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GÉNÉALOGIE

, Lorsque les courses s'organisèrent et prirent un certain développement en Angleterre, il devint plus important encore de s'assurer de l'origine des chevaux que l'on destinait à la course, les qualités de leurs auteurs devenant sinon une garantie, au moins une présomption en leurfaveur. Pour éviter toute incertitude à cet égard, on tint un registre exact des produits de chaque jument, destinée à la reproduction, des étalons par lesquels elle était saillie, et des poulains qui naissaient de ces unions. Ce livre à pris le nom de Stud-Book (Voyez ce mot). Il contient la généalogie, c'est-à-dire Tascendance, en remontant aussi haut que possible, de tous les chevaux de pur-saug, qui naissent chaque année.

La généalogie, est donc pour un cheval comme pour un homme, la preuve par documents authentiques, qu'il descend depuis un nombre plus ou moins grand de générations, de parents connus, et plus ou moins illustres. Les Arabes sont les premiers chez lesquels on retrouve trace de cettd attention à conserver une preuve certaine de la généalogie de leurs chevaux. Ce serait, au reste, un des meilleurs arguments en faveur de l'opinion, que les races ont été créées distinctes, avec leur aptitudes et leurs caractères différents, au lieu de provenir d'une sélection introduite par le fait de l'homme. On ne verrait pas, dans le cas contraire, un peuple primitif attacher autant d'importance à l'origine d'animaux de la même espèce.

Les Arabes ne possèdent pas de tables généalogiques écrites; cependant ils sont certains de l'origine de leurs chevaux, parce qu'ils font toujours couvrir leurs juments en présence de témoins arabes. Bien que la foi de ceux-ci ne soit pas proverbiale, iln'y a pas d'exemple, qu'un Arabe ait jamais signé une fausse attestation de la naissance d'un cheval. Ils sont persuadés dans ce cas, que leur famille serait exposée aux plus grands malheurs, et finirait par être détruite. Quand un chrétien se trouve, par hasard, posséder une jument de la race pure ou Kochlani^ et veut la faire couvrir par un étalon de le môme race, il est obligé de faire appeler un Arabe pour témoin. Celui-ci reste vingt jours auprès de la jument, pour être certain, qu'aucun étalon ne la déshonore. Pendant ce temps, elle ne doit pas voir même de loin, un cheval entier ou un âne. Le même Arabe doit

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