MONTER. — MONTGOMERY
MONTER. On se sert généralement da mot monter pour exprimer le plus ou moins d'habileté d'un cavalier, en disant : il monte bien, ou mal, finement ou durement. En terme de course, on dit qu'un cheyal est monté, quand il commence à éprouver quelque peine à suivre le train, et que son jockey est forcé de le solliciter par un signe appréciable pour les spectateurs, afin de lui faire conserver la place qu'il occupe dans le peloton. C'est donc un signe défavorable, c'est dans ce sens que l'on dit ce cheval était déjà monté à tel moment de la course» pour dire , qu'avant l'arrivée, il donnait déjà des signes appréciables de fatigue.
MONTGEROULT. Le haras de Montgeroult, situé aux environs de Pontoise, appartient à M. le baron de Bray. Parfaitement disposé pour cette destination, et très-habilement dirigé^ les poulains y trouvent le double avantage d'un parcours étendu et de soins judicieux. C'est un établissement comme il serait à désirer d'en voir plusieurs se créer aux environs de Paris ; les propriétaires de chevaux de course y trouveraient une précieuse ressource, et ils exerceraient certainement une heureuse influence sur l'accroissement de la production du cheval de pursang.
MONTGOMERY (M. de). M. de Montgomery est un des propriétaires de chevaux de courses les plus heureux, relative ment surtout au nombre restreint de chevaux qu'il possède. Aucun n'a proportionnellement gagné autant de grandes courses. Cette heureuse chance s'est surtout manifestée avec LaToucques, jument restée célèbre par sa double victoire dans le prix de Diane et celui du Jockey-Club. Elle est arrivée seconde dans deux autres grandes courses qu'elle aurait dû gagner de l'aveu de tous les juges compétents : dans le grand prix de Paris et dans le Goodwood-Cup,en Angleterre.
Un succès plus inespéré encore attendait les couleurs de M. de
Montgomery avec Fervacques dans le grand prix de Paris. Fer-
vacques, cheval de seconde classe, car depuis cette victoire il
. n'a rien fait qui puisse le placer au-dessus de cette appréciation,
eut le bonheur de faire dead-heat avec Patricien, qui lui était
MORAILLE. — MORTEMER. 427
de beaucoup supérieur. Gelui-d n'était pas en parfaite suite et fut battu péniblement d'une tète à la seconde manche.
Le haras de M. de Montgomery est situé en Normandie dansk sa propriété de Feryacques, dont le vainqueur du grand prix de Paris portait le nom. Les prairies de Feryacques sont évidemment d'une qualité exceptionnelle, car presque tous les chevaux qui y ont été élevés ont eu une qualité, plus ou moins élevée^ nrais positive.
MORAILLE. Sorte de pince qu'on est parfois obligé d'appliquer à ^ lèvre supérieure, pour maintenir un cheval qui doit subir une opération. — Certains animaux difficiles à la forge,, ne sont contenus que parles morailles, ou, ce qui est préférable» par le Tord-nez.
M0RN7 (M. le duc de). Malgré ses graves occupations^ politiques, M. le duc de Momj. avait, pour les chevaux et les courses, une prédilection dont les préoccupations les plus se* rieuses n'avaient jamais pu le distraire. M. le duc de Momy comptait dans sa jeunesse au nombre de nos meilleurs gentlemen-riders. 11 fonda une écurie de course qui eut d'abord peu de succès, mais, l'année où il mourut, elle avait pris une grande extension sous la direction d'Henri Jennings. C'est à M. le duc de Momy que l'on doit l'importation en France de l'étalon West-Australian : il Tacheta, en Acgleterre> pour la somme de qnatre-vingt-mille francs.
L'hippodrome de Deauville est également son œuvre ; il a été fondé par lui en 1866, sur des bases qui en firent, dès le début,, un hippodrome conmie il n'en existe pas en dehors de ceux de Paris et de Chantilly.
La mort de M. le duc de Momy a fait une sensation plus vive que partout ailleurs dans le monde du ttirf, où il était connu et très-aimé. 11 était membre du Jockey-Club, presque depuis sa. fondation, et, dans les circonstances difficiles, a toujours prêté aux courses le concours de son expérience et de son influence >
MORS. Le mors est l'instrument en acier placé dans la bouche du cheval et servant à le diriger (Voyez Bride).
MORTEMER. Étalon alezan, né en 1865, par Compiègne et