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POULAIN

complètement opérée, lorsqu'enfin on a fait an animal nouveau.

£n ce qui concerne les poulains de pur-sang, le manque d*avoine compromet les débuts de leur carrière, et exerce toujours une malheureuse influence sur leur avenir. Si un poulain arrive à Tentrainement sacs èlre en état de le supporter, faute de nourriture, il ne peut recevoir le travail qui lui est indispensable, et se trouve en retard sur tous les produits de son âge. n est donc bi%n difficile, poar ne pas dire impossible, qu'il puisse être prêt à courir en temps utile. On est obligé de le laisser se reposer et manger jusqu'à ce qu'il ait pris la force nécessaire. Si l'on persiste à Pentrainer, il devient anémique, et quelle que soit sa qualité, ne montre aucune forme, jusqu'au jour oii sa bonne constitution, et les soins dont il est robjet,lui rendent en partie un niérite, qui ne sera jamais ce qu'il aurait dû devenir si l'animal avait été traité dès son jeune âge comme il devait l'être.

Les poulains de pur-sang restent dans la prairie jusqu'à l'âge de quatorze ou quinze mois. Dans les haras bien tenus, ils reçoivent déjà un commencement d'éducation pendant cette première période de leur existence. On leur met un licol, un bridon, on les habitue à se laisser conduire en m a' n, afin de pouvoir les emmener du haras à l'écurie d'entraînement, sans courir risque d'accidents graves sur les routes. Les éleveurs qui négligent ces précautions s'exposent à des pertes sérieuses. Il n'est pas rare de voir des poulains sauvages, peu familiarisés avec les exigences de Thomme, s'exaspérer quand on veut les arrafther à h prairie natale, se livrer à des défenses tellement désespérées qu'ils s'estropient, et souvent se tuent. Une fois sorti du haras, le jeune animal n'est plus poulain, à proprement parler, du moins au point de vue de l'élevage, mais il reste avec cette qualification jusqu'à l'âge de cinq ans, bien qu'un poulain de pur-sang de quatre ans, ayant été entraîné, soit plus formé et plus fait qu'un cheval de demi-sang de six ans, demeuré, jusqu'à l'âge de cinq ans, oisif et sans nourriture suffisante, dans la prairie.

L'usage de nourrir les poulains à l'avoine, dès leur jeune âge, et de les faire travailler de bonne heure, date seulement

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de Piastitution et du développemeDt des courses. Autrefois» le principe contraire était universellement adopté. On laissait les jeunes animaux à Pherbe jusqu^à Page de cinq ans; leur dressage durait jusqu'à six ; on les supposait seulement formés à sept. C'est à cette époque qu'un amateur disait, en parlant d'un cheval de neuf ans : f C'est un enfant; il faut lui laisser le temps, i

L'expérience a surabondamment démontré la supériorité des doctrines nouvelles . Les chevaux nourris M commencés de bonne heure, vivent aussi vieux que ceux d'autrefois, rendent de meilleurs services, ne se tarent ni plus ni moins vite. De plus, sous l'influence d'un régime fortifiant, les races elles-mêmes se sont sensiblement améliorées. L'ancien usage est encore pratiqué dans quelques pays d'élevage, comme la Normandie , par exemple; mais cette persistance dans une routine condamnée par Pexpérience, se résume uniquement dans une pensée économique. On cherche à produire au plus bas prix possible et à vendre le plus cher que l'on peut. C'est, il est vrai, le problème que tout marchand cherche à résoudre, mais encore faut- il que la marchandise ait au moins una valeur quelconque, et les chevaux élevés de cette manière ne sont jamais, pour ceux qui commettent la faute de les acheter, qu'une source de dépenses, d'accidents et d'ennuis.

POULE D'ESSAI (La), comme celle des Produits (voy. l'article suivant), constitue un des événements principaux des courses du ppint^mps au bois de Boulogne. Son succès est même, d'ordinaire, plus complet que celui de la poule des produits. Cette différence peut être attribuée à plusieurs causes ; les en gagements, qui» au lieu de se faire avant c^ue les poulains ne soient au monde , ont lieu seulement Pannée de leur naissance , la valeur du prix lui-même , sensiblement plus élevée, la distance de 1600 mètres qui en ouvre Pacces à un plus grand nombre de concurrents. Lada'e de la Poulo des Produits, beaucoup plus rapprochée de celle du prix du Jockey-Club, doit également contribuer à diminuer le nombre des concurrents. Tous les chevaux ayant une préten-

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tion sérieuse dans le prix du Jockey-Glub, après avoir couru aux premières courses du printemps, sont momentanément tenus à Pécart, pour terminer leur préparation, toujours plus régulièrement suivie aux approches d^un aussi grand événement, ils s'abstiennent dès lors de paraître en public et se réservent pour la solennité du Derby français.

Ces diverses considérations assurent presque régulièrement la primauté à la Poule d'Essai, bien que la distance de 1 600 mètres, un champ toujours nombreux, rendent son résultat plus hasardeux et moins significatif. La Poule d'Essai est de 10 000 fr« ajoutés à une poule de 1 000 fr. payée par chacun des concurrents , pour poulains et pouliches de trois ans, forfait 600 fr. et 500 seulement, s'il est déclaré le jeudi qui précède la course. Le, second reçoit 2 000 fr. sur les entrées ; poids 5^ kilos, distance 1600 mètres. Il n'est pas rare de voir le montant de la poule d'essai atteindre le chiffre de 40 000 fr, déduction faite des 2000 fr. du second ; la moyenne peut être prise entre 30 et 40 000 fr.

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