TOURTEAU
La plus grosse et la meilleure espèce de crabes. On prend les tourteaux, comme les étrilles, dans des paniers ou nasses et aussi à la main sous les roches, à la marée basse. Au lieu d'être agile comme l'étrille, le tourteau croise ses bras et paraît immobile. Mais
314 TROUSSE DU ràCHEUR.
tu besoin il pince etconpe ernettement. J*en ai vn de la largeur d'une assiette.
TRAMAIL, TREMAIL ou TRAMEAU.
Filet composé de trois nappes, deux de flf s forts et à grandes mailles, qu'on appelle hamaux^ anmés on amas; entre ces deux, une de fil fin et à petites mailles, qu'on nomme la nappe^ la toile^ la ftue, on la flo. On tend ces filets à la basse eau, comme les palis, ou on en garnit les parcs ; ou bien on les tend en pleine eau, tantôt par lef(»id, et tantôt à la dériye. On se sert beaucoup à Marseille et en Italie de tramails en soie, que Ton fait venir du Levant et qui me paraissent excellents.
TROUSSE MJ PÊCHEUR.
10 Un fort couteau ; 2<» une sonde ou plomb ; 8<^ un anneau pour décrocher les lignes. On ^n fait de sim^pies et d'autres plus compliqués : le simple, qui sufQt assez souvent, est un fort anneau en fer, de trois pouces à peu près de diamètre, pouvant peser une demi-livre ou trois quarterons, auquel est attaché un fort cordonnet. Lorsque la ligne est accrochée, on fait passer cet anneau par la gaule, on le fait glisser le long de la ligne qu'on tient tendue ; tombée à terre, il rencontre la pierre ou la racine qui retient ITia-
TAUtTB. Si S
meçon, et en tirant fortement à soi, <m ramène assez soaTcnt sa ligne saine et sauve.
Le pécheur ne devra jamais se mettre en campagne sans être muni de plomb, de Hége, de plumes, d'une ou deux pelotes de soie torse et d'une peiotte de ficelle de Un, Une botte en fer*blanc r«Afermera son appât.
TBUITE.
Saîmo trutta. — Trotta^ en Italie.— Fo7*e, en Allemagne.
— Trout, en Angleterre.
La truite n'est pas^ulement un d^ poissons les plus agréables au goût , elle est encore un des plus beaux. Les écailles brillent de Téclat de Targent et de l'or ; un Jaune doré mêlé de vert resplendit sur les côtés de la tête et du corps. Les pectorales sont d'un brun mêlé de violet; les ventrales et la caudale dorées; la nageoire adipeuse est couleur d'or, avec une bordure brune ; l'anale, variée de pourpre d'or et de gris de perle; la dorsale, parsemée de petites gouttes purpurines ; le dos est relevé par des taches noires, et d'autres taches rouges entourées d*un bleu clair réfléchissent sur les côtés de l'animal les nuances vives et agréables des rubis et des saphirs. — N. B. Malgré tout le respect que l'on doit à un homme auquel on emprunte, comme je fais àLacépède, je ne puis m'empécher de dire qu'il flatte beaucoup la truite sous le rapport de l'éclat; Jamais on n'a poussé aussi loin