‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 100 sur 339 · DEAUVILLE · texte numérisé non relu

DEAUVILLE

<l6 France s'est trouvée dissoute à la suite des évéoements de 1870. Si, eomme il faut Tespêrer, elle se reconstitue, il est à souhaiter que son règlement se trouve plus conforme aux usages généraux des courses.

DEàUVILLE. La fondation de rhippodrome deBeauville marque une des phases les plus brillantes de la marche des courses «n France. £lle eut lieu sous le patronage de M. le ducdeMomy, au moment où il entrepritde faire de Deauville une ville d'eaux, et d'y attirer les touristes parisiens disséminés sur tonte la céte. Les courses furent jugées une des plus puissantes attractions, que l'on put trouver. La réunion de Deauville fut orga* aisée dès le début sur une vaste échelle, inconnue en France partout ailleurs qu'à Paris et à Chantilly. La Société d'encoura* gement, TAdministration des Haras dotèrent largement le non-» vel hippodrome, et son inauguration eut un grand retentissement»

La réunion de Deauville se compose de trois journées non interrompues. Elle a lieu après les courser de Gaen , mais jamais avant le l*** août. La fixité de cette date tient à la mesure du comité de la Société d'encouragement qui interdit les courses de deux ans avant cette époque. L'attrait'de la primeur de ces épreuves longtemps attendues , à une époque de l'année où Tiûtérôtdes courses se trouve quelque peu allangui, est donc réservé à Deauville.

Les deux événements principaux de la réunion sont la course de deux ansf, ayant eu primitivement la dénomination de prix de Morny, qui lui a été retirée en 1871. Ce changement de nom a eu pour cause, probablement, la chute du gouvernement auquel appartenait M. le duc de Morny : c'est une ingratitude peu justifiée de la part du comité de Deauville, car le pays en général, et les courses en particulier, doivent en grande partie leur prospérité à M. le duc de Ifomy.

La course de deux ans de Deauville est un événement im«portant de la saison d'été. C'est la première fois de l'année que les jeunes chevaux se montrent en public; leurs débuts, attendus avec impatience, sont suivis avec grande attention. Par un hasard, qu'il faut, en grande partie, attribuer à la

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