un moyen presque semblable a réussi sur des brèmes, que Ton a portées vivantes à
plus de dix myriamètre^( vingt lieues). On les avait entourées de neige, et on avait mis dans leur bouche un morceau de pain trempé dans de l'eau-de-vie.
« C'est avec des précautions analogues que dès le seizième siècle on a répandu, dans plusieurs contrées de l'Europe, des espèces précieuses de poisson dont on était privé. C'est en les employant, qu'il parait que Maschal a introduit la carpe en Angleterre, en 1514; que Pierre Oxe l'a donnée au Danemark, en 1550; qu'aune époque plus rapprochée on a naturalisé l'acipensère strclet , en Suède , ainsi qu'en Pomérauic, et qu'on a peuplé de cyprins dorés de la Chine les eaux non-seulement de France, mais encore d'Angleterre, de Hollande et d'Allemagne.
« Il est aussi un procédé qui consiste à transporter le poisson, non pas développé et parvenu à une taille plus ou moins grande, mais encore dans l'état d'embryon et renfermé dans son œuf. Pour réussir plus aisément , on prend les herbes ou les pierres sur lesquelles les femelles ont déposé leurs œufs et les mâles leur laite,
et on les porte dans un vase plein d'eau jusqu'au lac, à l'étang, à la rivière ou au bassin que Ton désire peupler. On apprend facilement à distinguer les œufs fécondés d'avec ceux qui n'ont pas été arrosés de la liqueur prolifique du mâle, et que l'on doit rejeter; les premiers paraissent toujours plus jaunes, plus clairs, plus diaphanes. On remarque cette différence dès le premier jour de la fécondation, si Ton se sert d'une loupe ; et dès le troisième ou le quatrième jour on n'a plus besoin de cet instrument pour voir que ceux qui n'ont pas été fécondés par le mâle deviennent à chaque instant plus troubles , plus opaques , plus ternes ; ils perdent tout leur éclat, s'altèrent , se décomposent, et dans cet état de demi-putréfaction, ils ont été comparés à de petits grains de grêle qui commencent à se fondre.
a Le temps qui s'écoule depuis le moment où les œufs déposés par la femelle sont fécondés par le mâle, jusqu'à celui où les petits viennent à la lumière, varie suivant lès espèces, mais il ne parait pas qu'il augmente toujours avec leur grandeur. Il est quelquefois de quarapte et
même de cinquante jours, et d'autres fois il n'est que de huit ou de neuf. Lorsque c est au bout de neuf jours que le poisson doit éclore, on voit , dès le second jour, un petit point animé entre le jaune et le blanc. On peut s'en assurer d'autant plus aisément que tous les œufs de poisson sont membraneux, et qu'ils sont clairs et transparents lorsqu'ils ont été pénétrés par la liqueur laiteuse. Au troisième jour, on dislingue le coeur qui bat, le corps qui est attaché au jaune , et la queue qui est libre. C'est vers le sixième jour que l'on aperçoit, au travers des portions molles de l'embryon, qui sont très-diaphanes, le point d'appui des parties solides, c'est-à-dire la colonne vertébrale et les côtes qui y sont réunies. Au septième jour, on remarque deux points noirs, qui sont les yeux; le défaut de place oblige le tetos à tenir sa queue repliée ; mais U $ agite aypç vivacité, et tourne sur lui-même en entraînant le jaune qui est attaché à son ventre et en montrant ses nageoires pectorales , qui sont formées les premières. Enfin, le neuvième jour, un effort de la queue déchire la membrane de l'œuf, parvenu
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al ors à &oo pi us haut point d'extension et de maturité. L'animal sort la queue la première, dégage sa tête, respire par le moyen d'une eau qui peut parvenir jusqu'à ses branchies saps traverser aucune membrane, et animé par un sang dont le mouvement est à l'instant augmenté de près d'un tiers, il croit, dans les premières heures qui succèdent à ce nouvel état, presque autant que pendant les quinze ou vingt jours qui les suivent.
« Dans plusieurs espèces, le poisson éclos conserve une partie du jaunç dans une poche que forme la partie inférieure de son ventre. Il tire pendant plusieurs jours une partie de sa subsistance de cette matière, qui bientôt s'épuise, et à mesure qu'elle diminue, la bourse qui la contient s'affaisse, s'atténue et disparaît,
ç Daps les Mémoires de f Académie de Stockholm^ on trouve qu'up brochet, mesuré et pesé & différents âges, a précepte les poids et les longues suivants :
A 1 an V 2 once de poids.
