DEROBER
Années. Chevaux. Propriétairas.
1844 Lanterne Prince de Beauvau.
1845 Fitz-Emilius A. Aumont.
1846 Meudon Baron N. de Rothschild.
1847 Morok A. Aumont.
1848 Gamhetti Lupin.
1849 Expérience Th. Carter.
1850 Saint-Germain Lupin.
1851 Amalfi Lupin.
1852 Porthos . A. Aumont.
1853 Jouvence Lupin.
1854 Celebrity Reiset.
1855 Monarque A. Aumont.
1856 Lion Prince de Beauvau.
1857 Potocki Lupin.
1858 Ventre-SainlGris Comte de Lagrange.
1859 Black-Prince Comte de Lagrange.
1860 Beauvais Mme Latactie de Fay.
1861 Gabrielle d'Estrées Comte de Lagrange.
1862 Souvenir Julien Robin.
1863 La Toucques De Montgomery.
1864 Bois-Roussel Delamarre.
1865 Goatran Major Fridoiin.
1866 Florentin , Delamarre.
1867. Patricien Delamarre.
1868 Suzerain Schickler.
1869 Consul Comte de Lagrange.
1870 Bigarreau Major FridWin.
1871 (pas couru)
DÉROBER (Se). Se dérober se dit d'un cheval, qui, au lieu de rester sur la piste, et de courir droit, S3 jette de côté, plus ou moins violemment, quelquefois en dehors des cordes, et cherche enfin à sortir du tracé de la course. Ce défaut est assez familier à plusieurs chevaux auxquels on a demandé des efforts exagérés, qui prennent la course en aversion, et cherchent à se soustraire aux exigences quMls prévoient et redoutent. A part le danger que présente une semblable disposition, elle constitue presque une impossibilité pour un cheval de course, surtout quant elle prend un certain caractère de fixité et de permanence.
Les chevaux de steeple-chase sont plus sujets que les autres à prendre ce défaut, parce que, chez eux, l'aversion de la course
2i6 DÉSARÇONNÉ. — DÉTRESSE.
peut se trouver augmentée parla répugnance à sauter. Fréquemment ils se dérobent devant les obstacles, mais chez eux cette tendance re^itre mieux dans la définition du mot refuser.
DÉSARÇONNÉ se dit d'un cavalier violemment jeté à terre par son cheval. L'origine de cette expression vient évidemment du mot arçon, sorte de squelette en bois, sur lequel repose tout Téquilibre et l'aplomb de la selle.
DESVIGNES (M.). L'apparition de M. Desvignes sur le turf date déjà de plusieurs années. Gomme M. Delamarre il a commencé par avoir quelques chevaux de steeple-chase, au nombre desquels figure Auricula, qui courait encore il y a quelques années. M. Desvignes a songé un moment à fonder une grande écurie de course , mais cette résolution n'a pas persisté. Ëckmuhl est aujourd'hui à peu près tout ce qui reste des débuts de cette entreprise. Le haras de M. Desvignes, situé à laMarseil- Hère, près La Flèche, n'a cependant subi aucune diminution. Il se compose d'un assez grand nombre de poulinières, dont quelques-unes, comme Perle et Alabama, ont démontré un certain mérite. Les produits du haras de M. Desvignes doivent être entraînés cette année dans l'écurie de M. Delamarre.
DÉTRESSE. On dit qu'un cheval donne des signes de détresse, quand, dans une course, il témoigne par quelque signe extérieur que le train est trop vite pour lui et qu'il éprouve quelque peine à le suivre. Il n'est peut-être pas encore battu à ce moment, et, si le train de la course diminue, il peutlui rester une chance. Cela dépend du moment où il donne les premieis signes de détresse, et de l'état où se trouvent ses concurrents. Mais généralement cette indication peut être considérée conmie le précurseur d'une défaillance absolue. Le premier signe de détresse est un mouvement convulsif des oreilles. Au lieu de se tenir droites ou pointées en avant, elles éprouvent une oscillation d'avant en arrière. La tête, en même temps, prend une direction à peu près horizontale, prolongeant en quelque sorte la ligne de l'encolure. Quand, à ces premiers symptômes vient se joindre un mouvement de la tête ressemblant assez à un sa* lut, et pouvant faire croire que les pieds retombent sur un sol