‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 245 sur 339 · TABLEAU COMPARATIF DES POIDS ANGLAIS ET FRANÇAIS · texte numérisé non relu

TABLEAU COMPARATIF DES POIDS ANGLAIS ET FRANÇAIS

1 kilo équivaut à 2 livres 3 onces 1/4.

10 — — 22 livres 1 once.

50 — — 7 stones 12 livres.

6 1/3 — — 1 stone environ.

52 — — 8 st: 2 1/2 livres.

54 — — 8 st. 7 livres.

55 — — 8 st. 9 livres.

POIDS GROS. La distinction établie entre les gros poids et les poids légers, ne reçoit d'application que relativement aux handicaps, où la répartition des poids entre les concurrents ne se fait en vertu d'aucune règle bien précise, mais

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s'appuie seulement sur les différences absolues et intrinsèques, existant, ou supposées exister, entre les différents chevaux engagés, en dehors de toute autre considération. On doit uéces^ sairement tenir compte d'un principe et d'une mesure qu'il est impossible de transgresser, et ne jamais donner à un cheval un poids qui soit exclusif de la course. On a beaucoup parié de l'impossibilité pour les chevaux de course, de porter des poids réellement lourds, même en dehors de leur spécialité. Cette erreur vient précisément de ce que l'on est accoutumé à les voir porter en course des poids relativement légers, si on les compare à celui d'un cavalier ordinaire.'Effeclivement, il existe sous ce rapport une disproportion en apparence anormale. On est obligé en course de ne pas dépasser le poids sous lequel unoheyal peut donner pendant un temps et une distance déterminée, ce qui est la même chose, la plus grande extension de ses moyens, c'est-à-dire de sa puissance. C'est sur cette donnée qu'a été établie la mesure des poids pour âge, dont nous avons donné plus haut l'échelle proportionnelle. (Voy. Poids.) Au delà de cette limite , le cheval de course ou tout autre comme lui, ne peut plus se mettre dans le maximum de sa vitesse, parce que la force qu'il lui faut dépenser pour supporter et porter, ce qui n'est pas la même chose, le poids qui lui est imposé, n'est plus à sa disposition pour l'extension de l'allure. Dans l'habitude de la vie, il est vrai, le train de course, non-seulement ne peut être d'aucune utilité, mais encore est impraticable, parce qu'il nécessite un certain terrain et surtout l'absolue sécurité, que l'on peut aller devant soi , avec la certitude de ne rencontrer aucun obstacle.

Mais il est absolument faux de conclure de cette opposition qu'un cheval de course, habitué à parcourir une distance de quatre mille mètres avec une rapidité de chemin de fer, sous un poids de course, ne pourra faire unç route à une allure plus modérée avec n'importe quel poids. 11 ira moins vite qu'en course, mais beaucoup plus vite qu'un autre cheval, précisément parce qu'il est d'une essence supérieure, et que la course a chez lui développé et augmenté cette qualité. Le train, ou si l'on aiçie mieux la vitesse, prise dans l'acception générale du mot, en dehors de la course, est le suprême critérium, l'épreuve

la plus dore que Ton puisse imposer à un cheval. Quand il rem-' plit celte condition, il est supérieur dans toutes les autres. Tout animal possède ce que Ton est convenu d'appeler du fond, ou de la durée, à la condition d'être mené en deçà de la limite de ses moyens naturels. Mais on ne peut en réalité reconnaître cette qualité de fond, que chez ceux qui restent le plus longtemps sur cette limite même de leur puissance. Les Anglais ont à ce propos un axiome qui' résume merveilleusement la question : t // n'y a que le train qui tue, » C'est-à-dire qu'une distance peu étendue parcourue avec une excessive vitesse, est une épreuve plus cerlahie et plus dure qu'une longue route faite à une allure modérée. Si le mot fond devait être pris dans l'acception que l'on lui donne généralement, les chevaux de fiacre seraient ceux qui seraient doués de ce mérite au plus haut degré, puisqu'ils marchent toute la journée, un train de corhillard, cela est vrai, mais enfin ils marchent. Pourquoi voudrait-on qu'un cheval de course soit incapable de faire la même chose, non pas le même train, mais bien une vitesse dix fois plus grande, parce qu*elle se trouvera encore très -au-dessous de ce qu'il peut faire. Cette vérité est d'une telle évidence qu'elle devrait n'avoir aucun besoin d'être démontrée, si l'engouement, la passion et le parti pris, ne tenaient ici comme pour beaucoup d'autres choses, la place du raisonnement et de la bonne foi.

Il en est de même pour la question de poids. Il est aussi faux de prétendre qu'un cheval de course ne peut porter le poids.le plus lourd qu'un cheval quelconque puisse supporter en marchant une allure ordinaire, parce qu'il parcourt une distance relativement courte sous un poids léger, que de chercher à établir qu'il lui est impossible de faire une longue route doucement, parce qu'il accomplit rapidement un trajet très -court. Le sens de poids lourd est donc ici tout à fait relatif, et s'tntend comparativement seulement au poids ordinaire de course. La distinction entre les poids lourds et les poids légers, les deux mots étant pris dans cette acception, doit avoir pour règle commune, le poids attribué réglementairement aux chevaux de chaque âge. Ainsi, toutes les fois que dans un handicap l'un de ces chevaux portera un poids scnsiblemeot inférielir à celui

qu'il devait régulièrement avoir, suivant son âge et l'époque de Tannée oh Ton se trouve, on peut dire qu'il a un poids «léger. Au contraire, quand ce poids s'élèvera au-dessus de ce terme fixe de comparaisoi>, il sera lourd.

POIDS LÉGERS. On donne ce nom aux jockeys, dont la construction, d'un volume exceptionnel, leur permet de monter à un poids au-dessous du poids moyen des autres jockeys. Quand à cet avantage ils joignent ce'ui de la force in3ispensable pour mener un cheval de course, et d'une habileté incontestable, ils sont excessivement recherchés ; on se les arrache et ils gagnent beaucoup d'argent. Ils sont effectivement, dans ces conditions , beaucoup préférables à un jockey ordinaire qui serait contraint de se faire maigrir outre mesure pour arriver à un poids très-au-dessous de la moyenne normale de celui que sa constitution lui permet d'atteindre. Si un jockey est obligé de recourir à de semblables moyens au delà d'une juste limite, il se trouve évidemment inférieur à lui-môme. L'état de santé particulier, presque maladif, où le met l'abus des médecines et de l'exercice trop violent qu'il doit employer pour perdre .un poids, que comporte Téconomie générale de sa constitution, produisent une faiblesse physique, et une excitation cérébrale qui lui font perdre à la fois la force dont il a besoin, et le sang-froid qui lai est indispensable.

Le poids naturellement léger, au contraire, n'ayant nul besoin d'avoir recours à d'aussi dures extrémités, conserve la plénitude de ses moyens physiques et moraux; en admettant qu'il se trouve, comme aptitude naturelle, dans des conditions égales avec son adversaire, il lui devient supérieur en cette circonstance. Le prix et l'importance que Ton attache à un bon poids léger, prouve combien il est rare de rencontrer un jockey qui réunisse à l'exiguïté indispensable du volume, la force et l'habileté nécessaires pour défendre la chance d'un cheval. C'est le plus souvent parmi les très-jeunes gens que se trouvent les poids légers, le poids d'un homme augmentant presque toujours avec l'âge, sans que pour cela son volume subisse aucune modification. De plus, la difficulté de se maigrir augmente toujours et devient plus dure avec les années. Cependant, quelques

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