A PROH)S DE LA PÈCHE
n*a pas de résuliat'assez immédiat , d*amorce assez fraîche. Mais ces procédés perdent tous les jours de leur efficacité, — Félecteur trop péché est devenu défiant; et il voit de loin le filet. — Les gros poissons surtout ne peuvent guère être pris que un à un , et il faut donner à chacun Tamorce qui lui convient. C'est la belle pèche , la pêche des amateurs , la pêche à la ligne.
Pêche à Vasiicot. Le ministère met à son hameçon un bureau de tabac , — une demibourse dans un collège, — un bureau de poste» — un petit avancement dans la carrière administrative y etc. — On prend ainsi de Tablette , du gardon, de la brème, du goujon, en un mot, le fretin. L'opposition amorce avec un brevet de grand citoyen , de citoyen incorruptible, — elle ne prend pas grand'chose si elle a la maladresse de pédier dans les eaux du ministère, — le poisson ne mord à cet hameçon que faute d'autre appât.
Quand il s'agit des gros poissons, du brochet, de la carpe, du barbeau, le ministère tire de son panier des amorces plus sérieuses, — de
ET DE LA POLITIQUE. Qè
bunnea grosses places, des décorations , desâ- DécureSy des concessions, etc.
L*opposition ne peut attacher à sa ligne que des promesses. . . réalisables si. . . —ou quand. . . Elle fait des promesses plus grosses parce qu'elle sait bien qu'elle ne pourra pas les tenir.
Mais c'est toujours là pèche à la mouche aritficielle, ç{i ne prend que les truites et les cétacés, poissons qui remontent les grands courants; — ça ne vaut pas la, pêche au vif, — là est le secret des majorités.
ABLBTTB
(Cyprinus albumus, — Ablette. — Ne$teli7ig, en Allemagne. — Kalinkan, en Russie. — Alpkenaar, en HolkoNie. — Bleak, en Angleterre.)
La mer Caspienne est la patde dé I*abie, ausssi bien qne les eaux douces de presque toutes les contrées européennes. Ce cyprin a quelquefois deox ou trois décimètres de longueur; et sa chair n'est pas désagréable au goût. Mais ce qut Ta fait principale'^ ment rechercher, c'est Téclat de ses écaiiles. L'art se sert de ces écailles blanches et polies , comme de celles des argentines ef de quelques autres poissons. Ces écailles argentées donnent aux perles factices un brillant qui Yappelle les perles de l'Orient. On enlève arec soin ces écailles ] on les met dans un bas^n d'eau claire; on les frotte les unes contre les autres; on répète cette opération dans différentes eauir, Jusqu'à ce que les lamés éeailleuses ne laissent p4«s