SUÉE
broken-dowQ. C'est généralement à ce dernier parti que s'arrête Tentraineur : il va quand môme, réussit quelquefois, mais échoue le plus souvent. Quand un cheval présente ces difficultés, son entraînement est très-compromis; mais en continuant, on risque de réussir, tandis qu'en l'arrêtant on est certain dé ne pas ravoir prêt le jour où Ton aura besoin de lui. Comme principe, il vaut mieux un cheval broken-down qu'un cheval n'ayant point de condition. Le premier est fini, le second peut vous inspirer de dangereuses illusions, auxquelles on est tenté de se laisser aller, quand on croit posséder un animal de quelque mérite.
Quand on veut suer un cheval, on Tenveloppe de couvertures plus ou moins épaisses, suivant que l'on désire une suée légère ou une suée forte. On le galope, ainsi couvert, un train modéré pendant une assez longue distance, jusqu'à ce que l'on juge que l'effet désiré, c'est-à-dire la transpiration, est suffisamment obtenu. Alors commence l'opération du séchage : on arrête l'animal au bout de sa suée, si le temps est doux et si l'on se trouve dans un endroit à Tabri du vent; sinon on le rentre à l'écurie au trot, si le terrain ne permet pas de finir la suée près de l'établissement d'entraînement. On le découvre, il est généralement, surtout aux premières suées, dans un état de transpiration et d'essoufflement qui effraierait une personne peu habituée au travail d'un cheval de course; les hommes d'écurie commencent par le racler avec le couteau de chaleur, sorte ce latte en bois poli qui abat la sueur et la fait tomber à terre . Quand, grâce au couteau de chaleur, le cheval n'est plus qu'en moiteur, deux ou trois hommes, plus on peut en mettre mieux cela vaut, le massent avec des torchons jusqu'à ce qu'il soit absolument sec. Une fois le cheval bien séché, on l'enveloppe de nouveau avec des couvertures et on le promène, au pas et à la main, pendant un quart d'heure, puis on le rentre à l'écurie et on lui donne une mash pour combattre l'irritation inséparable de la suée.
C'est pendant le dernier mois de la préparation d'un chev.al de course que les suées jouent un rôle important. Biles doivent, comme tout travail, être graduées et progressives; sinon, elles deviendraient pernicieuses comme tout moyen dont l'action est
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poissante. Au fur et à mesure que rentrainement du cheval avance vers le terme final, les suées sont poussées plus sévèrement. Mais, comme à chacune d'elles le cheval devient plus léger de £orps, et perd une partie de cette graisse que For doit lui enlever, on diminue le nombre des couvertures, parfois môme on les supprime entièrement à certains chevaux, en augmentant en môme temps le train et la durée du galop.
Le nombre moyen des suées que prend un cheval, pendant le cours de sa préparation, varie de quatre à six, et la distance qu'il galope dans chacune d'elle, s'augmentant progressive* ment, est de 4,000 à 6,500 mètres. Des opinions contraires existent sur le moment où il convient d'arrêter le travail sévère d'un cheval avant le jour de la course. Généralement, il continue jusqu'à l'avant- veille. D'ordinaire, le cheval prend sa dernière suée cinq jours avant la course. 11 n'y a, au reste, pas de règles fixes à cet égard. Certains chevaux, disposés à engraisser aisément et, par conséquent, à s'obstruer les voies respiratoires facilement, ont besoin d'une suée Tavant-veille de la course, et ne courent jamais mieux que dans cette condition. C'est à l'entraîneur à connaître le tempérament de l'animal et à ngir en conséquence.
SUITÉE. On dit qu'une jument est suitée tant que son poulain reste derrière elle, c'est-à-dire n'est pas sevré. On se sert généralement de ce terme daos les ventes publiques, en dési> gnant une jument que l'on vend avec son poulain au lait, on dit alors telle jument suitée d'un poulain ou d'une pouliche, par tel étalon.
SURCHARGE. La surcharge est un excédant de poids imposé à un ou plusieurs des chevaux engagés dans une course, en raison de certaines conditions spécifiées au programme. Les surcharges ou excédants de poids, qu'un cheval doit porter dans une course, sont, presque toujours le résultat de précédentes victoires et constituent une sorte de pénalité qui diminue sa chance d'autant et augmente, par conséquent, celle de ses concurrents en sens inverse. Le but de cette disposition du Règlement est de ne pas décourager les concurrents, qui, ayant été malheureux au début de la saison, trouvent, ainsi, une compensation