A PROPOS DE LA PÊCHE ET DE LA POLITIQUE
Teau et effrayer l'électeur par de grands et gros mots, qui font d'autant plus de bruit qu'ils sont plus creux. Les pêcheurs de l'opposition crient qu'on vend le pays à F Angleterre^ — le ministère fait sonner qu'on veut plonger le pays dans r anarchie ; àdim l'un et l'autre cas, quelques poissons timides s'épouvantent et vont donner dans ce tramaîl où ils s'empêtrent.
Pêche à la nasse et au verveux. — Le ministère met au fond de la nasse quelque nouveau témoignage de l'entente cordiale , ou une hausse à la Bourse.
L'opposition met dans ses pièges la diminution ou l'abolition des impôts, l'avènement des capacités et une loi agraire.
Pêch£ à rêpervier. — Le gouvernement rassemble ses électeurs, sur un point donné, autour d'une espérance quelconque, — d'un port de mer sur une montagne , d'un chemin de fer pour telle ou telle ville, parfois même d'un tableau pour une église, — puis quand les poissons s'agitent autour de l'amorce , il jette son filet et les englobe.
Cette pêche réussit moins à l'opposition qui