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FAUX DÉPART

Un faux départ a lieu, quand un ou plusieurs chevaux, entrés dans la piste et rangés en ligne pour se préparer à

partir, s*élancent, volontairement ou non, avant que le starter n'ait donné le signal en abaissant son drapeau. Quelles que soient les conditions dans lesquelles s'est effectué un faux départ, que l'un ou plusieurs des concurrents aient accompli partie ou totalité de la distance , quelquefois plus, en s*emportant, ils doivent immédiatement, 6'est-à-dire dès qu'ils sont arrêtés, être remis en ligne, et le départ doit leur être donné de nouveau et de suite. En aucun cas, on ne doit les faire rentrer et remettre la course à un autre moment de la journée; Le faux départ étant un inc'dent delà course même, qui est censée commencée dès que les chevaux sont entrés sur le terrain , chacun des concurrents en supporte les conséquences dans la mesure qui lui incombe.

Les faux départs sont parfois accidentels ou pour mieux dire involontaires, c'est-à-dire qu'un cheval impatient se rendant CDmpte qu'il va courir, force la main de son jockey, et part malgré lii. Il entraîne môme quelquefois un ou plusieurs de ses adversaires.

Il arrive fréquemment aussi qu'un jockey, ayant reçu Tordre de prendre la tète au départ , surexcite son cheval pour qu'il se trouve prêt à se mettre sur les jambes dès que le signal sera donné. L'animal, impatienté, fait plus que Ton ne lui demande, et part malgré son jockey. Ces inconvénients sont inhérents à la course même, et impossibles à éviter.

Mais le plus souvent les faux départs sont intentionnels, et proviennent de l'intention qu'ont un ou plusieurs jockeys, de prendre un avantage illicite et de partir avec une avança sur leurs concurrents. Souvent, quand un cheval est connu pour avoir un caractère difficile pu violent, quelques-uns de ses adversaires cherchent à lui faire un ou plusieurs faux départs, afin que, s'arrêtant difficilement^ il s'épuise avant la course. Il y a pour les jockeys deux manières d'effectuer cette manoeuvre. La plus simple est, au moment oti les chevaux se mettent en ligne, de partir avant que le signal ne soit donné. La seconde, plus habile peut-être, consiste à se placer derrière le peloton et à ne se mettre en ligne que quand les autres chevaux impatientés ont fait UQ ou plusieurs faux départs. En restant ainsi derrière les concurrents; un jockey paralyse, le starter, pendant

que ses ad versai ress6 tourmentent et sMmf attentent. Il faut un cheval très-calma pour exécuter cette tactique.

C'est dans ce ca? surtout que le starter a besoin d'un pou- Yohr discrétionnaire pour faire cesser de semblables abus ou pour y obvier autant que possible. La place des chevaux est tirée au sort avant chaque course. Si un jockey désobéit, ou cherche à prendre un avantage ilHci(e,les Commissaires peuvent lui imposer une amende et même luiinterdirede monter dans les courses de la localité où le fait se passe, pendant le temps quHls jugent convenable. Pour rendre c*>tte pénalité efficace, tout jockey mis à l'amende est incapable de monter môme dans une autre localité, tant que cette amende n'est pas payée. Tout jockey, se trouvant sous le coup d'une exclusion, ou d'une suspension prononcée par les Commissaires du Jockey-GIub anglais, est incapable de monter partout où le règlement français est en vigueur.

De ces diverses pénalités, la plus sérieuse ou à vrai dire la seule réelle, réside dans la suspension ou Texclusion définitive. L'amende est à peu près illusoire, elle estgénéralement payée par le propriétaire, qui, quelquefois, donne lui-môme Tordre à son jockey de se montrer indocile aux ordres du juge. La suspension ou rexc'usion au contraire, mettant le jock y dam Fimpossibilité momentanée ou absolue de monter, c'est-à-dire de gagner sa vie, il devient prudent quand il s'agit d'encourir une aussi forte peine.

Cette expression appliquée à l'ensemble de la course, veut dire que le signal a été donné à propos, et bien compris par les jockeys, de telle sorte que les concurrents sont partis aussi ensemble que possible.

Quand la locution bon départ est employée pour un cheval isolément, elle signifie que ce cheval est parti d'une manière avantageuse pour lui. Cette circonstance peut se p^'oduire sans que le jockey ait commis aucune illégalité. Un bon ou mauvais départ dépend de plusieurs circonstances. Certains chevaux, sont prompts à se mettre sur leur jambes (voy. ce mot), d'autres plus lents, c'est-à-dire que, prenant leur train plus

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