‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 104 sur 339 · DÉCISION. — DÉCLASSER · texte numérisé non relu

DÉCISION. — DÉCLASSER

' DÉCISION. Ce mot s^mploie, dans une double acception, ly ordinaire il exprime ]a solution d'une question soulevée par une réclamation et résolue par le comité devant lequel elle est portée.

On dit également d'un cavalier ou d'un jockey, qu*il manqcM de décision, c*est-à-dire de hardiesse, de sang-froid ou d'àpropos.

DÉCLARER. Ce mot s'emploie fréquemment en termes de courses pour exprimer diverses formalités, imposées parle Règle ment aux propriétaires de chevaux. Ainsi, par exemple, quand un propriétaire paye forfait (voy. ce mot), on dit tel cheval a déclaré forfait, c'est-à-dire a payé la somme spécifiée au programme, et moins élevée que l'entrée (voy. ce mot), formalité qui équivaut à une renonciation au droit de courir, que lui donnait son engagement (voy. ce mot).

La déclaration par laquelle un cheval est retiré d'une course est toujours irrévocable, et le propriétaire ne peut y revenir après l'avoir faite.

Tout propriétaire engageant un cheval pour la première fois, doit déclarer les couleurs de sa casaque (voy. Couleurs) , qui nepeuvent plus être changées sans un nouvel avis.

Les propriétaires sont tenus, au moment oîi la cloche sonne pour chacuoe des courses dans lesquelles ils ont un ou plusieurs chevaux engagés, de déclarer à la personne chargée du pesage le le nom des chevaux qu'ils comptent faire courir. Les noms de ces chevaux sont immédiatement affichés, et, dix minutes après, la cloche sonne de nouveau. S'il arrive qu'un cheval parte, bien que n'ayant pas été déclaré, ou soit retiré après avoir été inscrit, les Commissaires ont le droit d'en demander l'explication au propriétaire ou à son refurésentant, et si l'explication n'est pas satisfaisante, ils peuvent le mettre à une amende, n'excédant pas cinq cents francs.

DÉCLASSER. Les chevaux de course appartenant suivant leur mérite à des catégories déterminées, que l'on nomme classes, on dit de chacun d'eux ; il est ou il n'est pas dans sa classe, c'està-dire qu'il sç trouve en concurrence avec des adversaires d'une classe inférieure ou supérieure à celle à laquelle il appartient

Dans ce cas, le cheval est déclassé; cetfe expression s'applique, cependant, plus généralement et à plus juste titre dans le sens propre du mot, à un cheval transplanté dans une classe inférieure à la sienne, qu'à celui qui se trouve, au contraire, trans* porté dans une catégorie supérieure. Dans ce dernier cas, il est plus juste de dire qu'il n'est pas dans sa classe; lé mot déclassé impliquant toujours l'idée d'une supériorité déchue.

Le déclassement d'un cheval a une extrême importance en course, et devient parfois l'objet d'une étude et d'uae spéculation. Etant donné et admis, comme Texpérience l'a démontré, qu'à moins de circonstances toutes particulière', un cheval d'une classe secondaire, quelque bon qu'il soit, ne peut battre un concurrent d'une classe supérieure, on devient à peu près certain de gagner, si Ton peut arriver à faire passer un cheval dans une classe inférieure à celle qu'il possède réellement. Pour atteindre ce but, on met en pratique pliisieurs moyens, dont le plus ou moins de délicatesse est discutable, puisque tous ont plus ou moins pour but de tromper le public ou le handicapeur (voy. ce mot), afin que dans les handicaps, il donne au cheval des conditions de poids avantageuses. La manœuvre la plus usitée, en semblable circonstance, est de faire courir plusieurs fois le cheval, dans une condition incomplète, de manière à ce qu'il se montre au-dessous de son mérite réel. Quand cette exhibition trompeuse s'est renouvelée un certa'n nombre de fois, le public s'y laisse prendre. On engage alors le cheval dans une course où il ne trouve que des concurrents d'une classe inférieure à la sienne, on dit alors, il est déclassé. Cette pratique est la plus usitée, parce qu'elle est la moins dangereuse, on n'a nul besoin de mettre le jockey dans la confidence, et l'on garde par deVers soi l'eicuse de se dire que le cheval n'a pas été arrêté (voy. ce mot), qu'il aurait gagné s'il avait pu ; mais on était parfaitement certain qu'il ne le pouvait pas.

Quelques propriétaires déclassent leurs chevaux en sens contraire, c'est-îi-dir*) que, se faisant une idée exagérée de leur mérite, ils les engagent constamment avec des adversaires supérieurs, et, par conséquent, ne gagnent jamais.^ La manière de placer ses chevaux, et de ne pas les mettre hors de leur

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