? ans, 10 pouces de long, 4 onces.
A 3 ans, 16 pouces de long, 8 onces de poids. 4 — 21 — 20
Voyez ensuite, dans le présent livre, aux articles Wels (siluiws glanis) y Misgurne fossile [cobitis /bs$z7?s),Sandat,etc.,les avis que donne Lacépède sur ceux de ces poissons qu'il conseille d'introduire en France.
On verra quel accord règne entre Lacépède et M. Valenciennes. — Plût au ciel que cet entente existât toujours entre les savants, mais autant on en voit d'exemple entre les vivants et les morts, autant elle est rare entre les contemporains.
Voici maintenant un extrait du Rapport de F Académie.
«M. Milne-Edward démontre l'importance de la fécondation artificielle des poissons, qui appartiennent, pour la plupart, à cette catégorie d'animaux dont les œufs ne sont fécondés par le mâle que plus ou moins longtemps après leur émission, et sans que ce dernier ait avec la femelle aucune relation intime. « Aussi, dit-il,
« pour déterminer le développement de l'em- « bryon dans l'intérieur de ces œufs stériles, le « physiologiste n'a qu'à imiter dans ses expert riences de laboratoire ce qui se passe norma- «lement dans la nature, c'est-à-dire de les « mettre en contact avec l'eau chargée de lai- « tance ; la fécondation s'en opère aussitôt, et « pour se procurer cette laitance ainsi que les « œufs à féconder, il suffît de presser légèrement « l'abdomen des mâles et des femelles dont les « produits sont mûrs et dont la vie n'est pas a mise en danger par cette opération, eu bien « encore d'ouvrir le corps d'individus récem- « ment morts, car ces œufs et cette laite conserve vent leur vitalité pendant un temps assez long « après que la vie a cessé dans les êtres qui les « ont produits, et on peut même faire naître a ainsi de deux cadavres une génération nomci breuse et forte. »
«En 1842, deux pêcheurs illettrés de la Bresse, MM. Gehin et Remy, ayant constaté, par une longue suite d'observations, le mode de réproduction de la truite, et s'étant assurés de la possibilité d'opérer à volonté la fécondation
des œufs, se sont appliqués à multiplier ce poisson pour en repeupler les ruisseaux de leur canton; et le succès est venu couronner léttrs efforts; ils ont, plus que tout autre, le mérite d'avoir créé ainsi en France une nouvelle industrie. Leur procédé est simple et facile ; il est applicable même pour l'élève du saumon qu'on pourrait sans doute acclimater dans des fientes qui, jusqu'ici, n'ont été que peu ou point fréquentés pai* ce poisson. M. Bouicy, ingénieur civil de Hammersmith, a eu recours aussi au procédé de la fécondation artificielle pour te* peupler plusieurs rivières de la Grand^Bretagne, et parait avoir complètement réussi. 8a méthode diffère à peine de celle dé MM» Gehin et Rem y; les deux pêcheurs placent les œufs fécondés sur une couche de gravier, danâ des hottes en fer-blanc criblées de trous, pouvant contenir chacune environ un millier d'oeufs; ils placent ces boites dans quelque petit ruisseau dont les eaux sont vives et claires» mais peu profondes, et ils disposent les choses de façon que le courant puisse opérer un renouvellement rapide dans l'eau dont les œufs sont baignés»
car l'agitation du liquide est nécessaire non* seulement pour assumer la respiration des embryons, mais aussi pour empêcher le développement des conferves qui ne tarderaient pas à envahir les œufs si l'eau était stagnante, et déterminerait la mort du frai. Le développement de ces embryons dure quatre mois, et c'est, en général, vers la fin de mars ou en avril que réclusion a lieu, etc., etc.
