‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 21 sur 339 · AU M ONT · texte numérisé non relu

AU M ONT

carnère d'Astrolabe^ à partir de ses débuU dans les courses d'obstacles. Avant la révélation de son aplUude pour cette spécialité, elle s^e^t signalée par des succès trop secondaires pour mériter un eiamea approfoudi. Elle appartenait à une classe de cbevaui, uniquement réservée pour les prix a réclamer, c^est-à~dire toncbant Ifis limites où Tappréciaiioû d'une qualité quelconque devient insiig-nifiante et difficile à saisir.

Tendue en 186^, avec toute Pécurie de M. le vicomte Daru, elle fut achetée par M, le baron Fiaot, et reçut pendant Fliiver le dressage iïitelligeut et complet auquel sont soumis tou^ les sujets de cette écurie.

Les premières épreuves dans la spécialité, où elle s'est |\lacée an premier rang» sans être heureuses^ dénotèrent cependant une remarquaMe aptitude à cette deHination. Au fiïr et à mesure qu'elle s'est familiarisée avec les exigences de sa nouvelle carrière, le niveau de sa qualité s'est élevé graduelleizient.

ATTENDRE, en terme de course^ Tcut dire resler, soît en arrière, soit dans le centre du peloton, pendant toute la durée de la course^ et attendre au dernier moment, pour gagner ou essayer de gagner. On dît d^un cheval qui a tenté de dépasser les adversaires trop près du but, et o^a pas réussi : il a trop attendu. Si au contraire il a pris la tÈte trop tôt: il E*a pas assez attendu.

' ATTENTE (Faire une course d') se dit d'un cheval qui reste derrière p&ndant toute k durée de la course et gagne dans les cinquante derniers mètres» On se sjrt de cette expression par opposition à celle de gagner en faisant le jeu^ c'est-à-dire en menant la course devant, depuis le départ jusqu'à Tarrivée.

AU MO NX (M, Eugène). Bien que Técurle Aumont ait changé trois fois de propriétaire, depuis l'organisation de nos courses, elle est cependant conslam m eut restée s sus le même nom. Fondée à Torigine par M. Eugène Aumont^ ses succès furent à cette époque assez limités* Elle s"agna néanmoins le prix du Jockey-Club en l^kù avec Toûtme. Après cette victoire, et [jar

kO AU MONT.

suit« de cirooDttaneef qui eurent à cette époque un certain retentissement, M. Eugène Aumont se retira du turf.

AUMOIIT (M. Alexandre). M. Alexandre Aumont prit la suite de récurie de son frère, M. Eugène Aumont, et ne tarda pas à lui donner une importance exceptionnelle. L'écurie fut primitivement sous la direction de Tom Hurst, depuis entraîneur de M. le comte de Morny. M. Aumont gagna deux fois le prix du Jockey-Club, pendant le cours de «ette période, en 1845, avec Fitï Emilius, et, en 1847, avec Morock. Après une interruption de deux années, Técurie de M. Aumont passa sous la direction de Tom Jennings, frère d'Henry Jennings, entraîneur de M. le prince Marc de Beauvau. Les deux frères ne devaient pas tarder à s^acquérir une réputation égale et devenir les deux rivaux du turf français.

Cette époque fut Tapogée de l'élevage de M. Aumont II gagna encore une seule fois le prix du Jockey-Club, en 1852, avec Porthos et en 1855 avec Monarque, dont le nom devait acquérir, en France, une célébrité égale à celle des plus grands chevaux d^Angleterre.

L'écurie de M. Aumont était devenue formidable quand il la vendit tout entière en 1856 à M. le comte de Lagrange, ens 'interdisant à lui-même le droit de faire courir pendant trois ans. Cette période expirée, les couleurs de M. Aumont reparurent sur l'hippodrome avec Mon Etoile et Capucine, c'est-à-dire deux juments de premier ordre. M. Aumont ne put jouir longtemps de cette nouvelle preuve de la supériorité de son élevage; il mourut presque subitement, laissant à son fils, M. P. Aumont, le soin de continuer l'œuvre à laquelle il avait voué sa vie.

M. Aumont n'était pas seulement un propriétaire de chevaux, c'était un des plus grands connaisseurs qui aient jamais existé. Nul ne savait mieux que lui se rendre compte de ce qu'on pouvait espérer d'un poulain môme quelques jours après sa naissance. II a fondé le haras de Victot, c'est-à-dire un des centres d'élevage les plus considérables de France, et un des lots de poulinières les plus remarquables que l'on puisse trou* ver en tous pays.

AUMONT (M. Paul). Avec des éléments semblables, M. Paul

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AURICULA, £t

AumODt ne pouvait se dispenser de conliimer les erremeots de son père. Sous la direclion de Spreoty, Vécu rie se maiDtint quelque temps au même degré de prospérité, et eut plusieurs chevaux remarqualïleST dont les principaui: furent, Mon Etoile i Capueine, Orphelin et Fleur-de-Mai.

Une période de stag* Dation se produisit ensuite pendant deujc ans, et la mauvaise chance se montra sî persistante que M- Aumont parut vouloir renoncer à Thippodrome et se borner au rôle d'Éleveur. Il mit chaque année sea poulains de dix-huit mois (yearlings] en vente. La réputation du haras de Victot était trop hien êtahlie pour que cette spéculation ne réussit pas au delkde toute prévision. Mais on ne se déiïhabitue pas aisément du turf, une fois qne Ton y a mis le pied. RL Aumout ne put Jongtenaps se résigner à un rûle aussi passif, et se donnant à Jui-méme le prétexte de la nécessité d'utiliser les poulains qui lui restaient après ses ventes, il fit entraîner de nouveau- Cette renaissance d'une des casacju'.'s les plus anciennes , et les plus connues du turf français, fut confiée cette fois aux soins d'Henry Jennings qui^ après la mort de M. le duc de Mornjj avait fondé une écurie publique d^entralnement, dont Je développement a pris aujourd'hui de colossales proportions.

Les poulains de Victot ne pouvaient manquer en des mains aussi habiles de se montrer dignes de leurs devanciers- L^écurie de M. Aumont n'a rien aujourd'hui k envier à celle de son père. Ayant vendu Fi t2*Gladiator h. T Administration des Haras, lL liai donna pour successeur, au haras de Victot, un de ses meilleurs produits, Orphelin , fils d'Echelle , la rivale de Jouvence et d'Hervine, c'est-à-dire, une des meilleures juments que la France ait prnduites. Il n^eul pas à se plaindre de cette confiance, Orphelin commençait à se montrer digne de son père quand il mourut prématurément h. la suite d'un accident. Il est aujourd'hui remplacé par Trocadéro, un des chevaux les plus remarquables qui aient jamais existé. Avec de semblables éléments, la réputation du haras de Victot ne peut que grandir*

AÏÏREtlITLA, Hongre gris, né en 1857 au haras Impérial do Saint-Cloud, par The Baron e!; Aelk, jument arabe. C'est à cett^

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