DÉCOUSU. — DÉFENDRE
classe est d'une extrême importance pour an propriétaire ; sans cette qualité, il s'expose à de fréquentes déceptions.
DÉCOUSU. On dit qu'un cheval est décousu, quand sa construction présente un certain aspect heurté et irrégulier. Ce manque d'harmonie provient d'ordinaire d'une des parties plus saillantes que ne le comporterait l'ensemble de Tanimal. Être décousu ne constitue pas à vrai dire un défaut pour un cheval, en ce sens qu'en général les chevaux dits décousus sont parfois difficultueux, mais presque* toujours excellents : les règles d'après lesquelles on juge la construction d'un cheval sont presque toutes de convention. C'est-à-dire qu'il se rencontre fréquemment des chevaux d'une construction en dehors de toute règle établie, et qui n'en sont pas moins remplis de qualités, d'autres au contraire, parfaitement réguliers, et dépourvus de tout mérite. Le mot décousu s'applique donc beaucoup plus aune certaine construction particulière qu'à une défectuosité.
DÉFAULTER est un mot anglais importé dans le langage des courses et, à peu près nationalisé aujourd'hui. On désigne ainsi un parieur qui n'a pas payé les paris qu'il a perdus, et contre lequel il y a eu une réclamation au Betting ou Sa' on de course. Dès lors, il ne peut plus reparaître dans l'assemblée sans avoir payé ce qu'il doit.
DfiFEGTUOSITË. On nomme défectuosités les imperfections apparentes d'un cheval. Une défectuosité n'est pas une tare, c'est une partie qui n'est pas aussi bonne qu'elle pourrait ou devrait Tôtre en raison de l'ensemble. Ainsi, quand un cheval est grêle dans ses boulets ou dans ses membres, comparativement à son dessus, il est défectueux dans son dessous. Si, au contraire, ayant des membres irréprochables, il est faible dans son rein, ou commun dans sa tête il est défectueux dans son dessus. La défectuosité implique une imperfection naturelle, mais non un défaut.
DÉFENDRE (Se) est une expression générique usitée pour exprimer l'action d'un cheval qui, à l'aide d'un moyen quelcon-
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qlie, se refuse à faire ce que l'on lui demande, ou cherche à se débarrasser de son cavalier.
DÉFENSES (Les) constituent l'ensemble des mouvements à l'aide desquels un cheval chexche à se soustraire aux exigences de son cavalier. Les défenses sont nombreuses; presque chaque cheval en a une qui lui est propre, ou, du moins, si le mouvement est le même, il varie à Tinfini dans la manière dont il se produit suivant le caractère, la construction ou les habitudes de l'animal. Les principales sont, cependant : la pointe, défense qui consiste dans un mouvement en arrière, oîi le cheval s'appuyant sur son arrière-main, élève progressivement Tavantmain à une hauteur, qui atteint souvent la perpendiculaire, c'est-à-dire que l'animal se trouve absolument droit. Quand un cheval pointe avec cette exagération, la défense se nomme cabrade ; c'est la plus dangereuse de toutes. La ruade est le contraire de la pointe. Le cheval s'appuyant sur l'avant-main, lance l'arrière-màin en l'air avec plus ou moins de violence. Cette défense est plus particulièrement accentuée chez les juments. La pointe au contraire est davantage familière aux chevaux entiers. Le bond, mouvement désordonné, dans lequel le cheval, s'arc-boutant sur ses quatre membres, fait le gros dos et s'enlève de terre les quatre jambes en même temps. Cette défense, quand elle se répète plusieurs fois de suite, est excessivement dura à supporter pour le cavalier; elle est habituelle chez les poulains les premières fois que Ton essaye de les monter. Il n y aurait pour ainsi dire pas d'homnàes en état de résister à une succession de bonds non interrompus, si on ne tenait le poulain à la tête avec un caveçon. Le demi-tour, ou téte-àqueue, parce que le cheval se retournant brusquement se trouve avoir la tête ou était sa queue quelques secondes auparavant ; ce mouvement est familier aux jeunes chevaux, chez lesquels il est d'ordinaire provoqué par Teffroi que leur cause les objets extérieurs auxquels ils ne sont habitués. Le mot défense s'applique à l'ensemble de tous les mouvements désordonnés employés par un cheval en révolte contre son cavalier,
DELAMARRE (M. Henri) est propriétaire, avec quelques-uns de ses amis, de Tune des écuries de France les plus importantes