‹ Dictionnaire du pêcheur; traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée, histoire, mœurs, habitudes des poissons, crustacés, testacésChapitre 55 sur 112 · LÉPAS · texte numérisé non relu

LÉPAS

ùmte de coquillages unival ves, ou qui n*ont qu^une coquille, €t sont attachés au rocher qui leur sert d'une ▼alvc.

On a rendu en latin par celui de patelta ie nom grec lepaSj parce que sa coquille ressemble à une petite Jatte ou à un petit plat. On le connaît sur les côtes de la Normandie sous le nom de berlin ou berdin; en Provence, sous celui à^arapède: sur les côtes du Poitou et d'Àunis, sous celui à^œil de botte. Le lépas rampe sur les rochers. On a calculé âa marche, montre en main : un de ces animaux a avancé pendant une minute huit pouces de long, et si ranimai ne se reposait pas si souvent, il pourrait avancer d'un pied. La base qui est à l'ouverture de la coquille est occupée par un gros muscle qui a presque autant de chair que tout le reste du corps de l'animal; ce muscle n'est point couvert par la coquille. Le lépas s'en sert pour marcher, ou pour se fixer fortement sur la suTface d'une pierre ; les péeheuri ont bien de la peine à l'en détacher, en insi«- Duant la lame d'un couteau entre la pierre et la coquille. L'antoal s'en détache à sa volonté pour

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aller à la pétnre; mais il meurt s'il cesse d'être entouré d'eau. On le mauge cru ou cuit.

LIBOURET.

Pèche qui se fait avec une ligne qu'on enfile dans un trou qui est au bout d'un morceau de bois, qui, à son autre extrémité, porte plusieurs piles garnies de haims. Cette ligne est terminée par un poids. Le morceau de bois du libouret se nomme avalette.

UEU.

Le poisson connu sous ce nom en Bretagne s'appelle merlU'Verdin au Havre, grelin à Fécamp, luts à Caen, merlu en Picardie, lévénégate chez les Bas- Bretons, colin à Granville, abadiva chez les Basques.

Ce poisson est blanc sous le ventre, et devient de plus en plus brun jusque sur le dos, qui, au sortir de l'eau, parait d'un vert obscur ; lorsqu'on le garde quelque temps, cette couleur brunit, et devient plus foncée.

lili^nes pour tonte pèche.

On fait ces lignes en racine ou boyau de ver à soie; la longueur est de trois pieds, et on se sert de soie verte cordonnée. Pour le reste, on y met uti boq^oa proportionné à l'appAt : un siniple cbaliimeaù très-

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délié, s'il doit porter un simple ver rouge *, un bouchon taillé, si on doit se servir d'un vairon. On varie aussi, dans l'un et l'autre cas, la grosseur de l'hameçon les n^' 4, 5, 6, 7, dans la fabrication des lignes, excepté pour la pei*che, qui a la gueule très-grande et qui laisse aller l'hameçon facilement. Bans toutes 11 faut incliner toujours vers des hameçons relativement moins forts.

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