‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 155 sur 339 · FORME · texte numérisé non relu

FORME

prime un certain ensemble de .conditions dans lequel se trouve l'animal ; le sens en est donc assez complexe. C'est à la fois la qualité réelle du cheval, mais, plus encore, l'état dans lequel il se trouve, et, par conséquent, le plus ou moins de possibilité oh. il est de démontrer cette qualité.

La forme d'un cheval de course est chose très-fugitive, précisément parce qu'elle est subordonnée à un concours de circonstances, que l'on peut aider et provoquer, sans jamais être certain de l'obtenir au jour et à l'heure où on le désire. La base première de la forme d'un cheval réside dans son mérite intrinsèque ; s'il ne possède pas cette condition première et indis« pensable, rien au monde ne peut la lui donner. En admettant donc qu'il en soit naturellement dpué, il reste incapable de la démontrer sans le secours de l'bomme, dont Fintervention se produit ici sous la forme de l'entraînement. C'est, en quelque sorte, un diamant brut que le lapidaire polit et monte avec le plus de soin possible, pour le faire ressortir dans tout son lustre- Il faut évidemment que le diamant ait une valeur réelle et intrinsèque, mais, sans le lapidaire, il resterait inconnu et ignoré. La matière vivante ne se pétrit pas comme une chose inanimée. Quels que puissent être le talent d'un entraioeur, son habitude du cheval en général, l'étude particulière qu'il fait de l'animal, sur lequel il applique son expérience, il peut arriver^ par suite d'une disposition de santé, de croissance ou de tout autre cause, qui échappe à l'analyse, que tant de soins et de précautions demeurent superflus : le cheval ne peut arriver à sa forme, c'est-à-dire au maximum de sa qualité naturelle développée par l'entraînement. Puis tout à coup, sans que les conditions extérieures, où se trouve l'animal, se modifient d'une manière appréciable, le but si cherché se produit comme de lui-môme, résultat d'une multitude de circonstances, comme à point, réunies le môme jour, sans qu'il soit possible de voir laquelle de ces circonstances faisait défaut la veille, et disparaîtra peut-être U lendemain.

Le cheval est donc en forme quand il se trouve apte à dédémontrer le point culminant de sa qualité naturelle, fixée et développée par l'entraînement. Un certain aspect extérieur dénote bien cet état de la dernière perfection possible à obtenir*

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