ROULER
ment (2000 fr.), échut à Mustapha, à M. Alex. Âumont ; le prix de la ville de Rouen (3000 fr.), fut remporté par Lanterne, au prince Marc de Beauvau, et enfîn le Handicap (6000 tr.), revint à Eres, à M. le prince Marc de Beauvau.
En 1S64, on fit de nouveaux travaux sur là piste, un nivellement complet empêcha dès ce jour les accidents de terrain. — Les prix sont généralement au nombre de cinq, dont deux steeple-chases.
ROULER est une expression sans signification bieil précise ni très- justifiée, du moins dans l'une de ses acceptions. Elle s'emploie pour désigner le rôle d'un jockey au moment où son cheval, épuisé, se désunit, ne galope plus bien droit, et donne des signes de fatigue tels, que l'auxiliaire de la cravache et de l'éperon deviennent insuffisants. Le jockey s'assoit alors dans sa selle et, par une sorte de mouvement régulier qui doit concor(Jer avec la foulée de galop, cherche à maintenir son cheval dans la ligne droite et à l'amener au but en l'empêchant d'interrompre son allure. C'est un moyen extrême qui ne peut avoir chance de lui réussir qu'autant que ses concurrents sont au môme point d'épuisement. Dans ce cas, les chevaux n'avancent plus; tout ce que Ton peut leur demander, c'est de ne pas reculer. Généralement, quand deox adversaires en sont à ce point à la fin d'une course, leur position varie peu; ils restent où ils se trouvent, celui qui est devant arrive le premier; mais si on n'avait pas recours à cette dernière ressource, il s'arrêterait. Le mouvement de tout cheval arrivé à ce degré d'épuisement est de ba'sser la tête, de se fixer sur le mors de tout son poids, et de profiter de cette fixité pour s'arrêter. L'action du jockey , que l'on est convenu d'appeler rouler, a pour but de s'opposer à ce mouvement, en le décomposant, de forcer le cheval à maintenir sa tête, c'est-à-dire le gouvernail, dans la direction de l'allure, car il ne marche plus à ce moment que par la seule force d'impulsion. Rouler demande, de la part d'un jockey, un grand sang- froid et beaucoup de tact. Ce mouveiient, exé.uté à contre -temps, est beaucoup plus nuisible qu'utile et paralyse le cheval, au lieu de lui venir en aide.
On dit également qu'un cheval roule , quand il est tellement