‹ Dictionnaire du pêcheur; traité complet de la pêche en eau douce et en eau salée, histoire, mœurs, habitudes des poissons, crustacés, testacésChapitre 73 sur 112 · MŒURS DES POISSONS · texte numérisé non relu

MŒURS DES POISSONS

Le saumon se plaît dans les eaux vives et profondes.

La truite, dans les torrents, les cascades, et parfois de petits ruisseaux.

MOLCHË ARTIFICIELLE. 245

Le barbeau cherche les courants rapides.

La brème, dans une eau profonde et tranquille.

Le chevenne hante les bords ombragés.

La perche, les trous, les excavations sous ks rives et les herbes.

La vaudoise et le gardon aiment les fonds de sable.

La carpe, les herbiers.

La tanche, les fonds vaseux.

Le goujon, les graviers.

L'ablette se joue à fleur d*eau.

Le brochet se tient en embuscade dans les joncs et sous les feuilles des nénuphars.

MOUCHE ARTinCIELLR.

Pour la pèche des truites et des poissons blancs à la surface de Teau.

Cette pèche se fait en marchant.

C'est danft les mois de mai, de juillet, d'août et de septembre qu'elle est le plus productive.

On doit avoir une canne à bambou, très-légère, au moins de quinze à seize pieds de long; elle doit être à la fois roide et flexible. On la garnit de petits anneaux pour passer la ligne, avec un moulinet au bas de la canne, pour donner ou retirer de la ligne.

La ligne doit être en soie et faite comme il est dit à l'article ligne ; on y met un^ deux, ou trois hameçons. On a dans un portefeuille deux ou trois douzaines

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de mouches artificielles, et on attache à laligae celles qui ressemblent le plus anii insectes que Ton trouve sur le bord de l'eau.

IJne. petite pluie, un temps lourd, sombre, orageux, sont les circonstances favorables* Cette pécbe «e fait à la fin du jour et de grand matin.

aiORUE*

Morrhua,

Le poisson qu'on nomme en HoUande et sur la côte de Flandre cabillaud, chez les Basques bacaillau, dans l'intérieur de la France morue, est partout le même. Ces différentes dénominations viennent de la différence des langues ou patois. A Fégard des préparations, quand on mange ce poisson tel quMI sort de Teau, on le nomme morue ou cabillaud frais; quand il a été salé et point séché, c'est de la morue verte; s'il a été salé et séché, c'est de la morue sèche; s'il a été séché sans avoir été salé, c'est du stockfisch ou morue en bâton. £t encore suivant des circonstances différentes dans leur préparation, les unes sont dites en grenier, les autres en barils ou au sec, ou en saumure; les unes blanches, d'autres charbonnées, etc#, et c'est toujours le même poisson. On en prend de toutes les grandeurs, depuis trois pieds et plus de longueur, jusqu'à celle d'un petit merlan.

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