QUALIFIER
même de celle de nos maîtres les Anglais, pouvant se suffire à elle-même sans le secours d'éléments étrangers, et se maintenir au niveau de sa qualité acquise. La tâche est donc facile désormais; elle est toute de conservation et s'accomplira d'elle-même, si la passion, la mauvaise fol et l'esprit de parti ne parviennent à renverser un édifice qu'ils n'ont pu empêcher de s'élever et de se maintenir à un aussi haut degré de prospérité.
QUALIFIER. On entend par qualification, Pensemble des conditions dans lesquelles un cheval doit se trouver pour avoir le droit de courir dans telle ou telle course. L'absence de l'une de ces conditions quelle qu'elle soit emporte la disqualification du cheval, c'est-à-dire qu'il ne peut prendre part à la course dont il s'agit, quant bien même il y eût été engagé par erreur. Son engagement se trouve dès lors nul de plein droit. Quant un cheval au contraire réunit toutes les conditions indiquées au programme d'une course, on dit qu'il est qualifié pour cette course. Ainsi pour prendre seulement un exemple nous citerons l'énoncé de l'une des courses de la réunion d'été à Paris, le prix de la Porte-Maillot, 3,000 fr. pour chevaux de 3 ans et au-dessus, n'ayant pas au moment de la course gagné un prix de 12,000 fr. Un cheval pour avoir le droit de courir dans ce prix doit avoir au moins trois ans. Par conséquent les chevaux de deux ans ne sont pas qualifiés pour le prix de la Porte-Maillot. Ils doivent en outre ne pas avoir gagné un prix de 12,000 fr. jusqu'au moment de la course. Ainsi celui qui se trouverait avoir gagné une course de cette valeur entre l'époque des engagements et celle de la course même, ne serait plus qualifié au moment de la course et ne pourrait y prendre part.
Il y a d'après une mesure du Comité de la Société d'Ëncou-