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MONARQUE

la mère de VillafraDca, par Monarque. En 1862, elle eut par Monarque, Gladiateur.

MONARQUE. ' Cheval bai, né en France, en 1852, chez ' M. A. Aumont ; par The Baron, Sting ou Emperor, et Poëtess par Royal Oak.

Monarque â gagné à 3 ans la Poule d'Essai à Paris (6000 fr.); la Poule des Produits à Pans (3500 fr.) ; le prix du Jockey- Club à Chantilly (52 200 fr.); le Grand Saint-Léger de France A Moulins (9900 fr.); le prix Spécial à Paris (3000 fr.); le prix Principal à Paris (5000 fr.); le prix Principal à Paris (4500 fr.)

En 1856 Monarque a gagné à Paris le prix du Cadran (3000 fr.); le prix du Pavillon (5000 fr.); le prix des Haras ■((lOOO fr.); à Boulogne-sur- Mer, le prix des Haras (2000 fr.) ; et à Paris, le prix Impérial (6000 fr.).

En 1857, à 5 ans, Monarque a gagné, sous les couleurs de M. F. de Lagrange à Paris, le prix du Pavillon (5000 fr.); le prix des Haras (2500 fr.) à Chantilly ; le prix de PAdministration des Haras (5000 fr.) ; le prix Impérial, à Boulogne (4000 f.); le prix Impérial, à Moulins (4000 fr.); à Paris, le prix Impériad <6000 fr.); le grand prix Impérial à Paris (14 000 fr.).

Le nom de Monarque marque la seconde période de Télevage de pur-sang français, à laquelle on peut donner le nom de l'ère de l'affranchissement. C'est effectivement après sa victoire dans le Goodvrood-Cup, et dans le handicap de Newmarket, que les Anglais, un peu étonnés à Paspect d'un semblable animal, enlevèrent aux chevaux étrangers Thumiliant avantage de poids dont, jusqu'à cette époque, ils leur avaient fait l'aumône comme une preuve sans réplique de l'inébranlable supériorité de la production anglaise.

Avant l'apparition de son fils Gladiateur, Monarque était sans contestation aucune, le cheval le plus remarquable qui fût né en France; il restera toujours un des meilleurs qui aient jamais existé en tous pays. Né en 1852 au haras de Yictot, chez M. Alexandre Aumont, trois des meilleurs étalons que la France ait possédés se disputent Thonneur de sa naissance. Sa mère Pœtess fut successivement saillie par Sting, the Baron et the Emperor. Mais suivant toutes les probabilités appréciables, et

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en s'en rapportaat à la plus certaine en semblable circonstance» la date de sa naissance, nul ne saurait contester à the Ëmperor la gloire d'avoir procréé cette illustration de l'élevage fran- ^îs. Monarque porte donc, en lui, le sang le plus noble qui ait jamais circulé dans les veines d'un cheval. The Ëmperor est par Defence et Reveller mare, Poetess sortie de Royal Oak et Ada par Whisker. Après avoir gagné, en 1841 le prix du Jockey- Cîlub, portant les couleurs de lord Heari Seymour qui jetaient en ce moment leur dernier éclat sur le turf français, Poetess disparut et vécut à peu près oubliée. Elle fut achetée un prix très-minime par M. Alexandre Aumont, et prod9isit, successivement, Hervine et Monarque, c'est-àndire à peu près le meilleur cheval et la meilleure jument qui soient nés en France.

Un singulier pressentiment de la haute destinée de Monarque semble avoir présidé à son baptême. Nul ne justifiait mieux un nom aussi ambitieux. De grande taille, admirablement proportionné, harmonieux au delà de toute expression, offrant dans tous les détails de son merveilleux ensemble une suprême distinction, onue pouvait rêver un plus splendide animal. Aussi, dans un lot de chevaux quels qu'ils fussent, le regard allait forcément droit à Monarque et ne pouvait plus s'en détacher; il semblait effectivement bien un roi entouré de ses sujets, tant il les dominait tous par cet air de grande race et de haute noblesse, qu'aucune expression ne saurait rendre. Jamab aucun chevaine posséda, à un plus haut degré, le signe caractéristique du cheval de course, race essentiellement combattante. Avant la lutte. Monarque se promenait dans l'enceinte du pesage, marchant insoucieux et calme, à ce pas nonchalant et cadencé, particulier aux chevaux de sang noble; la tôte basse, la queue ballante , indifférent à tout ce qui se passait autour de lui. Quand on lui enlevait les couvertures pour le seller, on ne put jamais saisir chez lui le moindre indice de ce tremble* ment nerveux, de cette moiteur fiévreuse, qui révèlent chex les faibles et les timides l'appréhension de la lutte. Sa tMe fine et inteUigente se relevait avec une admirable expression de cou fiance et de défi, et il entrait sur le terrain calme et résolu comme un gladiateur antique. Pendant le cours de sa longue et laborieuse carrière, les plus dures sévérités ne lui furent

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