ESPADON
uoe fois déterré, il n'est pas pris pour cela, il saute, s'échappe et rentre dans le sable, même assez dur, avec une grande rapidité.
Les pécheurs prétendent Tavoir quand il s'ensahle ; c*est une erreur. J'ai vu leurs prévisions presque toujours trompées. C'est pour éviter un ennemi ou pour atteindre une proie, sans doute, qu'il agit ainsi. C'est une pèche très-amusante et qui se fait à pieds secs, (Voir Làubon.)
ESPADON ov POISSON A SCIE.
Serra.
L'espadon est rangé au nombre des ennemis de la baleine, quoiqu'il en soit une espèce particulière. Sa tète est armée d'une défense osseuse, longue, plate et pyramidale. On lui a donné souvent les noms de poisson à scie, épée de mer, héron de mer, poisson empereur; il est plus connu sous le nom d'espadon. Il porte au-devant de la tète une espèce d'épée ou de scie dentelée des deu}L c6tés; cette scie este longue d'une aune, recouverte d'une peau dure, et armée de piquants ai forme de dents, plats et tranchants.
Quoique l'espadon n'ait que neuf ou dix piedî( de longueur, il se rend formidable à la baleine; il la poursuit sans relâche. La baleine, qui n'a que sa queue pour défense, tâche d'en frapper son ennemi. SI elle l'attrape, elle l'écrase d'un seul coup; mais
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l'esfUidOQ, fxhiai ^^ ^^^f erdinaironeDl le eo«p mortel. A l'instant il bondit en l'air^ rttomlie sur la baleine, et tâche non de la fNirêer, inaia de la soier av6Q lea denta dont aa scia est armée. La mer est bienlte teinte dn sang qài aorl des. hlesaurea de la baletee..
Je parte $ominftKremefit dea fkaieaana qtte toaa n'a* ve» que pmt m iw^Uit de ehaneea de reoùtftttrer.
Sturio, — Estourgeon, dans plusieurs départements méridionaux de France. — Sturhim, dans d'autres. — Créac, dans d'autres. — Porcelleto, en Italie. — The sturgeon, en Angleterre. — S^ent, en Flandre.
La Gonlenr de. Festorgeon est bieiiAtre» atee dé petites taches brunca sur le doa et noires sur la par^ tia inférieure du corpa. 11 devient trèa^grand^ et lara* qu*il a atteint tout sondévelopperaent^ il a plita êm dli-bnlt pîeds^ ou de six mètres^ delangneaur.
Cet éaornie cartilaginenâ habite uoinaeolelnelrt daoa l'Océan, mais encore dans la. Méditerranée^ dans la mer R^ge, dtans lePontrEiOcîn, dans la mer Gasplemne^ Mal$, au Heu de passer toute sa nie au milieu dea eaux nalée^;^ comme i^araiea, les a^ualea^ lea li^pbies, lea baltstea et les chimères, U i^eefeer^he les eaux douces, comme le pétromyaoo'lamproie^ lorsque le printempa arrive. Quand le besoin de
pondre o» de féconder ses «euf» k faresse, il s'eagage alors dans presc^ue tous les grands ILcHTes* Il remonte particulièrement dans ie Votga, le TansiS, te DaD«be, te P6, (a (rar^ime, la Loire, ta Rbin, TËIbe, rOder. On ne le voit même le plus s«iiiveffilqae daaa le$ fleuves larges et profonds.
Il greiedit et engraisse dans ces rivièrea fortes et rapides, suivant qiA'il y reneontre la tranquillilé^ la température et les aliments qui Uû ecmvieMient le mieux ; et il est de cies fleuves dans tesqdeis il est parv^nii à un poids énorme, eA jnsqn'à celui de mitte livres, lûnsi qne te rapporte Finie de quelqQes-iuis de ceux que l'on v^ail de sois tjsmps dans le Pè.
I4)rsqu'il esd eneore dans la met, ou près de Teoibottçhure des grandes rivières^ il se nourrit de biH rengs, ou de riisq^ereattx et, de gades; el lorsqu'il esl <H)g«^ dan^ les fleu^ves^ il aUaque ks saenoQna, qui les remontent à ]^vi près dans le mé^ie temps que lui, et qui m peuvent lui oppQ$»ikgr qu'aoe Mbile résistance* Gomeie il a,Frive parfois avant ees pcii$sonsdanstesparUeséleyéesde^ rivières ceijisi^al)le&, ou qn'il se méW à iours landes, dodt il chereiie à faire sa proi^, et qu'il tvira^t semblal>iie à. un géant au milieudeces légions nombreuses^oi^ Taeemparé k un Qbef,, Qt 09 i's^nommé h4!Q»4fi£iteur d^ sia%umm>
}l dépose dans lesfleuMes use immense quantité d'œufs^ et sa chair y prései»te. un degré de délicatesse très-rare, surtout dans les poissons oartila-i
gineox ; elle ressemble à celle d'on jeune veau.
L'esturgeon peut être gardé hors de l'eau pendant plusieurs jours sans périr.
On en présenta un à François F', qui était long de dix-huit pieds.
On donne le nom de caviar ou kaviac aux œufs de l'esturgeon, que l'on prépare aussitôt après la pèche, en les lavant hien dans du vin blanc, et en ôtant certains ligaments dans lesquels ils sont entremêlés et la pellicule qui les enveloppe ; on les fait un peu sécher au soleil, on les met ensuite avec du sel dans un vaisseau percé de petits trous; on les y écrase avec la main ; lorsque toute l'humidité superflue est bien dissipée, ce caviar doit être d'un brun rougeâtre. On le met en galettes épaisses d'un doigt et larges comme la paume de la main, puis on l'arrange dans des barriques et on l'envoie en divers lieux éloignés de la mer, où on trouve cette denrée excellente. Le caviar forme une branche considérable du commerce des Hollandais. On en porte surtout beaucoup aux Moscovites, qui en font un trèsgrand usage dans leurs trois carêmes, qu'ils observent très-scrupuleusement. Les Russes nomment cet aliment kaviaHsckari. Ils y mêlent souvent du poivre et de l'oignon avec de l'huile et du citron. Les Italiens regardent le caviar comme un manger fort
délicat; on prétend cependant qu'il est malsain et fiévreux.
ETRILLE.
Espèce de crabe, un peu ve]u, avec des pattes d'un beau bleu. On ]e prend dans des nasses de différentes formes, et aussi dans des filets adaptés à des cercles en fer larges comme un guéridon, que Ton descend au fond de la mer, après avoir attaché du poisson très-frais dans Tun ou dans l'autre. A la marée basse, on en trouve sous les pierres, mais ils s'échappent rapidement et pincent plus cruellement que les écrevisses. Je me vante d'être le plus habile pécheur d'étrillés à la mahi du Havre à Ëtretat, sept lieues de côtes.