‹ Dictionnaire du pêcheur; traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée, histoire, mœurs, habitudes des poissons, crustacés, testacésChapitre 111 sur 112 · VIEILLE · texte numérisé non relu

VIEILLE

coupée. Ces aiguillons sont la seule défense de la vive contre les pêcheurs ; s'ils en sont piqués, la partie s'enfle, et la tumeur est accompagnée ordinairement d'inflammation, de douleur et de fièvre. Ces aiguillons n'ont pas même perdu tout leur venin quand ranimai est mort, et quand par hasard les cuisiniers en sont piqués, il leur arrive presque les mêmes accidents que si Tanimal eût été vivant. C'est encore d'après cette singulière propriété qu'il est ordonné, par les règlements de police, aux pécheurs et aux marchands de poissons de les couper. Le venin de cet animal n'existe que daiis la mécanique ou manière dont les piquants agissent.

Selon Lemery, le remède à ce mal consiste à se servir de matières acres et volatiles, etc., comme d'esprit-de-vin, d'un mélange d'oignons et de se), ou bien de la chair même de la vive. Selon M. Andry, il faut appliquer sur la blessure le foie écrasé de l'animal même.

VIEILLE ou VIELLE.

Labrus vetula.

On pêche sur les côtes de Normandie et de Bretagne un poisson qu'on y nomme vieille ou vielle, vrac, carpe de mer. Les auteurs donnent ces différents noms au poisson dont il s'agit. Sa longueur

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