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d'affecter chacane des <{iiatre couleurs primordiales à un service spécial et déterminé ; Fezclusion des robes bigarrées se «omprend pour une destination de cette nature.
11 est, au reste, assez difficile de se rendre compte de cette prédilection pour la robe baie, la plus insignifiante et la plus incolore de toutes. Dans Tassimilation des animaux à Thomme, •elle peut correspondre aux nuances multiples du châtain, c'està-dire à tout ce qui n'est ni bruD, représenté dans l'espèce chevaline par le gris (celui qui blanchit le plus vite), et le blond, ^ pour les chevaux alezans. La robe baie est donc la moins sîgniiScative de toutes, celle où les individualités s'effacent le plus, pour se confondre dans un ensemble. Il est en effet beaucoup plus difficile de garder le souvenir d'un cheval bai et de le distinguer d'un autre de même couleur ; s'il fallait le classer en établissant une sorte de hiérarchie chevaline, il correspondrait assez à la petite bourgeoisie, dont il présente l'aspect iiniforme et monotone.
Gomme nuance, la couleur baie est une sorte de mélange fauve •du brun et du marron ; il compte plusieurs variétés ; le caractère, général de la robe est d'avoir les crins, c'est-à-dire la crinière et la queue toujours noires, ainsi que les quatre jambes, -depuis les genoux et les jarrets. Dans ce cas, le cheval est bai 2ain ; s'il a des marques blanches (balzanes) à une ou plusieurs Jambes, il est simplement bai.
Les nuances principales de la robe baie, sont l^ bai clair; 2o bai doré; 3» bai cerise, marron obscur ou rouge, quatre variétés d'une même nuance, enfin ^<>*le bai brun.
Le bai brun est sans contredit la plus séduisante et la meilleure des variétés de la robe baie, rarement on trouve un mauvais cheval sous ce poil. Le bai brun arrive souvent à une nuance tellement foncée, qu'on le distinguerait difficilement du noir sar.s une marque distinctive. Elle consiste dans des teintes roussâtres au nez et aux ars, que l'on nomme feux de Tenard. Si ces teintes roussâtres sont pâles, tiranx sur le jaune ^lair, on dit que le cheval est bai brun, fesses lavées; quand <ces marques n'existent pas, le cheval est simplement bai foncé.
Il se produit fréquemment dans la robe baie, des taches foncées et rondes, semblant exister sous la peiu, et apparentes
BAISSER. — BALZANES. 51
surtout quand l'aDimal commence à transpirer ; on dit en ce cas, qu'il est bai miroité ou pommelé.
Souvent les jambes, au lieu de devenir noires du genou et du jarret aux pieds, comme ce fait se produit plus ou moins dans la grande généralité des chevaux bais, conservent la couleur du corps et même deviennent plus pâles. Le cheval est alors bai lavé, ou poil de vache, comme Talezan de la même nuance.
BAISSER peut être pris dans deux acceptions, qui ont, ati reste, beaucoup de similitude. Quand un cheval n^a pas assez de travail et est trop gros, on dit : il a besoin d'être baissé. Quand il a trop de vigueur, qu'il bondit, présente quelques difficultés à mener, on dit également : il est trop frais et a besoin d'être baissé. — Voyez : condition, entraînement et