PARI ISOLÉ. — PARI MUTUEL
arrive, parfois, qu'un parieur propose ou demande une proportion quelconque contre le champ, c'est-à-dire tous les chevaux engagés, à l'exception d'un, deux ou trois chevaux qu'il se réserve de faire connaître seulement quand le pari proposé est accepté. Le parieur pour ne peut alors prendre aucun des chevaux réservés, et doit choisir son champion parmi ceux qui restent.
PARI IS0L£. Dans le pari isolé chacune des deux parties contractantes prend un cheval, et parie qu'il gagnera la course dont il est question et que Ton désigne en faisant le pari. Tous les autres chevaux engagés sont considérés comme n'existant pas et mis en dehors. Il ne suffit pas que l'un des deux chevaux désignés arrive avant l'autre, il faut qu'il gagne la course : autrement, toujours à moins de stipulattons contraires, ce pari est nul de plein droit.
PARI MUTUEL. Le mot Paris Mutuels s'applique à un nouveau genre de pari qui a pour base, ainsi que l'indique son nom, une mutualité réciproque d'opérations, et dont tout le système consiste dans la réunion, en une seule masse, de tous les paris engagés sur une course, laquelle masse est répartie au prorata entre les parieurs du cheval gagnant.
Ce pari s'engage au moyen d'un tableau mécanique dont nous reproduisons ci-contre le fac-similé.
Ce tableau contient vingt-quatre compteurs partiels, représentant chacun un des chevaux sur lesquels les paris vont s'engager; au sommet de ce tableau se trouve un compteur totalisateur qui additionne mécaniquement le nombre des paris sar chacun des compteurs représentant les chevaux.
L'enjeu se fixe d'après une unité déterminée qui peut être le franc, la pièce de cinq francs ou le louis. Supposons l'unité du louis et présentons un exemple d'après les mises inscrites sur le tableau fac-similé qui est représenté ci-contre et qui dit en somme que :
Sur le cheval n» 1, il a été fait 27 paris d'un louis chaque;
Sur le cheval n^ 4, il a élé fait 6 paris d'un louis chaque;
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Sur le cheval n*» 9, il a été fait 19 paris d'un louis chaque;
Sur le cheval n® 17, il a été fait 8 paris d'un louis chaque; — — 19, — 28 — —
soit une totalité de pari?, en louis, 264 engagés sur la course.
' La totalité des paris, qui est de 264 louis, soit 5280 fr.,
sera donc à diviser (déduction faite des 10 pour 100 , courtage
prélevé par Fagent intermédiaire, soit, net, 4752 fr.) entre le nombre de mises inscrites sur le cheval gagnant.
Exemple :
D'après le tableau ci-dessus, en supposant que le gagnant soit le cheval n" 3, la masse de 4752 fr. sera à partager entre 14, nombre de mises pariées sur le cheval gagnait, ce qui fera un quotient de 339 fr. 40 c. pour chaque louis parié, c'est-àdire que le preneur se trouvera avoir eu le cheval à la cote de 16 contre 1.
Supposons le cheval n^ 5, la masse se divisera alors par 33, nombre de mises engagées sur ledit cheval , ce qui fera un quotient de 144 fr., soit une cote de 6 1/2 contre 1.
Supposons le cheval n® 11 , sur lequel il n'y a que 3 mises d'engagées, et qui, par conséquent, devait être un cheval peu recherché, c'est-à dire ce que l'on appelle dans le betting un outsider, ou cheval à grosse cote, la répartition des 4752 fr. ne se fera alors que sur les trois mises engagées sur ce cheval, et le quotient sera de 1584 fr., soit une cote de 78 contre l'.
Les exemples peuvent se continuer sur chacun des autres chevaux, et il en ressort que ce nouveau mode de pari établit la cote réelle de chaque cheval par la fluctuation des opérations, et établit toujours, pour les petits paris, des cotes bien supérieures à celles des book-makers.
Dans la partie supérieure du tableau, dans l'angle droit, se trouve une petite case qui, dans notre fac-similé, laisse apparaître le mot arrêt.
Durant les opérations, ce mot n'existe plus, et ce n'est qu'au moment convenu pour l'arrêt des opérations qu'on le fait apparaître au moyen d'une clef qui, en même temps, ferme tous les compteurs et ne permet plus de continuer Topération.
Cela permet au parieur de contrôler, à un moment donné, l'ensemble des opérations, tant pour se rendre compte à quelle cote il se trouve avoir un cheval, que pour s'assurer de l'exactitude générale de l'opération, dont aussitôt après l'arrêt l'agent intermédiaire dresse un procès-verbal en présence des intéressés.
Nous venons de démontrer le pari mutuel, appliqué à un pari fait pour un seul cheval gagnant.
Ce système s'applique aussi avec avantage pour les paris dits de chevaux placés, e' est-à-dire un pari ot le parieur peut gagner, que le cheval soit 1®', s.* ou 3«; mais aussi, s'il y a dans ce pari plus de chance de gain, la répartition de la masse suit les mêmes proportions, et ^e fait en prenant le tiers de ladite masse, qui se divise à son tour au prorata des mises engagées sur les chevaux placés.
Prenons pour exemple, comme chevaux placés, les numéros des trois chevaux que nous avons désignés plus haut , pour servir de démonstration dans le pari mutuel pour un seul gagnant.
Nous prenons la masse nette, qui est de 4752 fr., €t nous la divisons par 3, ce qui donne un quotient de 1584 fr.
Le cheval n<> 3 a 14 mises ;
La part revenant à chacun des parieurs engagés sur le cheval n« 3 sera le quotient de 1584 fr., divisé par 14, soit 113 fr. 10 ou4 1/2l.p. 1.
La part revenant à chacun des parieurs engagés sur le cheval no 5 sera le quotient de 1534 fr., divisé par 33, soit 48 fr. ou 1/2 L p. 1.
La part revenant à chacun des parieurs engagés sur le cheval t© 11 sera le quotient de 1584 fr., divisé par 3, soit 528 fr. ou 2^ 1/2 1. p. 1.
Cette combinaison du pari mutuel placé est des plus ingénieuses, et permet aux parieurs de trouver toujours pour les petites sommes un genre de pari que ne leur offre pas toujours le pari à la cote.