ft M. Boccius, dans son Traité sur la production et entretien des poissons dans les eaux douces, donne des détails sur le procédé de fécondation artificielle du saumon et de la truite. Toute la difficulté, dit-il, est de se procurer assez de saumons femelles ou assez de frai pour repeupler la rivière. Un seul mâle peut féconder les œufs d'une douzaine de femelles adultes. Il insiste sur la forme des boîtes d'incubo>tion f et sur les phases du développement du poisson. Ainsi, par exemple, lorsqu'on mêle la laite avec les œufs, ceux-ci éprouvent une modification immédiate; de jaune-rougeâtre qu'ils étaient, ils deviennent d'une couleur opaque et terne. Il donne aussi quelques renseignements
sur le développement de plusieurs poissons tels que brochet, perche, gardon, vandoise, carpe, tanche, etc.; et sur les meilleurs moyens pour maintenir en juste proportion les variétés de poissons d'une pêcherie, d'une rivière. M. Ephemera parle aussi de la fécondation artificielle du saumon ; il décrit minutieusement les bassins qui doivent contenir les élèves, le développement du poisson qu'on peut suivre jour par jour, et il conclut distinguant deux procédés pour peupler une rivière de saumons, suivant qu'il s'agit d'une rivière dans laquelle il n'y a jamais eu de saumons, ou d'une rivière dans laquelle des saumons ont déjà existé et frayé, mais d'où ils ont disparu partiellement ou en totalité par suite de manque de nourriture ou d'un mauvais aménagement de la part du propriétaire.
« On ne peut avoir recours à la fécondation artificielle pour peupler nos eaux douces de certaines espèces dont l'introduction serait cependant fort utile dans un grand nombre de localités. Ainsi on ne trouve jamais les anguilles chargées de laite ou d'oeufs en maturité, et ces poissons paraissent ne se reproduire que dans
les profondeurs de la mer, d'où Ton en voit sortir chaque année des légions innombrables qui s'engagent dans les rivières et sont connues des pécheurs sous le nom àe montée. Pour peupler les étangs et les ruisseaux qui en manquent aujourd'hui, il faudrait, par conséquept, y transporter ce frai, et renouveler l'opération périodiquement. — Or, M. Coste a fait voir dernièrement que ce transport peut s'effectuer avec la plus grande facilité, même à des distances fort considérables. M. Coste s'était servi pour ses observations sur les modifications des épinoches, de grandes cuves en bois convenablement préparées par l'introduction d'un certain nombre de conditions favorables au but qu'il voulait atteindre; c'est dans ces cuves, dit-il dans son rapport sur la pisciculture, qu'il a obtenu des résultats dont il croit qu'on peut faire d'importantes applications. Son expérience la plus décisive regarde les anguilles ; il en a fait le sujet de ses recherches d'abord parce que leur mode de génération étant presque inconnu, pouvait fournir matière à d'importantes découvertes; ensuite, parce que leur chair agréable
au goût, constitue un aliment favorable à la santé, comme le prouve l'exemple des populations qui habitent la lagune de Comacchio. Il est donc à désirer qu'on puisse élever ces poissons en assez grande abondance pour qu'ils deviennent un des principaux moyens d'alimentation ; mais pour atteindre 6e but, il faut deux conditions préalables; se procurer du frai autant qu'on en voudra, et découvrir les circonstances qui doivent en assurer le rapide déte*loppement. C'est vers les mois de mars et avril, à l'embouchure des rivières et des fleuves, à l'entrée de la nuit, que se manifeste tous les ans le phénomène de fa montée. G'esfc la fnonïée, c'est-à-dire la migration des nouvelles anguilles, ou plutôt d'une espèce de glaife vivante* que l'on pêche avec des tarais, et qu'on verse dati» - des barriques où on l'entasse. M. Coste, ayant réussi à transporter le frai des anguilles avec des paniers d'osier remplis d'herbes aquatiques, a obtenu ensuite des résultats considérables en faisant séjourner ces animacules dans ses cuves de boi6 ; à l'âge de deux ans, les anguilles avaient trente centimètres de long et sept centimètres de
circonférence. Les anguilles sont de tous les poissons ceux qui peuvent produire les plus grands bénéfices, car de tous les poissons, elles sont ceux qu'on peut élever en plus grand nombre dans le moindre espace et dans la moindre quantité d'eau. — M. Coste indique aussi les moyens de transport pat la voie de navigation ; c'est-à-dire avec des tonneaux dont les fonds, percés d'une ouverture garnie d'un grillage quelconque, soieùt perméables à l'eau du fleuve sans laisser passer les jeunes anguilles; ces tonneaux remplis d'herbes et de montée , seraient liés entre eux en forme de radeau, et traînés par un bateau remorqueur, ou par des chevaux, s'il y a un chemin de halage. De plus, M. Coste, afin de pourvoir au -défaut d'alimentation des anguilles qui se nourrissent naturellement de vers, d'insectes, de larves de grenouille, etc., a trouvé qu'une sorte de hachis composé de chair de cheval, de chien, de chat, de chenilles, de hannetons, peut les nourrir et les engraisser.» — Il termine son rapport en donnant quelques détails sur la pêche des anguilles de la lagune de Comacchio.
