LIMOGES
la course, où il figure, un cheval que l'on connaît parfaitement, et suivant qu'il peut ou battre, ou mettre plus ou moins à Tou* vrage l'adversaire dont on veut avoir la ligne, c'est-à-dire connaître le dernier mot, on sait à quoi s'en tenir sur ce qu'il peut faire avec d'autres chevaux, dont on prend également la mesure avec celui qui a servi à vous donner la ligne de course, et que l'on craint. De cette manière, on peut avoir quelque donnée, si Ton rencontre le même concurrent dans une autre course, et calculer si Ton a quelque chance de le battre avec un adversaire meilleur que celui qui a servi à le tâter. Le mot ligne s'emploie plus particulièrement dans ce dernier cas, c'est-à-dire quand il s'agit d'une course, on dit alors: la ligne publique permet telle ou telle induction. Autre • ment, quand cette épreuve a été faite entre deux chevaux de la mémo écurie, c'est plutôt un essai. Tirer la ligne d'un cheval, est donc chercher à établir, d'après ce qu'il a fait avec certains adversaires, quel pourra être le résultat de sa lutte avec d'autres, qu'il n'a pas encore rencontrés, et qui, euxmêmes, peuvent être appréciés par la comparaison, qu'il est possible d'établir entre eux et un autre concurrent qui aurait couru avec le premier. C'est, en un mot, procéder du connu à l'inconnu avec un terme de comparaison intermédiaire. Cette mesure peut évidemment être souvent trompeuse, cependant quand elle est bien prise, elle donne un résultat, quelquefois approximatif, mais, fréquemment aussi, absolument exact.
LIMOCrES. Les courses de Limoges furent autorisées le 27 mars 1820. Cette année-là, les courses eurent lieu 5ur la route de Limoges à Pierre-Buffières. A cette première réunion, M. Royères eut tous les honneurs de la journée ; quatre prix furent courus, il en gagna trois.
Les sommes à cette époque n'étaient pas ce qu'elles sont aujourd'hui, et le montant de la première course fut de 800 fr., gagnés par Ecureuil ; les autres victoires avaient été remportée» par Méconnu et Hirondelle. En 1822, M. Bonnefoud gagna deux prix ; en 1823, M. Vanteaux gagna le prix de 800 fr. avec Séducteur.
Les courses de Limoges ont toujours été en grandissant, et