BAI
ticulière; au préjudi^^e des autres, qm devienoent alors des exceptions plus ou moins nombreuses. L'observation confirma notre opinion h ce sujet. En eOel, une couleur particulière domine presque exclusivement dans chaque pays- Eu Arabie, le poil blanc ou grïs et Talezan sont les plus commtina. Le bai, ïe noir, ainsi que ks robes composées, sont beaucoup plus rares. En Russie cVst le noir qui domine.
Dans certaines parties de l'Europe oecidentale, au contraire, comme la France, l'Angleterre et l'Allemagne, la robe baie existe dans une proportion anormale. La mode exerce évidemment ici une importance assez influente. L^on produit généralement ce qui se vend le mieux. Far conséquent, les éleveurs et les marchands ayant remarcjné que le public avait une prédilection marquée pour cette robe, se sont efforcés, les premiers de la produire en choisissant de préférence des reproducteurs de cette couleur^ les seconds en les payant un prix plus élevé.
Ce goût presque exclusif pour le poil baij s^est considérablement accentué en France pendant la période des derniers vingt ans que nous venons do traverser. L'extension de cette mode tient au reste à un fait lout particulier* Les écuries de Teuipereur Napoléon étaient exclusivement renaontées en chevaux de cette couleur ; sauf quelques exceptions admises en faveur des chevaux de selle, toute autre robe était rigoureusement proscrite. Le grand éôuyer de l*empereur Napoléon lll appliquait cette règle avec une telle sévérité, qu^il exigeait non-seuiement que les chevaux admis dans les écuries impériales fussent baiS| mais encore ^ainsj c^eat-à-dire sans aucune balzane, ou marque blanche auît jambes. Comme cette règle uniforme devenait assez difficile à exécuter, en raison du nombre considérable de chevaux indispensables au service^ on tei* gnait ies balzanes ou les pelotes des animaux att'^ints de cette imperfection de convention. C'était au reste le plus grand nombre, car le cheval zain est toujours une exception, même dan a la robe baie, une des moins sujettes aux bigarrures.
Le goût de l'uniformité poussé ainsi à Textrème, peut avoir une certaine raison d'être dans une maison souveraine, comme ensemble, mais il est d^abord difficile à satisfaire, et de plufij trèi-dispendieux. 11 serait d'une meilleure administration