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FROID

n'ont pas démentie. Auciin établissement, toute proportion gardée, n'a produit de meilleurs chevaux.

L'écurie de M. le Major Fridolin a eu en 1870 un succès exceptionnel, dont les victoires de M. Delamarre, avecVermout et Bois-Roussel, n'offrent môme pas l'équivalent. Sans parler de plusieurs autres courses importantes, M. le Major Fridolin a gagné le prix de Diane, celui du Jockey- Club et le grand prix de Paris, avec Bigarreau et Sornette, Les événements sont venus interrompre cette série de succès presque sans précédents. Bigarreau a été retiré d'entraînement, et récemment remis en travail. Quant à Sornette, après une assez longue carrière, mêlée d'alternatives de succès et de revers, elle vient de se tuer au moment oh on lui accordait enfin un repos bien mérité.

L'écurie de la Morlaye est revenue d'Angleterre, avec un lot remarquable de chevaux de trois ans; il est rare au reste, qu'elle ne possède pas chaque année un ou deux poulains qui figurent parmi les meilleurs de leur âge.

FROID. Un cheval froid est celui qui a besoin pour démontrer ses qualités, d'être plus ou moins énergiquement sollicité par son cavalier. C'est à la fois une qualité et un défaut, suivant le degré oh ce caractère se trouve accentué chez l'animal. Froid est un terme moyen entre calme et paresseux, un peu plus que le premier et un peu moins que le second. On dit un cheval froid par opposition à un cheval chaud, l'un est toujours disposé à faire moins qu'on lui demande, l'autre, au contraire, à faire plus. Un cheval froid, dans une certaine limite, est toujours préférable surtout pour la course, parce qu'il ne se fatigue pas inutilement, et que Ton dispose de ses forces et de ses qualités comme et quand l'on veut. La qualification de froid ou de chaul n'implique au:une appréciation sur le mérite même du cheval ; il peut être également bon ou mauvais, quoiqua froid ou chaud.

GABRIEtLE D ESTRÉES. — GAGNANT. 305

6ÂBRIELL£ D^CSTRÉES. Poulinière alezane, née en 1858* chez M. le comte F. de Lagrange; par Fitz-Gladiator et Antonia, issue de Épirus; morte en 1867.

Gabrielle d'Ëstrées appartient à une famille à peu près éteinte aujourd'hui, à la seule exception de Trocadéro ; mais il ne reste plus de femelles de la descendance d'Antonia, sauf Antoinette, pouliche, non-seulement inconnue, mais disparue, qui n^avait, au reste, hérité d'aucune des qualités de la famille. Cette extinction est d'autant plus regrettable, qu'Antonia, sur trois poulains qu'elle a eus en France, compte deux produits tout à fait de premier' ordre, Gabrielle d'Estrées et Trocadéro.

Gabrielle d'Estrées, comme son frère Trocadéro, a couru jusqu'à l'âge de sept ans. C'est un fait exceptionnel qui démontre chez la famille une qualité très-accentuée, l'endurance ou le fond. Malgré une carrière prolongée au delà du terme accoutumé, Gabrielle d'Estrées est sortie absolument saine de Fentraînement. Elle avait gagné le prix du Jockey-Club en 1861. Cette victoire, qui classe toujours un cheval comme un concurrent de premier ordre, fut suivie de nombreux succès, qui consacrèrent définitivement sa haute qualité. Aussi sa mort peutelle être considérée comme une perte très-regrettable pour M. le comte de Lagrange. Elle avait été envoyée en Angleterre, pour être saillie par Gladiateur ; au retour elle eut une traversée tellement pénible qu'elle tomba malade et mourut.

GAGNANT. Le cheval gagnant est celui que le juge déclare avoir dépassé le premier le poteau d'arrivée. Il faut en outre qu'il ait rempli toutes les conditions de la course, quand bien même aucun autre concurrent ne se serait présenté au départ. Il est alors déclaré gagnant, reçoit le prix, et devient passible des surcharges imposées aux gagnants de ce prix.

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