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PRÉPARATION

l'on commençait à pressentir à cette époque. G. Pratt pouvait seul concevoir et exécuter l'audacieuse entreprise de gagner une course de cette importance et d'une aussi grande sévérité, en faisant le jeu depuis le départ jusqu'à Tarrivée. 11 fallait pour mener une semblable tâche à bonne fîn, son excessif sentiment du train, et la connaissance parfaite qu'il possédait du caractère et des qualités d'une jument, à la fois aussi supérieure et aussi impressionnable que Sornette. G. Pratt a donc accompli cette année une performance unique, comme jockey et comme entraîneur, en gagnant les trois plus grandes courses de l'année, avec deux chevaux montés et entraînés par lui.

G. Pratt est une des individualités les plus justement sympathiques du turf français à tous les égards. Sa double habileté, l'honorabilité et la douceur de son caractère lui ont concilié l'estime des différents maîtres qu'il a servis, et de tous les habitués des courses.

PRÉPARATION. Le mot préparation comprend l'ensemble du travail que doit faire un cheval pour être en état de courir, le jour où on l'amène sur le terrain pour disputer un prix. La préparation d'un cheval de course comporte deux phases, en supposant, toutefois, que rien ne vienne entraver la marche progressive, indispensable pour l'amener à point. Le travail est, à vrai dire, la base principale pour ne pas dire unique, de cett& préparation. 11 suffit d'ailleurs, et au delà, à rendre le succès au moins problématique. Il faut que le tempérament et les jambes de l'animal puissent supporter ce travail, gradué, il est vrai, mais non interrompu. Plus on approche du terme, plus lo moindre temps d'arrêt peut devenir funeste. Un cheval arrêté dans son travail, quelques jours avant la course, perd une grande partie de ses chances, surtout s'il doit courir dans un prix important et avec des adversaires d'une qualité égale à la sienne. G'est précisément, pendant cette période finale, que les accidents sont le plus à craindre, parce que le travail devient d'autaot plus sévère, que l'on se rapproche davantage du moment de la lutte. Il n'est pas rare de voir un cheval, qui a heureusement traversé les phases les plus dures de sa préparation, succomber dans les deux ou trois galops

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