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fnande est inscrite par ordre de date, et, si leur nombre dépasse celui des juments, que l'étalon doit servir, les plus an- •ciennes inscriptions passent les premières.
Le nombre des juments, constituant la monte d'un étalon, Tarie suivant son âge. Il est, en moyenne, pour les chevaux de six à quinze ou seize ans, de quarante juments. Ce chiffre se trouve toujours forcément augmenté par Ja nécessité des revues j les juments qui ne sont pas pleines à la première «aillie redemandant le cheval une seconde et, souvent, plusieurs fois. Il ne serait donc pas prudent de dépasser pour un •cheval, dans la force de Tàge, le nombre de quarante juments. Personne n'y trouverait son compte : l'étalon arriverait épuisé à la fin de la Qionte, et plusieurs juments ne seraient pas fécondées, parcequ'elles auraient été saillies par un étalon fatigué «t énervé. L'usage admet qu'une jument a droit à trois saillies; si elle ne se trouvait pas pleine, le propriétaire de l'étalon serait en droit d'en refuser une quatrième. Mais cette règle n'est jamais rigoureusement appliquée, et les étalonniers se montrent d'ordinaire très-conciliants à cet égard. On fait donc grand cas d'un étalon prolifique, c'est-à-dire fécondant presqu'à coup sûr] plus grand nombre des juments qui lui sont amenées.
Quand le cheval vieillit et dépasse quinze ans, il est prudent, si l'on tient à obtenir encore le plus de poulains possible de lui, de réduire le nombre des juments à vingt. Si l'étalon arrive à l'âge de dix-huit à vingt ans, il faut diminuer encore. Un cheval bien nourri, bien soigné, et dont on n'abuse pas, peut parfois faire lamente jusqu'à vingt-cinq ou vingt-six ans. Quelques-uns ont pu être employés au delà de ce terme, mais c'est Texception. Les produits d'un étalon âgé ne sont nullement inférieurs à ceux qu'il a créés antérieurement. On a même remarqué, que presque tous les étalons ont donné naissance à ^n et souvent plusieurs poulains remarquables à leur dernière ^née de monte, presqu'au moment de leur décrépitude. C'est un fait curieux, impossible à expliquer, mais positif.
La monte des chevaux de demi-sang se fait, à peu près, dans les mômes conditions et d'après les mêmes règles que celles qui régissent la monte des étalons de pur-sang ; seulement on
prend moins de précautions pour constater Tidentité du produit, le fait en luinnôme ofhrant moins dHntérèt.
La monte terminée» le propriétaire de l'étalon remet à celui de la jument un certificat constatant que tel cheval a sailli cette jument. Le certificat doit comprendre : la désignation, le nom, l'âge de la jument, la date de la saillie. Si, comme il arrive fréquemment» quand une jument ne se trouve pas pleine^ après avoir été saillie plusieurs fois par le même étalon, on la donne à un autre, on doit mentionner le fait sur le certificat Le propriétaire de l'étalon doit avoir un registre, oti tous ce» détails sont reproduits, et qu'il garde par devers lui. Toute» ces précautions sont indii^ensables pour éviter la fraude et affirmer la filiation des produits. La naissance du poulain doit être légalement constatée, par certificat, émanant des autorités de la localité, où se trouve le haras. Ces deux pièces constituent Pacte de naissance du cheval et ses preuves d'identité.
Les éleveurs de chevaux de deminsang sont a£hranchis de ces fc»inalités, indispensahles quand on veut être certain de Torigine et de rage des produits de pur-sang. 11 est néanmoins préférable de les remplir, la filiation d'un cheval quel qu'il soit, pré» sentant toujours un certidn intérêt
MONTE (la) d'un jockey est l'engagement pris, à l'avance,, par lui, de monter pour un propriétaire dans une ou plusieurs courses, souvent même pendant toute une année. La nécessité absolue pour un propriétaire, de s'assurer avant la course Tauxiliaire d'un jockey d'une capacité suffisante, nécessite un& réglementation spéciale à cet égard. Le jockey vend dono sa monte à un prix déterminé, pour un temps plus ou moins long. Une fois l'engagement pris, il ne peut plus monter pour un autre propriétaire, sans le consentement de celui, avec lequel il s'est engagé. Ces sortes de contrats se passent sous des conditions diverses, consenties par les deux parties. Quand ud jockey s'engage purement et simplement pour un temps déterminé, il demeure, pendant tout ce temps, au service exclusif de la personne vis-à-vis de laquelle il s'est engagé» et ne peut^ par conséquent, monter pour un autre, sans son consentement*
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Plusieurs jockeys renommés et, nécessairement, très-recherchés,s*engagent souvent avec différents propriétaires. En ce cas* la limite de leur engagement est ainsi déterminé : un des propriétaires a droit à la première monte, c'est-à-dire que le jockey doit toujours et en tout état de cause, monter pour lui quand il en est requis. Mais il reste libre de monter pour qui bon Jui semble, quand son premier maître n'a pas de cheval engagé dans la course, ou lui en donne Pautorisation. Gela s'appelle avoir la première monte d'un jockey. Il doit donc engager sa seconde monte avec un autre propriétaire, c'est-à-di."e qu'il se trouve obligé vis-à-vis du second de la même manière qu'il l'est vis-à-vis du premier, quand celui-ci n'a pas besoin de ses services.
