‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 216 sur 339 · NEWMARKET · texte numérisé non relu

NEWMARKET

market des poneys dont le métier est excessivement dar. Les spectateurs, aux approches d'une course, partent eux-mêmes à fond de train pour ne rien perdre des péripéties de la lutte.

Pour les mômes raisons la tribune des juges est mobile ; on la déplace à chaque course, suivant le changement du poteau d'arrivée. Les chevaux se rendent de l'écurie à l'enceinte du pesage par une route circulaire et détournée, afin de ne pas être obligés de traverser la foule qui encombre le terrain. Le champ de course de N3wmarket est depuis 17551a propriété du Jokey-Glub qui a fait construire, sur divers points, des tribunes où l'on peut se réunir après chaque course et parier sur celles qui vont avoir lieu. Comme il n'y a jamais plus d'une demiheure entre chaque course de la journée, l'empressement que les parieurs mettent à se rendre à celle de ces tribunes qui se trouve la plus rapprochée de la piste, où la prochaine course doit avoir lieu, donne un aspect et une animation uniqueau champ de course de Newmarket. Une foule de résidences de plaisance ont été construites par les principaux propriétaires de chevaux, sportsmen ou entraîneurs aux alentours, du champ de course et lui donnent une physionomie que Ton chercherait vainement ailleurs.

Le point oil se réunit le Jockey-Club est situé au centre de la ville ; les membres du club payent trente guinées pour leur cotisation annuelle. Il suffît de deux boules noires dans le scrutin pour l'exclusion du candidat présenté. Les principales courses qui se courent sur l'hippodrome de Newmarket sont : les Deux mille et les Mille guinées, qui ont lieu vers la fin du mois d'avril à la réunion, dite Fjrst Spring-Meeting, première réunion du printemps. Ce nom a été conservé à la réunion de Newmarket, bien qu'il ne soit plus rigoureusement exact aujourd'hui, depuis la fondation du Craven-Meeting qui a lieu également à Newmarket* quinze jours plus tôt.

Le prix des deux mille guinées est formé par les mises des souscripteurs : cent guinées par cheval, moitié forfait. La totalité du prix s'élève, presque toujours, au double de sa valeur nominale, car il dépasse ordinairement la somme de cent mille francs. Les deux mille guinées sont réservées aux poulains et aux pou-

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