‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 203 sur 339 · MENER. — MISS GLADIATOR · texte numérisé non relu

MENER. — MISS GLADIATOR

nous saurons bien nous rendre compte de Timportance de ces divers éléments ; mais ces détails ne nous entraîneront jamais à inscrire ces formules prétentieuses qui saluent toujours un vainqueur au retour, mais ne se produisent jamais à Pinstant du pesage. Si le critérium de la qualité d*un cheval se mesurait à la perfection des membres, il n'y aurait que peu ou point d'ignorants, et la science du cheval serait à la portée de toutes les intelligences. (Voy. Allure, Aplomb, Équilibre.)

MENER, absolument parlant, s'applique à la manière dont un cavalier ou un jockey conduit son cheval. On dit également mener la course, en parlant d'un jockey qui prend en tôte dès le départ, et reste au premier rang tant qu'il peut ; il mène la course, c'est-à-dire qu'il force ses concurrents à marcher le train qui lui convient, sous peine de lui permettre de prendre une avance assez considérable pour qu'il devienne difficile de le rejoindre.

MISE A PIED (la) est la plus grande pénalité que puisse encourir un jockey. Elle consiste à lui interdire de monter en course, c'est-à-dire de faire son métier pendant un laps de temps plus ou moins long, quelquefois même pour toujours, suivant la gravité des circonstances. Mais dans ce cas, c'est une véritable exclusion. Le règlement fixe le cas où un jockey peut être frappé de cette peine (voy. Règlement), La mise à pied comporte toujours un fait d'une certaine gravité de la part de celui qui s'en rend passible, soit une désobéissance grave aux ordres du starter, une fraude, un« manœuvre frauduleuse. Quand la faute est légère, la peine se borne à une amende plus ou moins forte, mais ne dépassant jamais un certain chiffre. Elle est, au reste, généralement payée parle maître. La mise à pied, au contraire, frappe directement le jockey, puisqu'elle le met dans l'impossibilité de monter en course et, par conséquent, de gagner sa vie.

MISS GLADIATOR. Jument baie, née en France, en 185^, chez M. Carter, par Gladiator et Taffrail, issue de Sheet Ân^or, appartenant à M. le comte de Lagrange. Retirée de l'entmlnement après une carrière infructueuse en course , elle fut en 1860

Page 1