JUIN
Cette époque est une phase de malaise pendant la* quelle ils ne mangent guère.
La pêche la plus sûre, en juin, est celle des truites dans les ruisseaux froids et dans les courants ra« pides.
A la mer, on pédie les maquereaux, les orphies, etc.
LAMPAOIE* 19&
Lafnpeira et lampreda, — Lampreda, en Italie. — Xantprey ou Lamprey eel, en Anglelerre. — Lampretee, en Allenuigne. — Pihale, dans quelques départements më'* rldionaux de la France.
Au<4eYaDt d'un corps très^long fit ^Unclrique M une tête étroite et allongée* L'oa^ettnre de ia IxMiehe n'étant contenue par aucune partie dure ou solide» ne présente pa3 toujours le ménae contour : s^cooforma^ tioi>se prête anx différants b^oios de l'animal » mais le plus souvent sa forme est ovale, et c'est un peu au-dessous du museau qu'elle est placée. Les dents^ un peu crochues, ereuses, et maintenues dans de amples cellules charnues, au lieu d'être attachées k des qi4c;ho.ires osseuses» sont disposées sur plusieurs rangs et s'étendent du centre a la circonférj^nce* Communément ces dents forment vingt rangées, et sont au nombre de cinq ou sXil dans chacune. Deu]( autres dents plus gr(jsses sont d'ailleurs placées dans la partie antérieure de la bouche, s^t autres, sont réunies ensemble dans la partie postérieure \ et la
laDgue, qai est courteet échaacrée en croissant, est garnie sur ses bords de très-petites dents.
Auprès de chaque œil, sont deux rangées de petits trous, l'une de quatre, l'autre de cinq. Ces petites ouvertures paraissent être les orifices des canaux destinés à porter à la surface du corps cette humeur visqueuse, si nécessaire à presque tous les poissons pour entretenir la souplesse de leurs membres, et particulièrement à ceux qui, comme les pétromyzons, ne se meuvent que par des ondulations rapidement exécutées.
La peau qui recouvre le corps et la queue, qui est très* courte, ne présente aucune écaille visible pendant la vie de la lamproie ; elle est toujours enduite d'une mucosité aboudante, qui augmente la facilité avec laquelle l'animal échappe a la main qui le presse et qui veut le retenir. La couleur générale de la }am« proie est verdâtre, quelquefois marbrée de nuances plus ou moins vives. Derrière chaque œil, et indépendamment des neuf petits trous que nous avons déjà remarqués, on voit sept ouvertures moins petites, disposées en ligne droite, comme celles de l'instrument à vent auquel on a donné le nom de flûte ; ce sont les orifices iles branchies ou de l'organe de la respiration. Les œufs de lamproie sont de la grosseur des graines du pavot, et de couleur orange. Leur nombre est très-considérdble. C'est pour s'en débarrasser, ou pour les féconder lorsqu'ils ont été
pondas, que les lamproies remontent de la mèr dans les grands fleuves, et des grands fleuves dans les grandes rivières. Le retour du printemps est drdkiair rement le moment où elles quittent leurs retraites marines pour exécuter cette espèce de voyage périodique. Mais le temps de leur passage des eaux salées dans les eaux douces est plus ou moins retardé ou avaucéy suivant les changements qu'éprouve la température des parages qu'elles habitent.
Elles se nourrissent de vers marins ou fluviatiles, de poissons très-jeunes, et par un appétit contraire à celui ^un grand nombre de poissons^ mais qui est analogue à celui des serpents, elfes se contentent aisément de chair morte.
Des blessures graves et mêmes mortelles pour la plupart des poissons ne sont point dangereuses pour les pétromy zons, et même, par une conformité remarquable d'organisation et de facultés avec les serpents et particulièrement avec la vipère, ils peuvent perdre de très-grandes portions de leur corps sans être à l'instant privés de vie, et l'on a vu des lamproies à qui il ne restait plus que la tête et la partie anténeure du coirps coller encore leur bouche avec force, et pendant plusieurs heures, à des substances dures qu'on leur présentait.
On en a pris qui pesaient trois kilogrammes; et lorsqu'elles pèsent quinze hectogrammes, elles ont déjà un mètre dé longueur. D'ailleurs leur chair.