Le prix de la monte d'un jockey est toujours facultatif, et subordonné aux conventions faites entre lui et son maître. Mais, en l'absence de toute stipulation, en France une monte pour une seule course, se paie, généralement, cent francs. Le prix est beaucoup plus élevé et demeure fixé d'ordinaire à cent cinquante ou deux cents francs pour les steeple-chases, en raison des dangers que comporte ce genre de courses. En Angleterre le prix de la monte de certains jockeys célèbres s'élève parfois à d'assez fortes sommes. Il n'y a, au reste., aucune règle précise à cet égard : c'est une convention absolument laissée au libre arbitre des parties contractantes.
MONTÉGOT (MM. le comte et le vicomte de). Messieurs le comte René et le vicomte Guy de Montécot appartiennent à la génération de M. de La Mothe, et, comme lui, contribuèrent puissamment à développer le goût des courses d'obstacles dont ils étaient les plus fervents adeptes. Ils possédaient un nombre restreint de chevaux, qu'ils entraînaient et montaient eux-mêmes. Tous deux se faisaient remarquer par une grande habileté et une hardiesse peu commune. M. le comte René de Montécot mourut malheureusement, à la suite d'une chute qu'il ûl dans son château, où il était monté sur un échafaudage pour examiner des réparations qu'il faisait faire ; il eut une lésion grave dans les reins, et mourut après une longue et douloureuse maladie. Un aussi triste accident est une étrange destinée pour un
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homme qui avait échappé à une carrière aussi périlleuse que celle des steeple-chases.
M. le vicomte Guy de Montécot cessa de faire courir après la mort de son frère. Il fut, il y a bien des années, avec son ami, M. du Bouëxic, le champion de l'élevage du cheval de pur-sang, dans une course restée longtemps célèbre, et presqu'oubliée aujourd'hui. M. le comte de Lancosme-Brèves, imbu d'opinions qui sont encore soutenues aujourd'hui, en dépit de nombreuses expériences, prétendait que le cheval de demi-sang, inférieur à celui du pur-sang, sur des parcours d'hippodrome, c'est-à-dire de quatre mille mètres au plus, lui était de beaucoup supérieur pour des distances plus longues et avec des poids plus élevés que ceux usités en course. Un pari de 4000 fr. fut engagé au poids de cent-soixante livres, pour huit tours du Champ de Mars, c'est-à-dire seize mille mètres. M. le comie deLancosme Brèves montait un cheval de demi-sang auquel on avait donné le nom de Roi des Bohémiens. C'était une espèce de cheval de chasse, auquel on croyait beaucoup de fond, parce qu'il était démesurément chaud. M. le vicomte Guy du Bouêxic avait choisi un cheva^ de pur-sang gris, nommé Grey-Hercules fils de sir Hercule?, et M. le vicomte Guy de Montécot une jument baie très-légère du nom de Pateene. L'issue d'une semblable lutte n*était douteuse pour aucune des personnes que n'aveuglait pas une doctrine, soutenue et propagée uniquement pour contester l'utilité des courses et des chevaux de pur-sang. M. le comte Lancosme-Brèves, première victime de ce principe, mis en avant par des hippologues qui, pour la plupart, n'avaient jamais monté à cheval une fois dans leur vie, était battu dès le second tour, et dépassait péniblement le but, au moment où ses deux adversaires étaient, depuis longtemps, rentrés au pesage et pesés.
M. le vicomte Guy de Montécot donna, en cette occasion, une preuve de sang-froid et d'énergie peu ordinaires. L'une de ses étrivières s'étant rompue au quatrième tour, il accomplit le reste du parcours, c'est-à-dire quatre mille mètres avec un étrier seulement. Ceux qui ont monté en course, peuvent se rendre compte de la vigueur et de la volonté nécessaires pour une tâche aussi pénible.