FINOT
ci finissent bien. Bien finir est donc une des qualités les plus essentielles d'un jockey et d'un cheval de course.
FINOT (M. le baron). Le nom de M. le baron Flnot, se relie intimement à l'organisation des steeple -chases en France. C'est du moins à ce moment quMl s'est révélé comme une des individualités les plus marquantes du turf français. Le goût des chevaux et des courses est inné chez M. le baron Finot, il les possède tous deuï, à peu près depuis sa naissance. Avant de posséder une des écuries de steeple-chase des plus importantes, il était surtout connu comme Tun de nos plus habiles gentlemen-riders (voyez ce mot). M. le baron Finot montait aussi bien que nos meilleurs jockeys, de l'avis de plusieurs propriétaires, s'il eût pu monter au poids, personne n'aurait hésité à lui confier un favori de Derby. M. le baron Finot possédait toujojrs un ou deux chevaux généralement d'une classe assez ordinaire ; il les montait, les entraînait lui-même et en tirait tout le parti possible, ils n'eurent pas mieux fait dans les mains de l'entraîneur le pins expérimenté. Le développement rapide pris par les steeple-chases en Fr.ince, fut une révélation pour lui : il se livra dès brs uniquement à cette spécialité, et ne tarda pas à y acquérir une réelle supériorité. Sous ce rapport^ M. le baron Finot est peut-être l'un de ceux à qui l'élevage de pur-sang est le plus redevable de l'inconteslablo suprématie dont il jouit aujourd'hui. L'organisation des steeple^ïhases avait principalement pour but de démontrer que les chevaux de pur sang, inbaltables sur un hippodrome, perdaient en grande partie cette supériorité sur des terrains profonds, hérissés d'obstacles sérieux. Convaincu par l'expérience et la pratique que la haute qualité du cheval de pur-sang était indélébile et se retrouvait toujours, quelle que fût d'ailleurs la spécialité, à laquelle elle était adaptée, M. le baron Finot s'attacha prin. cipalement à transplanter des chevaux d'un certain mérite, des courses plates dans les steeple-chases.
Cette transformation demandait de la part de celui qui l'opé rait, beaucoup de hardiesse d'abord, car il fallait ne tenir aucun compte de préjugées enracinés, d'opinions fausses et passées en fçrce de chose jugée» et surtout une profonde con-