FRIDOLIN
yariablement acclamé, après son triomphe dans le steeplechase annuel de cette ville; Tenthousiasme quMl excitait n'aurait pas permis à un autre de gagner cette course sans avoir à sa disposition un piquet de gendarmerie pour escorter sa rentrée au pesage.
Franc-Picard donna, pendant dix années cousécutives, l'instructif exemple d'un cheval de pur-sang, petit, menu, coroeur, possédant un train qui ne lui aurait incontestablement pas permis de lutter, pour nUmporte quelle distance, contre un cheval de course plate de Porire le plus médiocre, et trouvant cependant, dans sa qualité de pur-sang, une assez grande supériorité relative, pour battre constamment, avec des surcharges impossibles, les steeple-chasers les plus renommés sur tous les par-> cours, et malgré les obstacles de toute nature.
Bien qu'il ne soit pas une exception, Franc-Picard était cependant d'un mérite peu commun dans cette spécialité, et il le devait précisément à des qualités généralement contestées aux chevaux de pur-sang; une excessive adresse, car il est sans contredit de tous ceux qui ont suivi sa périlleuse carrière, celui qui a fait le moins de chutes ; une franchise inaltérable et une docilité sans limites.
Nous devons conclure en disant que Ton rencontre peu de chevaux ayant une aptitude aussi remarquablement développée que Franc-Picard.
FRIDOLIN (Major). Le pseudonyme de Major Fridolin a été adopté dès l'origine des courses par M. Ch. Laôtte, qui possédait seulement quelques chevaux de course, à cette époque ; M. Lafitte est devenu, il y a quelques années, propriétaire de l'écurie de M. le baron Nivière, qui avait lui-môme succédé à M. le prince Marc de Beauveau. L'écurie de M. Ch. Lafitte, connu dans le public des courses sous le nom de Major Fridolin, est donc une des plus anciennes et l'une des meilleures que nous possédions depuis l'origine des courses. Elle est alimentée par le haras de Villebon, propriété située prés de Palaiseau et appartenant à M. le baron Nivière. C'est la suite du haras fondé à Viroflay, par M. le prince Marc de Beauvau ; les poulinières qui l'occupent ont reçu de leurs mères une qualité qu'elles