M. Valencicnnes a fait un Rapport sur les espèces de poissons de la Prusse qui pourraient être importées et acclimatées dans les eaux douces de la France, où il est question du sonder {Perça hucioperoa) ou sandel ou sandat y poisson de bon goût, à chair blanche, qui devient presque aussi grand que le brochet. Ensuite il parle du wels [silurus glanis), poisson connu seulement dans le nord-est de l'Europe, qui est aussi de très-bon goût, et qui atteint de fortes dimensions '.
La grande lotte y que les Allemands npmment guappe, a été aussi l'objet de ses recherches; c'est le véritable gadus-lota de Block 2 .
1 Dix-sept wels vivants ont été amenés à Paris et déposés dans l'un des bassins des réservoifs de Mariy ; on a rapporté un individu long de l m ,20 et du poids de 10 kilog.; et on en a pris plusieurs autres de m ,80 de longueur. — Un poisson de cette espèce fut servi, avec une carpe du Rhin, dans le repas donné, en 1828, par la ville de Strasbourg au roi Charles X ; les deux poissons furent payés 700 francs.
f Douze exemplaires de cette espèce ont été déposés vivants avec les wels dans un des bassins du Muséum d'histoire naturelle. L'eau qui alimente ce bassin est un mélange de l'eau de Seine avec celle de l'Ourcq ; elle n'a pas para convenir à ces lottes; on en a perdu quelques-unes. Mais celles qui ont été portées en eau de Seine pure dans les ré*
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Un poisson qui manque aussi à nos eaux douces est le alandt (cyprinus jeter) ' ; un autre est le pitzker (le cobiiis fo$silis de Linné), poisson du genre des loches, qui devient trois fois plus gros que les loches de nos rivières.
M. Valenciennes avait pris toutes ses dispositions pour le transport de ces espèces qu'il voulait acclimater en France. Les poissons étrangers avaient souffert en voyage, soit à cause d'une perte d'eau considérable , soit par le mouvement du chemin de fer ; cependant il se sont remis de 1$ fatigue, et il espère qu'ils donneront du frai pour empoissonner nos grandes pièces d'eau. Il expose les avantages de cette importation redoublés par la fécondation artificielle , et conclut indiquant les cinq ou six espèces de poissons fumés qu'on pêche dans la Manche , qui n'arrivent jamais sur les
servoirs de Marly se sont parfaitement remises ; on les a toutes conservées.
1 Si quelques naturalistes pensent cependant que cette espèce se montre déjà, quoique rarement, dans les eaux de la Flandre, on ne peut contester que les races du nord-est de l'Europe ne soient beaucoup plus fortes. On en a rapporté onze vivants.
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marchés de nos grandes Tilles, et qu'il a remarqués aux marchés de Berlin ; il cite Y orphie {tiÊûX belone), les flets (pkurtmecfeÊ flesvs) et
l'alose qu'on vend à Berlin sous le notn de
Qlodfinch.
Je pense qu'il né reste aucun doute sur le rapport qui existe entre les idées de Lacépède nt colles de MM. Costa , Milnê-Edwârds et Ya~ Imioiennes.
On verra en lisant, chacun à sa place, l'histoire des poissons qui viennent d'être nommés — que s'il en est qui n'aient pas été désignés par Lacépède, c'est qu'il est douteux qu'ils noient une bonne acquisition.
tè poisson Considéré comme altmetit.
Il y a deux grandes espèces de poisson : le poisson frais, et celui qui ne Test pas.
Le premier est toujours bon, fût-ce uhe ablette ; — le second, fût-ce utie truite, né vafot rien.
Le père Glam, tnoti Voisin de Sâinté-Àdrèsse, me montrant Sa pêche t — Voilà ufl beau ho»
mard, lui dis-je» je vous le prends.
*- Non , me dit-il , il est mort de ce matin , « il n'est pas digne d'entrer dans le corps de l'homme. »
On a attribué au poisson une grande influence sur la population des communes riveraines, — ^'est une erreur, — 1° les pêcheurs ne font pas du poisson leur nourriture habituelle , ils le vendent, et mangent des légumes et préfèrent la viande ; 2° les pêcheurs n'ont